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Le projet de Voie Ferrée Centre
Europe Atlantique se précise

Publié le 02 août 2017 à 12:33

SNCF Réseau a décidé le 26 juillet de poursuivre le projet de Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA) entre Nevers (Nièvre) et Chagny (Saône-et-Loire). Le projet avait fait l'objet d'un débat public entre décembre 2016 et mars 2017.


La décision de SNCF Réseau s'appuie sur les recommandations émises par la Commission particulière du débat public (CPDP) et par la Commission nationale du débat public (CNDP) dans son bilan du débat.

La VFCEA, pendant ferroviaire de la Route Centre Europe Atlantique (RCEA), a pour but d'améliorer les liaisons sur l'axe Dijon – Nevers pour les voyageurs et les marchandises, en évitant la grande ceinture d'Ile-de-France, déjà surchargée. Pour cela, d'importants travaux doivent être réalisés en Bourgogne.

La VFCEA englobe trois projets distincts : la modernisation de la ligne Nevers – Chagny, la création, à hauteur du Creusot-Montchanin, d'une gare de correspondance entre le TER et le TGV Paris Sud-Est, ainsi qu'un raccordement pour les TGV circulant entre Strasbourg et Lyon.

SNCF Réseau a ainsi orienté ses actions sur :

  • la régénération de l'infrastructure de la ligne Nevers-Chagny, c'est-à-dire le remplacement des composants de la voie ferrée ;
  • la modernisation de la ligne existante, décidée comme prioritaire, incluant entre autres l'électrification pour que tout type de matériel puisse circuler ;
  • des études complémentaires d'opportunité pour l'aménagement de la halte TER-TGV et du raccordement TGV au Creusot.

Des enjeux décisifs

SNCF Réseau mise sur une augmentation du nombre de voyageurs d'ici 2025, à hauteur de 35 000 clients supplémentaires par an sur les TER et 74 000 sur les lignes grande distance.

Le projet VFCEA vise aussi à faire circuler des TER électriques plus respectueux de l'environnement, économisant environ 188 500 TeC (tonnes équivalent carbone) en trente ans.

Le raccordement TGV et la halte d'interconnexion TER-TGV permettraient de proposer des correspondances TER-TGV directes, aujourd'hui inexistantes.

Enfin, les chantiers rendraient la ligne plus adaptée aux transports de marchandises en gabarit international.

Le coût total du projet est estimé à 560 millions d'euros. Pour chaque projet, et conformément aux dispositions du contrat conclu entre l'État et SNCF Réseau en application de l'article L.2111-10 du code des transports, les travaux ne pourront être engagés que si l'intégralité du plan de financement est arrêtée.