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Chloé Trespeuch, un rêve olympique

Publié le 13 février 2018 à 11:55

Médaillée de bronze olympique à Sotchi en 2014, la snowboardeuse française Chloé Trespeuch a intégré le dispositif Athlètes SNCF en 2017. Pour les JO de Pyeongchang, elle vise l’or. La plus jeune médaillée de l’histoire du boardercross entre en compétition le 16 février à partir de 2h du matin (10h, heure locale). Rencontre à l’aube du plus grand rendez-vous de sa carrière sportive.


Une préparation aux Jeux Olympiques, cela commence quand ?

Me concernant, dès le lendemain de ma médaille à Sotchi ! Bien sûr, j’ai savouré ce podium mais je me suis concentrée de suite sur mes prochains objectifs. Une préparation aux JO, c’est un travail sur le long terme. La régularité compte énormément. Ça ne se fait pas en deux mois.

As-tu suivi un programme d’entraînements particulier ?

Pas vraiment. En snowboard cross, nous avons énormément d’échéances sportives. Entre les épreuves de Coupe du monde, les différents championnats… Nous sommes constamment en compétition. Chacune de ses courses est une étape à franchir en vue des JO. Ces 4 ans de préparation se sont donc passés de manière assez homogène.

Comment parviens-tu à gérer une telle pression ?

La pression est là, c’est indéniable. Elle est d’ailleurs bien plus forte qu’à Sotchi où je ne faisais pas partie des favoris. À Pyeongchang, je suis bien plus attendue et mon objectif est forcément une nouvelle médaille. Dans le même temps, j’ai plus d’expérience et j’espère ressentir positivement cette pression. Jusqu’à présent, elle m’a plutôt aidée à puiser de l’énergie au fond de moi, comme aux derniers championnats du monde à Val Thorens. Le fait de concourir à domicile n’était pas simple et pourtant, je suis montée sur la deuxième marche du podium. Un résultat très satisfaisant.


Prends-tu en compte ce que l’on appelle la préparation mentale ?

Cela fait 4 ans que j’applique des techniques précises pour être prête le jour J. Au départ, un coach m’a aidée à identifier les méthodes me correspondant le mieux. Maintenant, je sais comment je fonctionne, de quoi j’ai besoin pour être dans ma course rapidement et je m’exerce seule. Il s’agit surtout d’un travail de concentration et de visualisation. Cela est d’autant plus important que ce sont des courses d’une minute trente ! Pas de temps d’adaptation, il faut être à bloc dès la première seconde, avoir une concentration maximale. Comme nous sommes six sur le même parcours, nous recevons énormément d’informations dans tous les sens. Une fille qui te double, une fille que tu veux doubler, une fille qui chute, une planche qui touche la tienne….

As-tu une sorte de rituel avant tes courses ?

Pas particulièrement. Par contre, je ne démarre jamais une journée importante sans un réveil musculaire : quelques postures de yoga et des étirements suffisent. C’est un moment de tranquillité essentiel. Je suis toujours plus sereine ensuite.

Quels sont tes projets après les JO ? 

J’ai une autre passion. Elle est assez onéreuse et me prend pas mal de temps, c’est l’équitation. J’aime beaucoup en faire en compétition ; donc je me dis que si je suis médaillée olympique, pourquoi ne pas faire par la suite toute une saison de concours hippiques ?