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Un employeur attentif

Des métiers à fortes responsabilités, des parcours riches et diversifiés dans un environnement de travail où prime le collectif.


3 questions à Laure Taillé, consultante RH chez SNCF

Troisième employeur de France, très demandeur de cadres techniques et de managers dans les domaines de la maintenance des infrastructures ou encore de l’ingénierie du matériel roulant, SNCF a cette année encore été labellisé "Top Employeur". Mais quelles sont ses modalités de recrutement ? Les explications et conseils de Laure Taillé, consultante RH au sein du Groupe.

600 postes de cadres sont à pourvoir chez SNCF en 2016. En quoi consiste le processus de recrutement et comment s’y préparer au mieux ?

Le processus de recrutement est structuré de façon à révéler, outre les compétences techniques, les qualités humaines de chaque candidat. Passée la première étape de sélection des profils recherchés, les candidats sont invités à participer à une évaluation reposant notamment sur deux entretiens collectif et individuel. C’est l’occasion pour eux de valoriser leurs compétences relationnelles, leur aptitude à s’intégrer, à structurer et partager leur analyse, à animer ou diriger…

La bonne démarche pour l’aborder est de montrer le meilleur de soi, de partager ses valeurs et de convaincre de sa capacité à œuvrer dans le collectif. En amont, boostez votre CV et votre lettre de motivation ! Cette dernière doit permettre au recruteur de déceler votre capacité à mettre en cohérence vos expériences passées avec le poste que vous visez. Le jour J, soyez sincère et spontané et prenez de la hauteur !

Où les besoins se concentrent-ils et quels sont les métiers pour lesquels les besoins sont les plus marqués ?

Le Groupement Public Ferroviaire (SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités) est challengé au quotidien par les exigences d’un monde qui s’accélère chaque jour. Une vaste démarche d’industrialisation de sa production a ainsi été engagée, accompagnée d’un véritable challenge porté sur l’innovation et les nouvelles technologies, afin de garantir l’excellence en matière de sécurité, améliorer sa qualité de service, mais aussi faire face aux défis concurrentiels.

Dans ce contexte de mutation, nous recherchons à la fois des cadres spécialisés sur des métiers très techniques, l’apport du numérique étant notamment un vecteur de croissance pour l’entreprise, mais aussi des managers capables de mobiliser le capital humain et de répondre aux enjeux stratégiques.

Les besoins se concentrent sur le cœur de l’activité d’exploitant et de transporteur de l’entreprise. 70 % des recrutements concernent ainsi des profils ingénieurs. Environ 150 managers maintenance et travaux seront ainsi recrutés dans le cadre du programme de régénération des voies visant à améliorer l’exploitation du trafic en zone dense. Dans le seul domaine de l’ingénierie du matériel roulant, une centaine d’ingénieurs seront embauchés cette année afin d’apporter leur expertise aux projets de modernisation ou de transformation du parc en exploitation ou de conception des trains du futur.

Quelles sont les formations d'ingénieurs les plus prisées ainsi que les autres critères auxquels les recruteurs sont le plus sensibles ?

SNCF propose une large gamme de parcours aux ingénieurs issus de formation généraliste ou technique en école, ou de cursus universitaires de niveau master. Cette diversité et cette ouverture sont indispensables pour accompagner le changement de l’entreprise. Les recruteurs sont également très sensibles à la personnalité et au potentiel de développement du candidat. L’analyse d’une candidature ne se fait pas dans une perspective d’employabilité à court terme, mais bien d’évolution et de progression à moyen terme.


Plus de 400 postes d’ingénieurs à pourvoir

En 2016, SNCF recrute 200 ingénieur(e)s Maintenance et Travaux, 130 ingénieur(e)s Matériel, 40 ingénieur(e)s IT, 25 ingénieur(e)s en Circulation Ferroviaire et 20 ingénieur(e)s Tractions et Fret.

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Découvrir les rouages du ferroviaire par l’alternance

En dernière année à l’ESIGELEC de Rouen, Camille Paillard a privilégié l’alternance pour effectuer son école d’ingénieur.

Après une première mission sur le matériel remorqué, Il assure la fonction de qualiticien au sein de l’unité opérationnelle de Nice : il est en charge de la mise à jour et du maintien des certifications comme du suivi des audits du site. Il mène également des missions d’observation de la production, en lien direct avec le responsable de production.

