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EUROPE

 
 

La SNCF joue l'UE

17/03/2009

L'Europe est le terrain de jeu du ferroviaire. La SNCF s'installe à Bruxelles pour se rapprocher des arbitres et accélérer la partie.

Coup d’œil au trafic. Les grands flux de marchandises sont désormais européens. Les productions qui viennent d’Asie arrivent par les grands ports du Nord (Anvers, Rotterdam) et irriguent l’Europe à haut débit ferroviaire. L’autre grand axe de marchandises vient des pays de l’Est. Et la grande vitesse ? Vous connaissez : Eurostar, Thalys et le TGV Est Européen rétrécissent l’Union chaque année davantage.

Zéro frontière ! C’est l’objectif. Le problème : c’est l’histoire. Les réseaux ferrés ont grandi à l’échelle nationale et chacun sa technique. Résultat : il faut changer de locomotive à la frontière et de conducteur qui n’a pas le permis. Ça s’appelle “l’interopérabilité” et elle progresse au rythme du déploiement de standards techniques communs.

La voie est libre… L’Union européenne veut revitaliser les chemins de fer et leur faire une grande place parmi les modes de transport. Le Parlement européen et le Conseil adoptent régulièrement des textes législatifs pour dynamiser le train, qui avance à pas de géant par “paquet ferroviaire”.

La SNCF sera dans le débat. Présente à Bruxelles depuis 1992, elle a décidé d’y venir en force. Toutes ses missions européennes déménagent pour former la Représentation Permanente de la SNCF à Bruxelles. C’est Jean-Michel Dancoisne, l’ex-directeur général de Thalys, qui coache l’équipe. L’idée : apporter l’expertise de la SNCF aux décideurs de l’Union et pousser l’écomobilité européenne. “Plus que jamais, l’Europe est une chance pour le rail et le rail une chance pour l’Europe” lance Guillaume Pepy aux députés européens. L’Europe des transports est sur les rails.


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