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Un employeur attentif

Des métiers à fortes responsabilités, des parcours riches et diversifiés dans un environnement de travail où prime le collectif.


Marie, Ingénieure d’études des circulations ferroviaires

Vidéo :

L’univers de l’ingénierie se conjugue au féminin chez SNCF

Nos deux Caroline, représentant deux générations d’ingénieures, nous en disent plus sur leur parcours au sein du groupe et rappellent qu’être une femme dans le monde de l’ingénierie à tout d’un atout. 

1 – Bonjour, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai ressenti un fort intérêt pour l’univers de l’ingénierie très tôt, en choisissant de faire un bac SI (science de l’ingénieur). Je me suis dirigée naturellement vers ce cursus, en prépa ça s’est très bien passé, et puis j’ai trouvé mon école pour laquelle j’ai eu un véritable coup de foudre. Tout le monde connaît SNCF bien sûr, et quand je suis sortie de l’école, il y avait une offre dans mon domaine. Je crois savoir que je n’étais pas la seule candidate femme… J’ai donc rejoint SNCF il y a 8 mois, en tant qu’ingénieure en maîtrise des risques industriels.

2 – Pourquoi avoir choisi ce type de carrière ? Qu’est ce qui a fait la différence pour vous ?
Depuis que je suis petite j’ai toujours su que je voulais travailler dans les sciences ou quelque chose de technique. Fabriquer des choses m’a toujours fasciné, voir les projets des autres, mais aussi le côté théorique avec les calculs et les schémas à réaliser… Je me suis spécialisée en maîtrise des risques (étude incendie, explosion, etc.) et c’est aujourd’hui un domaine dans lequel je me sens bien professionnellement, et surtout, utile.

3 – Quels atouts peuvent faire valoir les femmes dans les métiers techniques ou de l’ingénierie ? Qu’est ce qui fait leur différence ?
Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience, mais ce que je peux dire, c’est que j’ai souvent travaillé avec des hommes. Je pense qu’il n’y a pas de réelle différence. Pour moi, c’est plutôt une question individuelle. Il n’y a pas vraiment de raison d’avoir un traitement différencié pour les hommes et les femmes. La façon de travailler est sensiblement la même.

Caroline Rioual Ingénieure en maîtrise des risques industriels


Caroline Grison, nouvellement Responsable Formation de l’Infrapôle Paris Nord

1 – Bonjour, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai réalisé diverses missions en tant qu’attachée et assistante technique lors de mes premières années au sein du groupe. J’ai ensuite effectué une formation qualifiante pour accéder au statut Jeune Cadre à l’École Supérieure des Cadres de l’Infra (ESCI). Cette équivalence à un diplôme d’ingénieur m’a permis d’œuvrer pendant près de 5 ans au poste d’Ingénieure maintenance et travaux au sein de SNCF Réseau où mon rôle était de planifier, d’organiser et de piloter les opérations de maintenance et d’apporter l’appui nécessaire à la préparation, à la réalisation et au suivi de nos différents chantiers et plans d’actions.

2 – Vous vous impliquez pour promouvoir la féminisation des métiers. Comment ?
Je suis ambassadrice relais de l’initiative « SNCF au féminin » auprès de SNCF Réseau. J’ai la conviction que la communication autour de parcours féminins réussis reste un des meilleurs moyens de convaincre et de contribuer à la féminisation de l’entreprise. Je participe également aux journées annuelles « Girl’s Days » lancées depuis 2012 où nous rencontrons des jeunes femmes et échangeons avec elles pour faire découvrir les coulisses de nos métiers SNCF. Plus personnellement, je ne compte jamais mon temps pour conseiller les jeunes femmes de notre entreprise ou diffuser des films et plaquettes de nos métiers techniques.

3 – Quelle est actuellement la politique menée par le groupe en matière de diversité ?
SNCF offre la garantie de règles équitables dans les parcours professionnels, lutte contre toutes les formes de sexismes (l’ensemble des managers sont sensibilisés aux enjeux de la mixité) et favorise l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Il y a une réelle volonté d’accélérer la transformation de l’entreprise en matière de mixité et d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. La mixité c’est une richesse pour l’entreprise et une véritable source de dynamisme au sein des équipes.