Cette expérience lui permet d’avoir un autre regard sur l’organisation de l’entreprise : « SNCF est un groupe qui a à la fois un passé et un véritable avenir, explique-t-il. Le matériel remorqué rassemble des gens d’expérience, le contact humain est passionnant. Alors que la première partie de mon alternance était orientée vers la production, je découvre aujourd’hui la réalité de la qualité : écrire ce que l’on fait, faire ce que l’on écrit… sans notre travail, les clients n’auraient pas le même niveau de satisfaction ».


Une politique ressources humaines compétitive

3 questions à François Nogué

Directeur Général Délégué Cohésion & Ressources Humaines

  • Pourquoi un jeune diplômé, un jeune ingénieur, aurait-il envie d'intégrer SNCF ?
    Rejoindre SNCF, c’est mener des projets d’importance, par leur ampleur, leur technicité et leur complexité. C’est aussi avoir la possibilité de travailler dans des équipes d’ingénierie dans le monde entier (SNCF International est présente dans plus de 120 pays).
  • Les grands projets à l'international ne représentent pas la majorité de l'activité de SNCF... Quel est aujourd'hui le champ d'action du groupe ?
    Quelle que soit votre fonction, vous travaillez avec un ensemble de collaborateurs pour le projet d’une équipe, dans un groupe multimodal, qui a plusieurs activités et plusieurs grandes entreprises.
  • Si les jeunes de haut niveau poursuivent leur carrière à SNCF, c'est aussi peut-être parce que vous savez les retenir ?
    Notre politique Ressources Humaines est fondée sur la richesse des parcours, les possibilités de progression professionnelle, de responsabilité managériale, de gestion de projets. L’Université du Groupe, l’Institut du Management et tout un ensemble de dispositifs performants permettent d’accompagner votre développement managérial et personnel, et d’accroître votre expertise.

Les vainqueurs du Défi Ingénieurs SNCF

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Les vainqueurs du Défi Ingénieurs SNCF 2014

Pour la seconde année consécutive, le Défi Ingénieurs a permis à plus de 5 000 étudiants en écoles d’ingénieurs de découvrir les métiers du Groupe. Lors de la finale le 23 mai dernier, quinze d’entre eux ont remporté un « world trip » : un voyage au cœur des activités du groupe SNCF à l’international.

Cette année, le jeu proposait une palette encore plus large et méconnue des métiers d’ingénieurs SNCF. Au cours de dix défis virtuels sur le web, les étudiants ont dû s’affranchir des aspects théoriques pour trouver des solutions pratiques aux différentes situations qui leur étaient soumises (affronter une météo difficile, optimiser les temps de transport de proximité, gagner sur les coûts,…). Chaque thématique illustrait une facette de la modernité et de l’innovation du Groupe.

La seconde phase du jeu s’est déroulée le vendredi 23 mai au siège de SNCF. Elle a réuni les quarante étudiants des huit écoles finalistes ayant réalisé le meilleur score sur Internet. Au cours de cette finale, l’ENTPE, l’ESTACA, l’ICAM Lille, Centrale Lille, Les Mines d’Alès, Télécom Bretagne, le CESI et l’ICAM Toulouse ont relevé un nouveau challenge : celui de gérer une situation de crise. La journée était également l’occasion de rencontrer des cadres et dirigeants de SNCF pour échanger sur les métiers et les carrières proposées par le Groupe.

À l’issue de cette dernière épreuve, quinze étudiants de trois écoles ont remporté un « world trip », un voyage à l’international pour découvrir les activités du groupe SNCF : Kévin BARTHELEMY, François BENOIT, Lothaire CUNY, Nicolas DRAGON, Adel MEGHRAOUI de l’école des MINES d’ALES, suivis de Michael MARIOTTI, Matthieu GALVIN, Thomas LESURQUE, Meril STUCK, Delphine MICOULEAU de l’école ENTPE, et enfin, Renaud DECOUX, Camille FEGHALI, David MORIN, Amélie SWICARZ et Vincent MAZARS de l’école CENTRALE LILLE.


ILS TÉMOIGNENT

Technicentre.

