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Petit bras articulé, perché sur le toit des locomotives, le pantographe ressemble à une antenne pliable. Le « panto » s'apparente un peu à la prise de courant du train. En 1895, aux Etats-Unis, apparaît le tout premier pantographe ferroviaire. Fixé à la toiture des locomotives, il est lourd et encombrant. Comme sa silhouette, en forme de losange, ressemble à l’instrument mécanique de dessin qui permet de reproduire des figures, on lui attribue le même nom. Mais le « panto » des trains est muni d’isolateurs, de deux bras (inférieur et supérieur), de ressorts et d’un archet avec bandes de carbones, à son sommet. La semelle (également appelé l’archet) frotte le fil en cuivre de la caténaire et capte le courant pour le transmettre à la loco. Aujourd’hui constitué d’alliages légers, en forme de Z, le pantographe agit comme la prise électrique de votre aspirateur ! A la différence du courant domestique, le courant des lignes ferroviaires n’est pas identique sur tout le réseau. En France, 60 % des lignes sont alimentées en courant alternatif de 25 000 volts. Il demeure de nombreuses caténaires, équipées en courant continu de 1 500 volts : le courant du tout début de l’électrification. Pour franchir les zones alimentées en courant alternatif et celles en courant continu, les trains possèdent soit un pantographe multi-courant, soit des pantographes différents qui se lèvent et s’abaissent alternativement. Leur maniement n’est d’ailleurs pas automatique. C’est au conducteur d’actionner les pantographes selon la signalisation : ces petits panneaux de style hiéroglyphe le long des voies ! |
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