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Toute la recherche ferroviaire est dans Spark

Publié le 27 octobre 2017 à 16:18

Le projet est ambitieux : regrouper dans une seule base de données, tous les documents de recherche ayant trait à l'innovation ferroviaire à travers le monde. Cela va du rapport de financement de projet à la présentation lors d'un congrès, en passant par le résumé de thèse. Environ 22 000 documents sont aujourd'hui réunis dans « Spark», la base de données initiée il y a dix ans par le RSSB, l'organisme regroupant tous les acteurs du rail britannique.


Gagner du temps pour la recherche
SNCF a signé fin septembre un partenariat avec le RSSB pour participer à Spark : consulter et livrer à son tour des travaux de recherche. «C'est très utile, car cela permet d'aller plus vite, explique Christophe Chéron, responsable des partenariats européens chez SNCF Innovation et recherche. On évite ainsi de recommencer des travaux qui ont déjà été réalisés».

Par exemple : SNCF recherche actuellement un moyen de récupérer l'énergie produite par les trains, pour le renvoyer dans le réseau d'électricité ou vers une sous-station. «C'est un sujet dans l'air du temps, donc de nombreux chercheurs travaillent dessus dans le monde. Les chercheurs SNCF pourront consulter les travaux déjà réalisés dans ce domaine grâce à Spark, et contacter les personne à l'origine de ces recherches». Christophe Chéron précise toutefois que tous les travaux de recherche de SNCF ne seront pas versés au pot commun les yeux fermés, il faudra en effet prendre en compte les enjeux de propriété intellectuelle.

Pour aller plus loin
«On est rarement chercheur tout seul dans son coin, continue le responsable. En partageant la connaissance, la recherche va plus loin.» Pour le moment, Spark compte 16 500 membres d’une communauté qui compte tous les membres du RSSB, mais aussi plusieurs grandes organisations du monde entier, l'Union internationale des chemins de fer, le World Congress of Rail Research, et des centres de recherches japonais et espagnols. Évidemment, plus les acteurs seront nombreux à participer à Spark, plus la recherche sera efficace. «Il faut construire cela sur la durée», conclut Christophe Chéron avec optimisme.