Imprimer la page
Partager la page
RSS


L’internet industriel
au centre de la stratégie SNCF

Créé le 12/04/2016 - Mis à jour le 15/04/2016

Plus d’un an après le premier plan digital, lancé le 10 février 2015, place au deuxième volet de transformation digitale de l’entreprise. L’internet industriel est à l’honneur, avec le développement de capteurs nouvelle génération et l’utilisation massive de données. «L’internet industriel est une révolution, ça ne fait que commencer», prédit Yves Tyrode, directeur digital chez SNCF. Une maxime que ne contredisent pas les partenaires de SNCF dans le processus : Ericsson, IBM, Sigfox et Intesens.

Télécharger les infographies de la conférence de presse

Voir la vidéo de la conférence de presse


Aucun kit de presse à télécharger pour le moment
Affichage du fil :

TWITTER Publié le 14/04/2016 à 17:27
TWITTER Publié le 12/04/2016 à 10:42
TWITTER Publié le 12/04/2016 à 10:41
TWITTER Publié le 12/04/2016 à 09:41
SNCF
"Les objets connectés amélioreront les conditions de voyage de chacun"
BREVE - SNCF
Publié le 11/04/2016 à 19h12

 

Les applications sont nombreuses: pour signaler une fuite d’eau, une bouteille de gaz vide, une intrusion à votre domicile. L’internet des objets pourrait changer notre vie quotidienne. Une start-up toulousaine, Sigfox, a pris position très tôt dans le secteur. Ludovic Le Moan, patron de la start-up toulousaine nous en dit plus sur l'utilisation et l'intérêt des objets connectés.

Newsroom : Qu’est-ce qu'un objet connecté ?

Ludovic Le Moan : Un objet connecté est un objet qui fonctionne avec internet et qui est capable d'envoyer lui-même de l'information. Par exemple, un détecteur de fumée classique fonctionne à l’aide d’une batterie. Un détecteur de fumée connecté fonctionne avec un réseau internet à bas débit. Oublié la panne de batterie, nous sommes  informés d’un problème grâce à une alerte, un email ou un message.

 Quel est l’intérêt des objets connectés pour la SNCF ?

L.L.M. : Les objets connectés amélioreront les conditions de voyage de chacun.On peut imaginer le déploiement de capteurs sur les rails tous les kilomètres. Ces capteurs récolteront les informations nécessaires et les transmettront instantanément. Par exemple, on pourra connaitre exactement la température des rails et ainsi adapter la vitesse du train. L’estimation de la température sera forcément plus précise que celle de Météo France et les informations captées seront rapidement exploitées par la SNCF. Les cheminots pourront ainsi adapter la vitesse du train en temps réel. La température des rails représente un octet sur un réseau internet à bas débit. La production de cette information ne coute pas chère et consomme peu d’énergie.

 Au mois de septembre, l’IOT Valley (Internet of Things) a inauguré un accélérateur de start-up baptisé « Le connected Camp » à Toulouse. Plusieurs entreprises se sont installées sur le site dont la SNCF. De quoi dépend le développement de ce marché? 

L.L.M.  : En créant le réseau IOT Valley, on souhaite développer les objets connectés. L’IOT Valley est une association qui regroupe des start-ups et des entreprises innovantes dans les objets connectés (IOT). Aujourd’hui, avec le déploiement de nos antennes en France et à l’étranger, on dispose de tuyaux pour la transmission mais pas de données. Le « Connected camp » a pour but d’amener les entreprises et les startuppers à passer du simple prototype au prototype industrialisable. C’est une rampe de lancement. On veut optimiser les infrastructures et partager les ressources. Sur le site, les entreprises pourront développer leurs objets connectés et utiliser notre réseau. Ces entreprises en pleine expansion sont créatrices d’emplois. A SigFox, nous avons recruté 150 personnes.

 En quoi ces objets vont révolutionner notre quotidien et quels sont leurs champs d’applications ?

 L.L.M.  : Les objets connectés vont révolutionner la maintenance prédictive c’est-à-dire la prévoyance. C’est le fait de détecter un problème avant qu’il ne survienne. Les équipements industriels vont évoluer grâce au développement de ces objets. Par exemple, dans le métro on subit la panne des escalators. Si on installe des « trackers » (objets connectés), on sera informé d’une anomalie avant la panne. A la SNCF, les « trackers » permettront d’avoir un meilleur suivi des wagons de fret par exemple. Ils consomment peu et le coût s’établit en fonction du volume de « l’objet tracké ».

Les objets connectés ont déjà révolutionné notre quotidien, notamment à travers les bracelets connectés*.Dans un futur proche, on peut imaginer des capteurs sur les compteurs d’électricité ou d’eau. Ces données permettront d’améliorer les services car on aura en temps réel les données, plus besoin d’envoyer quelqu’un pour contrôler les compteurs. Par exemple, on peut installer des box chez les personnes âgées et ainsi savoir en temps réel quand une infirmière ou une aide-soignante est passée. Cette box pourrait être installée par le facteur. Ces objets vont nous simplifier la vie et nous faire gagner du temps.

 *Un bracelet connecté est un bracelet que l’on porte toute la journée et la nuit.  Tout au long de la journée, il va enregistrer des données grâce à ses capteurs. Par exemple, un podomètre va enregistrer le nombre de pas d’une personne et il va transférer les données à une application synchronisé au préalable.

 

 

SNCF
« C’est une première pour nous dans le ferroviaire »
BREVE - SNCF
Publié le 11/04/2016 à 13h54

Franck Bouétard, président directeur général Ericsson France

Nous sommes ravis du partenariat que nous lançons avec SNCF. Nous allons ensemble travailler sur des expérimentations pour évaluer la connectivité autour de l’Internet des objets (IOT). Il s’agit de tester et valider les technologies standards de types 2G et 4G/LTE Narrow Band (solution de connectivité sans fil à faible consommation de ressources hertziennes) embarquées dans les trains. Ericsson renforce sa présence dans le domaine des transports en concluant ce partenariat. Nous travaillons déjà avec Maersk dans le transport maritime pour développer la communication mobile de sa flotte, avec Volvo pour la connectivité à haut débit des véhicules automobiles, c’est une première pour nous d’apporter notre expertise dans le transport ferroviaire. Nous sommes en ligne avec la vision d’Yves Tyrode sur la transformation digitale qu’il mène au sein de SNCF. Nous allons pouvoir exprimer nos compétences dans le ferroviaire et apprendre mutuellement de nos ambitions.