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Diviser par 4 les émissions de CO²

Créé le 14/01/2016 - Mis à jour le 05/02/2016

Un peu plus d’un mois après la COP21, SNCF publie une étude sur les évolutions possibles de la mobilité des personnes en France à l’horizon 2050 et leurs impacts environnementaux. Trois scénarios ressortent de cette étude : « l’ultramobilité », « l’altermobilité » et la « proximobilité ». Le scénario de la proximobilité est le seul qui permettrait de réaliser l’objectif national de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050* et ainsi limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2°C. Pour atteindre ce chiffre, SNCF veut multiplier par deux la part de la mobilité partagée d’ici 2030. Elle compte pour cela simplifier l’accès aux modes de transports partagés et proposer des solutions de porte à porte adaptées, avec le train au centre du voyage. Cela passe aussi par des offres et des applications pour mobiles pour rendre le déplacement le plus facile possible. Objectif pour 2050 : passer de 4 à 6 millions de voyageurs en train par jour.

*par rapport à 1990

Télécharger le rapport sur l’étude Facteur 4 

Télécharger l’étude Ifop


Affichage du fil :

SNCF
Quel scénario de mobilité pour 2050 ?
BREVE - SNCF
Publié le 14/01/2016 à 14h16

Après la signature de l’accord pour limiter le réchauffement climatique dans le cadre de la COP 21, SNCF présente l’étude Facteur 4. Cette étude s’appuie sur les évolutions possibles de la mobilité des personnes en France à l’horizon 2050 et leurs impacts environnementaux. Elle est le résultat de travaux d’experts français et internationaux – sociologues, économistes, ingénieurs, spécialistes de transports de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l’Ademe, Trans-Missions et OuiShare – complétés par un sondage mené par l’Ifop en juin et juillet 2015 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 800 personnes de 15 ans et plus.

Trois scénarios possibles sont identifiés pour définir la mobilité en 2050 :

  • « l’ultramobilité » repose sur l’accentuation des tendances actuelles, soit une grande mobilité : les citoyens habitent plus loin de leur activité, ils ont envie de voyager et sont très attachés à la voiture.
  • « l’altermobilité » projette aussi les Français vers une grande mobilité (comme pour l’ultramobilité) mais cette fois avec une plus grande part assurée par les modes alternatifs à la voiture solo : la marche, le vélo, les transports en commun locaux, le train, l’autocar et les voitures partagées. Les voyageurs aspirent à moins d’automobile dans dans la vie quotidienne et dans l’espace public. Ils souhaitent un essor des transports collectifs ou partagés et une meilleure desserte porte à porte.
  • « la proximobilité » présume que le « système altermobile » soit établi sur une bonne partie de la France et que le choix résidentiel ait évolué. La vie urbaine est revalorisée : on y voit en ville davantage d’espaces naturels, de commerces et de services. Dans ce scenario, les personnes ont encore plus recours aux transports actifs (marche et vélo) et partagés que dans le scénario de l’altermobilité. La qualité de vie à proximité de chez soi est favorisée. Pour les trajets longue distance, les personnes donnent de l’importance au temps de déplacement et privilégient le train.

Seul le scénario « proximobilité » peut atteindre l’objectif facteur 4. Pour tendre vers ce scénario, il est nécessaire d’orienter la mobilité vers les modes de transport les moins émissifs, dont le train, les modes partagés et les modes actifs. Selon les conclusions de l’étude, les comportements des personnes doivent évoluer et des décisions politiques doivent être prises (modification des règles d’urbanisme, rééquilibrage des voies et routes en faveur des modes partagés et actifs…). Au-delà de la contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ces changements permettent de réduire de moitié l’accidentologie, le temps perdu dans les transports et de diviser par six la pollution. La pratique des modes actifs est aussi un levier pour la santé publique important.

SNCF s’est donné l’objectif de multiplier par deux la part de la mobilité partagée d’ici 2030. Elle compte pour cela simplifier le passage d’un mode à un autre mais aussi les trajets porte à porte en s’appuyant notamment sur les progrès du digital.

TWITTER Publié le 14/01/2016 à 15:18
SNCF
Les transports partagés au cœur de la mobilité en 2050
DIAPORAMA
Publié le 14/01/2016 à 14:40
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