génération écomobile
SNCF des idées d'avance

SNCF s'engage pour Copenhague

SNCF s'engage pour Copenhague

La tribune de Bernard Emsellem, Directeur Général Délégué Développement Durable

 
Bernard Emsellem, Directeur Général Délégué Développement Durable Bernard Emsellem, Directeur Général Délégué Développement Durable
 

Le ciel compte sur eux

11 décembre 2009

Aujourd'hui, 400 militants d'ONG françaises prennent le train pour Copenhague. Ils partent groupés en collectifs dont le nom dit la détermination à faire bouger les choses : "Ultimatum climatique" et "Urgence Climatique Justice Sociale". SNCF a le plaisir de les emmener jusqu'à Bruxelles dans un train spécial.

SNCF partage le souci des ONG de faire du sommet un succès. Du fait de l'efficacité énergétique de ses trains, SNCF contribue à créer une mobilité sans carbone. Elle partage cette conviction avec les vint-sept réseaux de chemin de fer européens qui se sont engagés à poursuivre leur réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. En mettant en réseau tous ceux qui ont envie de faire bouger les choses avec elle, SNCF veut monter la génération écomobile...Jusqu'au ciel !

Hausse du prix de l'énergie : la politique du pire...

10 décembre 2009

La taxe carbone applicable au gazole de SNCF (et exclusivement à celui-là) et les quotas d'émissions de CO2 applicables aux producteurs d'électricité vont renchérir inéluctablement le coût de l'énergie, et de plus en plus au fil des années.

À 100 euros la tonne de carbone à l'horizon 15 ans, c'est un surcoût d'électricité de 240 millions d'euros auquel nous devrons faire face à la SNCF. Sans compter les 100 millions d'euros de taxe carbone probable à la même échéance. Un renchérissement de 5 % par an de notre facture énergétique équivaut au prix de deux TGV, soit 10 rames en 5 ans.

Une tarification énergétique discriminatoire et la répercussion de la charge des producteurs d'électricité aux utilisateurs finaux condamneraient le moins émissif de tous les modes. SNCF refuse et se bat pour son avenir, pour le ciel, et pour vous.

C'est déjà 2030

9 décembre 2009

En France, les émissions de CO2 des transports (140 millions de tonnes) augmentent régulièrement depuis 1990, contrairement aux autres secteurs économiques comme l'industrie ou l'agriculture. Une étude récente menée en France sur une période de 11 ans a montré que la croissance d'un point du PIB entraîne une croissance de 2,3 % des émissions de CO2. La distance croissante qui sépare les lieux de production des lieux consommation ou d'habitation explique pour une grande part l'impact des transports dans ce total.

Le secteur des transports pourrait mettre en cause l'objectif "facteur 4 en 2050" de la France et de l'Europe. Des innovations technologiques lancées par tous les modes de transport, le train, quant à lui, est d'ores et déjà l'opportunité à saisir.

L'impact des investissements ferroviaires pour une gare, le matériel roulant s'étend sur plusieurs dizaines d'années. Ce sont les mêmes échéances que celles des politiques publiques et des démarches internationales en cours. Nous vivrons en 2030 les effets des décisions d'aujourd'hui.

La voiture : changement de paradigme

7 décembre 2009

Longtemps, la voiture a été le signe d'un statut social, l'accessoire de toute ascension professionnelle et le corollaire de la réussite financière. Les carrosseries profilées, les turbos et autres V6 dévoreurs de bitume ont fait les riches heures de l'automobile. Le prix du pétrole, la conscience écologique et la crise ont donné un coup de frein au modèle cher aux "modernes", fiers d'être propriétaires et plutôt sédentaires. Les constructeurs eux-mêmes mesurent le changement et l'accélèrent. Après le diesel, la mode est aux petits modèles, "signe intérieur de richesse", aux voitures hybrides et à l'automobile à la demande. Les "post-modernes" arrivent à l'âge de consommer et impriment peu à peu leurs codes : instantanéité, liberté et mobilité. Une nouvelle ère automobile se profile.

Exit l'autosolisme. Voici le covoiturage qui permet de partager les frais et les émissions de CO2. Après le vélo en libre-service, place à l'auto-partage qui permet de faire un bout de chemin en ville sans se soucier du parking, de l'assurance et de l'essence. Et la prochaine voiture sera certainement plus économe en énergie, électrique ou hybride. Nouveau prototype de l'après-pétrole et du déplacement plus vert ? Et si le modèle automobile mutait de signe de possession en signe de liberté ? Un mouvement que SNCF anticipe pour accompagner la génération écomobile montante. Notre Fonds Eco-Mobilité Partenaires a pris une participation dans Green Cove, leader français du covoiturage, investi dans le logiciel d'auto-partage de Vu Log et dans la petite voiture électrique de Lumeneo, la Smera. Autant d'initiatives qui feront avancer le voyage porte-à-porte et le report modal, plus bénéfique pour le climat.

SNCF : prête pour l'après-Copenhague

6 décembre 2009

En France, le mode ferroviaire représente 2 % des émissions de CO2 dues aux transports. Une performance environnementale dont nous pourrions nous contenter. La SNCF y voit, au contraire, une motivation supplémentaire dans la lutte contre le changement climatique, et un devoir pour notre pays : accélérer le report modal vers le train en nous appuyant sur notre capacité d'innovation.