Une politique ressources humaines compétitive

3 questions à François Nogué

Directeur Général Délégué Cohésion & Ressources Humaines

  • Pourquoi un jeune diplômé, un jeune ingénieur, aurait-il envie d'intégrer SNCF ?
    Rejoindre SNCF, c’est mener des projets d’importance, par leur ampleur, leur technicité et leur complexité. C’est aussi avoir la possibilité de travailler dans des équipes d’ingénierie dans le monde entier (SNCF International est présente dans plus de 120 pays).
  • Les grands projets à l'international ne représentent pas la majorité de l'activité de SNCF... Quel est aujourd'hui le champ d'action du groupe ?
    Quelle que soit votre fonction, vous travaillez avec un ensemble de collaborateurs pour le projet d’une équipe, dans un groupe multimodal, qui a plusieurs activités et plusieurs grandes entreprises.
  • Si les jeunes de haut niveau poursuivent leur carrière à SNCF, c'est aussi peut-être parce que vous savez les retenir ?
    Notre politique Ressources Humaines est fondée sur la richesse des parcours, les possibilités de progression professionnelle, de responsabilité managériale, de gestion de projets. L’Université du Groupe, l’Institut du Management et tout un ensemble de dispositifs performants permettent d’accompagner votre développement managérial et personnel, et d’accroître votre expertise.

« Les compétences d’abord ! »

Au service des agents et du management

Qu’est-ce qui fait un bon pro des RH ? Et est-ce qu’être un manager en situation de handicap change la donne au quotidien ? Responsable Ressources Humaines à la Direction Gares & Connexions, Stéphanie partage son expérience.  

C’est au cours de ses études à l’ESC Lille que Stéphanie a développé sa vocation pour les RH : « j’étais attirée par le fonctionnement global de l’entreprise. Et les RH sont idéales pour cela. En plus d’être très riche sur le plan humain, c’est une fonction qui offre une large variété de missions : administration, développement, gestion des compétences… »  Après son diplôme, à l’occasion d’un forum de recrutement dédié aux personnes en situation de handicap, elle découvre SNCF – une entreprise dont le profil l’a tout de suite intéressée : « une grande organisation avec une large diversité de postes, et donc des perspectives d’évolution ».


Une approche enrichie des RH

En 2006, Stéphanie intègre donc le groupe, au sein d’un parcours « jeune cadre » qui implique de tenir deux postes sur 4 ans. Le premier se déroule au sein de l’Etablissement Traction de Paris-Rive Gauche (qui regroupe les conducteurs de trains), où elle devient chargée de recrutement, avant de s’occuper des relations sociales au sein de la direction régionale. En 2011, nouvelle mobilité : Stéphanie rejoint l’agence « Paie et Famille » de Paris-Rive Gauche comme adjointe à la responsable RH – « mon premier poste de management », souligne-t-elle – puis prend ses fonctions actuelles en 2015. En quoi son handicap auditif impacte-t-il sa pratique ? « Dans le collectif de travail, répond Stéphanie, c’est une donnée à prendre en compte, même si cela ne se voit pas forcément au premier abord. Souvent, le regard change quand mes interlocuteurs découvrent mon handicap, et ça alimente les échanges : j’ai des conversations avec certains que je n’aurais sans doute pas eu sans cela. Globalement, je pense que cela enrichit mon approche des RH ».


Pas de tabou !

Au quotidien, Stéphanie bénéficie de certains aménagements de poste, comme la mise à disposition d’un téléphone adapté aux personnes malentendantes, ou bien encore l’installation de boucles magnétiques dans les salles de réunion – un équipement qui permet de relier la sono à un appareil auditif. « Mes collègues sont très respectueux, poursuit Stéphanie. Les salariés de SNCF sont sans doute sensibilisés plus qu’ailleurs au handicap – ce n’est pas un sujet tabou chez nous ». Ce qui compte, en effet, ce sont avant tout les talents, et Stéphanie sait bien ce qui fait un bon responsable RH : « d’abord, il faut posséder un minimum de connaissances – sur les procédures, la réglementation, etc. Il y a des fondamentaux qui ne s’improvisent pas si l’on veut répondre de façon pertinente aux questions des salariés. Ensuite, bien sûr, il faut avoir le sens du service, ne pas se réfugier derrière les outils : aimer à la fois conseiller les agents, et accompagner le management en ayant en tête la stratégie et le business de l’entreprise. Enfin, il faut se rappeler qu’on ne peut rien faire tout seul : un bon responsable RH sait aller au-devant des autres et créer des liens entre les services ».


