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OPEN DATA : POURQUOI SNCF ACCÉLÈRE ?

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Entretien avec Patrick Ropert, directeur de la communication de SNCF


Q : Pourquoi SNCF est-elle une des pionnières dans l'open data ?

R : SNCF est engagé dans l’Open Data depuis novembre 2011. Après un débat initié sur data.sncf.com[1], les premières données ont été mises en ligne début 2012. SNCF permet ainsi à des partenaires innovants (startups, développeurs, designers, data scientits) de co-construire de nouveaux services pour les voyageurs. Mais l’Open Data est aussi un moteur de changement interne car il accompagne la transformation de l’entreprise à l’heure du digital.

 

Q : Quels champs d'application l'open data recouvre-t-il ?

R : Les données ouvertes par SNCF[2] recouvrent les données de mobilité comme les horaires, les lignes, la liste des gares, les correspondances ou les services en gare. Ces données sont une formidable matière première pour améliorer l’information pour les voyageurs des trains du quotidien. Mais l’Open Data ne veut pas dire ouvrir toutes les données. SNCF est une entreprise et les données commerciales, par exemple, n’ont pas vocation à être ouvertes.

 

Q : Concrètement, comment cela se traduit-il ?

R : Nous avons organisé plusieurs évènements dédiés en 2012, dont le concours d’idées OpenApp de Transilien, ainsi que trois hackathons, ces concours de développement d’applications et de services web où, en 48h seulement, les participants doivent débrider leur créativité. Il y a eu les "HackDays" (juin 2012) et le "Hackathon des Cheminots" (octobre 2012) organisés par Transilien, mais aussi le WeekEnd BeMyApp Open Tourisme à Marseille en novembre 2012. Ce sont autant d'occasions de dynamiser la réutilisation de l'Open Data pour imaginer de nouveaux services. Exemple avec Tranquilien, une application développée lors des HackDays et qui devrait prochainement être disponible pour les voyageurs du réseau Transilien. Tranquilien permet de choisir son train et de se placer dans celui-ci en fonction de l'affluence et de sa flexibilité horaire. Utilisant les données SNCF, cette application est également basée sur les remontées faites par les usagers[3]. Autre exemple avec EgoTrip développé lors du WeekEnd BeMyApp Open Tourisme. Cette application de planification de voyage croise des données de transport SNCF et des données culturelles et patrimoniales[4].

 

Q : A quoi cela sert-il d'être pionnier dans ce domaine ?

R : SNCF est l’un des premiers groupes de mobilité au monde et veut le rester. En renouvelant notre approche de la mobilité, le digital est un moteur pour proposer des services toujours plus innovants au bénéfice des 5 millions de voyageurs quotidiens. Nous entendons garder le rythme en 2013, d’autant plus que les données de transport sont parmi les plus exploitées par les développeurs. SNCF était ainsi partenaire du Datackathon les 1, 2 et 3 février 2013. Le 7 février, SNCF sera également présent comme partenaire à la remise des prix du concours Dataconnexions organisée par Etalab, la mission gouvernementale en charge de l'Open Data.

 

Q : A quoi cela sert-il ?

R : Nous voulons notamment encourager le croisement des données avec celle des collectivités territoriales en s'appuyant sur les écosystèmes locaux qui font toute la richesse de l'Open Data. C’est en effet dans le croisement de données que réside tout le potentiel de l’Open Data. En avril prochain, SNCF mettra ainsi à disposition ses données TER pour un hackathon en région PACA entièrement dédié au transport et à la mobilité.

 

[1] http://data.sncf.com/

[2] http://test.data-sncf.com/

[3] http://opendata.transilien.com/apps/

[4] http://data.sncf.com/feedbacks/108090-retour-week-end-bemyapp-open-tourisme-sncf

 

> Contact presse

Pour plus de renseignements, contactez Guillaume Ignace, service de presse SNCF, au 01 53 25 69 24