Catherine - Supélec 1995

Directrice de l’établissement de maintenance de Valence TGV

Catherine dirige un établissement de 240 personnes qui prévoit et réalise les travaux de maintenance sur la ligne à grande vitesse entre Lyon et Marseille. Dans l’entreprise, elle apprécie particulièrement les aspects relationnels, le management, la gestion de l’organisation, tout comme la possibilité de découvrir de nouveaux domaines d’ingénierie : « Nos métiers sont fortement techniques et il est parfois possible de découvrir des domaines éloignés de sa formation d’origine. Alliée au management, cette ouverture technique permet d’avoir un parcours riche et diversifié dans l’entreprise ».


Thierry - INSA Lyon 2003

Chef de projets Inexia (filiale SNCF)

Après un parcours au sein de SNCF, Thierry a rejoint INEXIA (filiale SNCF) en tant que chef de projets : « Chez SNCF, la solidarité entre les générations et entre les niveaux hiérarchiques existe réellement : elle permet de bénéficier du recul, de l’expérience et de la compétence des autres collaborateurs ».


Jérôme - Ecole Centrale Paris 2003

Directeur de Production de la ligne Transilien D&R SNCF Proximités

Selon Jérôme, SNCF permet de découvrir d’autres aspects et d’autres métiers au fur et à mesure de son parcours : « Ici, on peut changer de métier sans changer d’entreprise. Responsabilités dès l’intégration, missions intéressantes, possibilités d’évolution… SNCF rassemble tout ce qui permet de faire un début de carrière passionnant ».


L’ENTRETIEN COLLECTIF, ÉTAPE CLÉ DE L’ÉVALUATION DES CADRES

Le processus de recrutement SNCF fait intervenir consultants en recrutement et consultants spécialisés en évaluation pour permettre un partage d’analyse et garantir l’objectivité et la fiabilité de l’évaluation.

Après une première étape d’évaluation de la candidature à travers le CV, la lettre de motivation et un entretien de présélection téléphonique, ingénieurs et cadres rencontrent les recruteurs. L’épreuve collective, qui rassemble 7 à 11 candidats autour d’un cas d’entreprise, joue un rôle déterminant lors de cette étape.

Comme l’explique Pierre Hantzer, Consultant en recrutement et évaluation : « Les cadres de l’entreprise ne travaillent jamais seuls, leur capacité à évoluer en interaction influence nettement leur performance globale. Pendant l’entretien collectif, les candidats peuvent exprimer leur savoir faire, leur savoir être et leur tempérament au sein d’une équipe, d’autant qu’ils ne sont pas en concurrence pour un même poste. Issus de métiers et de profils différents, ils doivent partager leur expérience pour résoudre les situations collectivement ; cela permet de centrer l’évaluation de chaque candidat sur ce qu’il est ».


Brice Guyart et Pierre Picco, ingénieurs médaillés

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Vidéo :

« La mixité, levier de performances »

3 questions à Bénédicte Tilloy, DRH de SNCF Réseau

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Changer le regard sur les métiers techniques, valoriser la place des femmes dans l’entreprise, lutter contre le sexisme ordinaire… Depuis son arrivée en octobre 2014 à la direction des ressources humaines de SNCF Réseau, Bénédicte Tilloy a fait de la mixité au sein de l’entreprise l’un de ses chevaux de bataille. Rencontre.

 

  • Alors que les femmes ne représentent que 20 % des effectifs chez SNCF, comment évolue la féminisation des équipes ?
    La proportion de femmes est très variable à l’échelle du Groupe : elles représentent 25 % des effectifs chez SNCF Mobilités, mais seulement 12 % chez SNCF Réseau. On note cependant une belle évolution de la féminisation pour le recrutement des cadres : de 32 % en 2014, leur proportion est passée à 39 % en 2015 à l’échelle du Groupe. Il y a globalement de plus en plus de femmes qui accèdent à des postes à responsabilité ou de management, qu’il s’agisse de directrices territoriales, de directrices d’établissements ou encore de dirigeantes d’unités. 30 % de femmes tous profils confondus, c’est un bon cap à l’échelle du Groupe.
    La disproportion actuelle est un vrai problème, car seule la mixité entraîne une amélioration des conditions de travail, de même qu’elle produit de la performance. C’est par exemple depuis l’arrivée des femmes parmi les contrôleurs que les conditions d’hébergement des "roulants" ont été améliorées, et tout le monde en profite. De même, s’il y a avait plus de femmes dans les postes d’aiguillage, les leviers seraient peut-être moins difficiles à manœuvrer.
     