La première démarche consiste à faciliter ce transfert vers le train en augmentant le nombre de places disponibles pour massifier les trafics. Nous investissons dans des trains de voyageurs à grande capacité (14 rames TGV Duplex en 2009, soit 3 millions de places supplémentaires). Nous répondons à la demande des régions d'augmentation de la fréquence des trains du quotidien en déployant le cadencement dans les agglomérations de France. Le haut débit ferroviaire des marchandises, par train entier ou par autoroute ferroviaire, apporte aux chargeurs une solution compétitive et "Grenelle compatible" (18,5 g de CO2 par tonne/km).

La politique de volume de SNCF optimise la performance environnementale du rail. Il reste à le faire préférer par le plus grand nombre. C'est peut-être le plus grand défi de notre histoire. Nous dépassons les bornes de notre mode pour prendre en charge le transport porte-à-porte. Les gares deviendront le carrefour des modes et conjugueront train, bus, métro, vélo, auto-partage et covoiturage pour un voyage sans rupture. Nos solutions logistiques associent rail, route, mer dans une chaîne de bout en bout à l'échelle internationale, qui garantit la flexibilité qu'attendent les chargeurs.

Si Copenhague instaure les conditions du développement du report modal vers le rail, il renforcera les solutions respectueuses de l'environnement et élargira les rangs de la génération écomobile.

Le ciel vous le rendra...

5 décembre 2009

Les chiffres sont connus : les transports représentent 23 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique. Ils devraient théoriquement occuper le quart de l'ordre du jour du sommet de Copenhague et figurer en bonne place dans le texte de l'accord final.

Dans le bilan carbone mondial des transports, le train compte pour à peine 2%, très loin derrière la route et l'avion. C'est donc bien l'enjeu du choix modal qui sera posé sur la table de Copenhague. À la recherche d'un mode respectueux de l'environnement, garant de la mobilité croissante de 9 milliards d'individus en 2050, les décideurs du monde vont croiser le mode ferroviaire venu faire valoir ses atouts incomparables et sa part de solution, incontournable.

Pour la première fois, 200 compagnies ferroviaires du monde fédérées au sein de l'UIC (Union Internationale des Chemins de fer) ont bâti une recommandation commune qu'elles apportent dans la capitale danoise : "accélérer le report du transport routier et aérien sur le rail pour faciliter la transition vers une mobilité faible en émission de carbone". À la SNCF, nous allons à Copenhague promouvoir les solutions écomobiles et soutenir le nouvel « ordre modal » bénéfique pour tous.

Échauffement à bord du Climate Express

3 décembre 2009

C'est le dernier maillon du Train pour Copenhague et la dernière étape d'un périple de 9 000 km pour porter le message de toutes les compagnies ferroviaires du monde : le train est l'avenir du climat...

9 000 kilomètres, c'est la distance qui sépare les deux villes phares de l'engagement mondial face aux changements climatiques : Kyoto, où a été signé le Protocole actuel qui court jusqu'en 2012, et Copenhague, où s'ouvrira le 7 décembre la conférence de l'ONU censée conclure un accord mondial sur l'après 2012.

Changement de train à Bruxelles. Le 5 décembre, le Train pour Copenhague deviendra le Climate Express et tous les projecteurs seront braqués sur ses passagers. Quelque 400 participants aux négociations - personnalités du monde des affaires, dirigeants de compagnies ferroviaires, dont Guillaume Pepy, journalistes et écologistes - embarqueront pour une conférence sur rail de 12 h sur la mobilité durable. Avec arrêt à Cologne et Hambourg pour emmener tout le monde.

Au programme : un point sur l'état de la science (qui a beaucoup évolué depuis le sommet de 2005), des annonces étonnantes (Guillaume Pepy révélera une incitation des voyageurs à rejoindre la génération écomobile) et un partage d'expériences de toutes les compagnies ferroviaires du monde sur des questions phares.

  • Le futur des transports : un débat prospectif pour situer le train.
  • La grande vitesse ferroviaire, mode de transport durable : démonstration de SNCF à l'appui avec le Bilan Carbone® de la LGV Rhin-Rhône.
  • Les bénéfices du report du fret de la route au rail : illustrés par le transport combiné, l'éco-calculateur spécial fret "Eco-Transit", et les factures CO2 compris de SNCF-Geodis.
  • Le fret postal en 2012 : meilleures pratiques et projection à 2050.

Conclusion : qu'attendons-nous de Copenhague ? Le 5 décembre à 22h50, le Climate Express arrivera dans la ville de tous les espoirs. Nos 400 personnalités seront prêtes à demander d'une seule voix aux dirigeants mondiaux d'aboutir à un accord juste, ambitieux et contraignant, permettant de lutter vraiment contre les changements climatiques. Et ils auront fait la première démonstration de ce que le train peut changer : ils seront venus sans produire de CO2, le Climate Express roulera à l'énergie renouvelable.

 

  • Train to Copenhagen, The Kyoto to Copenhagen journey
  • UIC, Organisation mondiale de coopération des compagnies ferroviaires
  • UNEP, Programme des Nations Unies pour l'Environnement
  • WWF france
  • SNCF des idées d'avance