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Grand gibier : conséquences et solutions SNCF

Créé le 19/10/2015 - Mis à jour le 31/10/2017

Il n’est pas rare aujourd’hui d’observer la présence de sangliers en zone périurbaine voire au coeur des villes. Dans le même temps, le coût de l’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier (sangliers, cervidés, etc.), qui est à la charge des chasseurs (par le biais de leur fédération), atteint ces dernières années un montant de 50 millions d’euros. 

Preuve de l’ampleur de ce phénomène, le Ministère de l’Ecologie et le Ministère de l’Agriculture ont co-rédigé en 2012 un rapport sur les dégâts causés par le grand gibier et ont établi 10 propositions pour maîtriser le problème dans les prochaines années. Elles portent pour la majorité sur les conditions de chasse mais aucune de ces propositions ne concerne de près ou de loin le ferroviaire. Il existerait, en France, près de 2 millions de sangliers et l’accroissement annuel d’une population peut varier, selon les années, de 100 % à 150 %.


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SNCF
Les conséquences ferroviaires
BREVE - SNCF
Publié le 31/10/2017

Les nombreux heurts d’animaux fragilisent les infrastructures, immobilisent du matériel et engendrent des problèmes de régularité importants. Conséquences pour le matériel : marchepieds tordus, capteurs inutilisables... Un heurt engendre des coûts pouvant atteindre jusqu’à 70.000 euros. Cela dépend du gabarit de l’animal mais également de la vitesse au moment du choc ou encore de la pièce  endommagée. Consécutivement, cela entraîne de nombreux retards et suppressions de trains (inspection après collision, relève de machine endommagée, transbordement des voyageurs dans une autre rame...).

SNCF
MAÎTRISER LA FAUNE SAUVAGE : UN ENJEU DE SÉCURITÉ
VIDEO - SNCF
Publié le 26/10/2017 à 14:18
Vidéo : MAÎTRISER LA FAUNE SAUVAGE : UN ENJEU DE SÉCURITÉ
SNCF
Les moyens mis en oeuvre
BREVE - SNCF
Publié le 31/10/2017

20 régulateurs faune-environnement SNCF sont répartis sur les axes les plus touchés par les heurts de grands gibiers. Certains occupent cette mission à temps plein, pour d’autres, ils interviennent selon leurs disponibilités. Leurs missions sont nombreuses : réparer et renforcer les clôtures, aménager des ouvrages pouvant constituer un accès à la plateforme, organiser des battues ainsi que des journées de chasse, mais aussi déranger les animaux par des visites régulières.

Sur l’Infrapôle LGV Atlantique, 5 agents de brigade, gardes-chasse particuliers détiennent l’autorisation de réguler les populations de gibier dans les emprises. Ils interviennent en plus de leurs missions quotidiennes.
Sur la LGV Sud-Est, 4 gardes-chasse SNCF opèrent à temps plein pour dissuader les animaux de pénétrer dans les emprises, les faire sortir le plus rapidement possible ou procéder au prélèvement dans le dernier des cas.
Sur l’axe Est, 2 régulateurs sont également présents et un agent sur l’axe Rhin-Rhône. Le temps qu’ils y consacrent est aléatoire selon les saisons.
Sur la LGV Nord, 7 agents sont en mesure d’intervenir afin de limiter le nombre d’animaux présents dans les emprises. Ils interviennent sur 1 à 3 départements et y consacrent un temps très aléatoire.

 

SNCF
De nouvelles expérimentations
BREVE - SNCF
Publié le 31/10/2017
  • Des études à l’échelle locale et régionale sont régulièrement menées. En Picardie, par exemple, la Fédération régionale de chasse réalise un diagnostic pour identifier les zones de heurts sur le réseau et ainsi proposer des aménagements ou actions à mettre en œuvre facilement. Les préconisations portent essentiellement sur l’installation de clôtures et la maitrise de la végétation.

  • En Ile-de-France, Transilien développe un nouveau type de « pare-obstacle » sur les matériels Z2N des lignes D, R et P, lignes les plus touchées par les heurts de gibier. Un prototype est en cours de réalisation.
      
  • Les agents chasseurs de l’axe Sud-Est sont équipés, depuis 2015, de caméras thermiques leur permettant de détecter plus facilement la présence de gibiers.

  • Des aménagements permettant de contenir (pièges, sas) ou faire sortir (tremplins, sanglipass) rapidement le gibier sont testés sur certaines lignes classiques comme sur les LGV.

  • Un hackathon s’est tenu les 29 et 30 juin 2016 à Lyon pour recenser les besoins des régulateurs faune afin de développer une application mobile. Cette dernière permettrait de faire circuler l’information de façon plus rapide tout en facilitant le reporting et l’utilisation des données sur fonds cartographiques. Le prototype est d’ores et déjà disponible et prêt à être industrialisé.
       
  • Un travail d’analyse big data est mené afin de croiser les données de signalements et de heurts et ainsi identifier la saisonnalité du phénomène et cartographier les zones sensibles.
SNCF
Les chiffres clés 2017
BREVE - SNCF
Publié le 06/11/2017
  • 1280 incidents liés au grand gibier sur la période octobre 2015-octobre 2016, contre 1 132 en 2015 et 1 027 en 2014.
  • Plus de 8 000 trains impactés occasionnant plus de 200 000 min perdues.
  • 6 200 € le coût moyen des réparations matérielles après un heurt, sans compter tous les coûts voyageurs et main d’œuvre.
  • 20 régulateurs faune-environnement SNCF (ex : 5 sur la LGV Atlantique, 4 sur LGV Sud Est Européen, …).