ILS TÉMOIGNENT

Catherine - Supélec 1995

Directrice de l’établissement de maintenance de Valence TGV

Catherine dirige un établissement de 240 personnes qui prévoit et réalise les travaux de maintenance sur la ligne à grande vitesse entre Lyon et Marseille. Dans l’entreprise, elle apprécie particulièrement les aspects relationnels, le management, la gestion de l’organisation, tout comme la possibilité de découvrir de nouveaux domaines d’ingénierie : « Nos métiers sont fortement techniques et il est parfois possible de découvrir des domaines éloignés de sa formation d’origine. Alliée au management, cette ouverture technique permet d’avoir un parcours riche et diversifié dans l’entreprise ».


Thierry - INSA Lyon 2003

Chef de projets Inexia (filiale SNCF)

Après un parcours au sein de SNCF, Thierry a rejoint INEXIA (filiale SNCF) en tant que chef de projets : « Chez SNCF, la solidarité entre les générations et entre les niveaux hiérarchiques existe réellement : elle permet de bénéficier du recul, de l’expérience et de la compétence des autres collaborateurs ».


Jérôme - Ecole Centrale Paris 2003

Directeur de Production de la ligne Transilien D&R SNCF Proximités

Selon Jérôme, SNCF permet de découvrir d’autres aspects et d’autres métiers au fur et à mesure de son parcours : « Ici, on peut changer de métier sans changer d’entreprise. Responsabilités dès l’intégration, missions intéressantes, possibilités d’évolution… SNCF rassemble tout ce qui permet de faire un début de carrière passionnant ».


Balade nocturne : les jeunes ingénieur(e)s à la rencontre du terrain

Un groupe d’étudiants stagiaires et alternants SNCF a eu l’occasion de découvrir le chantier de nuit du site de Houdan, dans le département des Yvelines, lors d’une exploration nocturne spécialement organisée à leur intention.

« Travaillant en bureau d’études chez SNCF, le fait de voir concrètement la réalisation des travaux est une manière de mieux comprendre et anticiper nos projets futurs », explique Slimen alternant au CNAM, Conservatoire National des Arts et Métiers.


Au programme de cette soirée riche en découverte :

  • l’accueil par les équipes du chantier et distribution des consignes et équipements de sécurité
  • la présentation globale du chantier, de ses caractéristiques et de ses objectifs
  • la visite exploratoire des différents chantiers en cours…

L’occasion pour les étudiants de se familiariser avec de monumentaux dispositifs mécanisés de maintenance ferroviaires tels que des dégarnisseuses, des trains de coupe, et d’observer des opérations de mise à hauteur et de soudure d’installations et infrastructures dédiées.


Une initiative qui n’a pas laissé les participants indifférents : « cette expérience a été la découverte d’une véritable usine roulante capable de changer 1 km de voie et de faire circuler normalement la ligne quelques heures plus tard. L’ampleur du processus m’a bluffé avec 400 opérateurs et une suite rapide dédiés aux 4 taches de remplacement de la voie » a rapporté Nicolas, alors alternant issu des rangs du CEFSA BTP, École d'ingénieur en génie civil & BTP.

Ces visites se poursuivront en 2017 avec de nombreuses manifestations prévues tout au long de l’année. Un moyen de favoriser la transmission de la connaissance à la nouvelle génération de talents, à la rencontre du terrain, et des équipes mobilisées partout en France.


Brice Guyart et Pierre Picco, ingénieurs médaillés

Vidéo :

« La mixité, levier de performances »

3 questions à Bénédicte Tilloy, DRH de SNCF Réseau

Changer le regard sur les métiers techniques, valoriser la place des femmes dans l’entreprise, lutter contre le sexisme ordinaire… Depuis son arrivée en octobre 2014 à la direction des ressources humaines de SNCF Réseau, Bénédicte Tilloy a fait de la mixité au sein de l’entreprise l’un de ses chevaux de bataille. Rencontre.

 

  • Alors que les femmes ne représentent que 20 % des effectifs chez SNCF, comment évolue la féminisation des équipes ?
    La proportion de femmes est très variable à l’échelle du Groupe : elles représentent 25 % des effectifs chez SNCF Mobilités, mais seulement 12 % chez SNCF Réseau. On note cependant une belle évolution de la féminisation pour le recrutement des cadres : de 32 % en 2014, leur proportion est passée à 39 % en 2015 à l’échelle du Groupe. Il y a globalement de plus en plus de femmes qui accèdent à des postes à responsabilité ou de management, qu’il s’agisse de directrices territoriales, de directrices d’établissements ou encore de dirigeantes d’unités. 30 % de femmes tous profils confondus, c’est un bon cap à l’échelle du Groupe.
    La disproportion actuelle est un vrai problème, car seule la mixité entraîne une amélioration des conditions de travail, de même qu’elle produit de la performance. C’est par exemple depuis l’arrivée des femmes parmi les contrôleurs que les conditions d’hébergement des "roulants" ont été améliorées, et tout le monde en profite. De même, s’il y a avait plus de femmes dans les postes d’aiguillage, les leviers seraient peut-être moins difficiles à manœuvrer.
     