  • Quels sont les dispositifs mis en œuvre pour favoriser la mixité au sein du groupe ?
    La création du réseau « SNCF au féminin » en 2010 a marqué un véritable tournant. Fort d’environ 4000 membres à l’échelle du Groupe, son objectif est de faire avancer la cause des femmes dans l’entreprise. Cela se traduit par des dispositifs d’accompagnement du développement professionnel comme le coaching, le mentoring ou des ateliers de formation : tout ce qui peut donner de la confiance, de la visibilité et des perspectives aux femmes.
    Depuis juin 2015, l’action de ce réseau est appuyée par un manifeste qui s’articule autour de 6 thématiques : promouvoir les femmes, penser et accompagner leur carrière, recruter, changer les mentalités en interne, résister aux écarts de comportement et suivre les progrès accomplis en matière de féminisation. D’autres initiatives s’y ajoutent, comme le Girls Day, qui permet chaque année à des lycéennes de découvrir partout en France les métiers techniques de SNCF.
     
  • Recruter de jeunes ingénieures est donc décisif pour SNCF, qu’est-ce qui pourraient les convaincre de rejoindre le Groupe ?
    Les défis à relever, la diversité des parcours et des postes dans toutes les composantes du métier de l’ingénieur en France et à l’international, avec nos filiales. S’y ajoutent la possibilité de manager rapidement des équipes, de porter de nouveaux projets, de faire bouger les lignes de l’entreprise et de répondre aux enjeux stratégiques.
    L’intérêt pour les femmes ingénieures, c’est aussi de pouvoir enchaîner des fonctions d’expertise et de management plus larges comme la direction d’une gare ou d’un bureau d’études. Les opportunités sont assurément à la hauteur de la diversité des métiers !


SNCF évolue dans un secteur d’avenir : le transport logistique des marchandises et la mobilité des personnes.


personnes embauchées en 2012. Le Groupe SNCF est un des plus importants recruteurs de France.
métiers qui font avancer le train chez SNCF



LES POSTES PHARES DE 2012

L’ingénieur méthodes, un rôle essentiel dans la démarche d’amélioration continue

Au quotidien, il met en œuvre des chantiers d’amélioration du système de production/maintenance, développe les méthodes de planification, réalise les gammes de planification et les plans de travaux des différentes opérations de maintenance. 
Il définit la rédaction des processus de production et veille à leur application, cible les actions d’amélioration pertinentes, assure le suivi du budget.
Beaucoup de défis au quotidien pour ce poste qui est au cœur des problématiques de méthodes, d’organisation et de gestion de la production ! L’ingénieur méthodes est au contact d’intervenants de toutes sortes et apporte son expertise aux managers en leur fournissant des éléments de pilotage de la production.

Découvrir le métier
 

Baptiste vérifie que tout est conforme à la trame de maintenance.

Samuel intervient sur le terrain pour contrôler le niveau de sécurité.

Manager Maintenance et travaux génie électrique, des missions variées

En charge d'un secteur géographique donné, le manager organise la maintenance, le contrôle et les travaux sur les installations de sécurité, de signalisation, d'énergie et de télécommunications, garantit la sécurité des personnes et des circulations ferroviaires. Il gère des équipes de quelques dizaines de personnes, pilote un budget de plusieurs millions d'euros, organise la gestion des travaux confiés aux entreprises extérieures.

Découvrir le métier


Manager Maintenance et travaux génie civil, un métier au cœur de l’action

Le manager organise la maintenance et les travaux sur les voies, les bâtiments et les ouvrages d’art. Il veille à l’optimisation des conditions financières des opérations de maintenance et des travaux d’investissement, gère les relations avec les sous-traitants, encadre une équipe en veillant en permanence au respect des conditions de sécurité.
Les postes de manager maintenance et travaux sont des métiers très dynamiques, au contact permanent des équipes terrain et des autres entités de l’entreprise. Le travail du manager a un impact direct sur la circulation ferroviaire, il gère son activité en totale autonomie et peut être confronté à des situations diverses.

Découvrir le métier 

 

Avec l’aiguilleur du rail, elle s’assure de la protection de la voie.