  • Quels sont les dispositifs mis en œuvre pour favoriser la mixité au sein du groupe ?
    La création du réseau « SNCF au féminin » en 2010 a marqué un véritable tournant. Fort d’environ 4000 membres à l’échelle du Groupe, son objectif est de faire avancer la cause des femmes dans l’entreprise. Cela se traduit par des dispositifs d’accompagnement du développement professionnel comme le coaching, le mentoring ou des ateliers de formation : tout ce qui peut donner de la confiance, de la visibilité et des perspectives aux femmes.
    Depuis juin 2015, l’action de ce réseau est appuyée par un manifeste qui s’articule autour de 6 thématiques : promouvoir les femmes, penser et accompagner leur carrière, recruter, changer les mentalités en interne, résister aux écarts de comportement et suivre les progrès accomplis en matière de féminisation. D’autres initiatives s’y ajoutent, comme le Girls Day, qui permet chaque année à des lycéennes de découvrir partout en France les métiers techniques de SNCF.
     
  • Recruter de jeunes ingénieures est donc décisif pour SNCF, qu’est-ce qui pourraient les convaincre de rejoindre le Groupe ?
    Les défis à relever, la diversité des parcours et des postes dans toutes les composantes du métier de l’ingénieur en France et à l’international, avec nos filiales. S’y ajoutent la possibilité de manager rapidement des équipes, de porter de nouveaux projets, de faire bouger les lignes de l’entreprise et de répondre aux enjeux stratégiques.
    L’intérêt pour les femmes ingénieures, c’est aussi de pouvoir enchaîner des fonctions d’expertise et de management plus larges comme la direction d’une gare ou d’un bureau d’études. Les opportunités sont assurément à la hauteur de la diversité des métiers !

Une dynamique continue d’embauche


SNCF évolue dans un secteur d’avenir : le transport logistique des marchandises et la mobilité des personnes.


personnes embauchées en 2012. Le Groupe SNCF est un des plus importants recruteurs de France.
métiers qui font avancer le train chez SNCF



LES POSTES PHARES DE 2012

L’ingénieur méthodes, un rôle essentiel dans la démarche d’amélioration continue

Au quotidien, il met en œuvre des chantiers d’amélioration du système de production/maintenance, développe les méthodes de planification, réalise les gammes de planification et les plans de travaux des différentes opérations de maintenance. 
Il définit la rédaction des processus de production et veille à leur application, cible les actions d’amélioration pertinentes, assure le suivi du budget.
Beaucoup de défis au quotidien pour ce poste qui est au cœur des problématiques de méthodes, d’organisation et de gestion de la production ! L’ingénieur méthodes est au contact d’intervenants de toutes sortes et apporte son expertise aux managers en leur fournissant des éléments de pilotage de la production.

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Manager Maintenance et travaux génie électrique, des missions variées

En charge d'un secteur géographique donné, le manager organise la maintenance, le contrôle et les travaux sur les installations de sécurité, de signalisation, d'énergie et de télécommunications, garantit la sécurité des personnes et des circulations ferroviaires. Il gère des équipes de quelques dizaines de personnes, pilote un budget de plusieurs millions d'euros, organise la gestion des travaux confiés aux entreprises extérieures.

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Manager Maintenance et travaux génie civil, un métier au cœur de l’action

Le manager organise la maintenance et les travaux sur les voies, les bâtiments et les ouvrages d’art. Il veille à l’optimisation des conditions financières des opérations de maintenance et des travaux d’investissement, gère les relations avec les sous-traitants, encadre une équipe en veillant en permanence au respect des conditions de sécurité.
Les postes de manager maintenance et travaux sont des métiers très dynamiques, au contact permanent des équipes terrain et des autres entités de l’entreprise. Le travail du manager a un impact direct sur la circulation ferroviaire, il gère son activité en totale autonomie et peut être confronté à des situations diverses.

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