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« C’est en portant tous nos services et toutes nos activités au niveau d’exigence et d’ambition que nous avons atteint pour TGV que nous ferons préférer la SNCF à tous les voyageurs et à tous les chargeurs. »
Depuis 1989, je travaille à la SNCF, je connais le potentiel de cette entreprise. J’en suis aujourd’hui le président et je souhaite la mener loin. La lettre de mission que le chef de l’État m’a adressée conforte cette ambition pour la SNCF et booste notre projet. Je l’ai bâti avec mon équipe de direction et notre conviction est unanime : la SNCF est prête à changer d’envergure, le temps de l’action est venu.
Mon ambition pour la SNCF est grande. En 2012, la SNCF, toute la SNCF avec ses filiales, sera aux premiers plans en France, en Europe et dans le monde. Et ce dans tous ses métiers. Le fret et la grande vitesse auront changé d’envergure, elle sera mondiale. Les trains de proximité et la gestion du réseau ferré auront changé de rythme et changé la donne, leur performance sera au meilleur niveau, celui de TGV.
En 2012, la SNCF sera l’un des cinq leaders mondiaux du transport et de la logistique des marchandises. Le fret sera allé au bout de sa transformation, les rachats et les alliances que nous aurons négociés en Europe lui donneront toute sa place dans la mondialisation des échanges.
En 2012, la SNCF sera le champion incontesté de la très grande vitesse en Europe, une très grande vitesse « à la française », populaire et innovante, qui s’exportera dans le monde.
En 2012, la SNCF aura inventé un service public de nouvelle génération pour les trajets de la vie quotidienne. Nous avons su donner à TER une dynamique puissante grâce au soutien financier et à l’exigence des régions. Nous allons investir beaucoup pour construire la compétitivité et la rentabilité durable de ce service public considéré par tous comme vital.
En 2012, l’infrastructure sera une force du système ferroviaire français. Le double réseau, classique et à grande vitesse, bien articulé et entièrement régénéré, dégagera davantage de capacités de transport, davantage de fiabilité, de vitesse et de confort.« Ce sont les résultats de mes prédécesseurs : ce que Louis Gallois a gagné et ce qu’Anne-Marie Idrac a permis. »
Mon ambition pour la SNCF est sincère. Je la veux avant tout pour nos clients. Pour les voyageurs, pour les Autorités Organisatrices et pour les chargeurs qui comptent sur notre performance. Notre projet amplifie notre « révolution du client » et va jusqu’au bout. Mon ambition est aussi la juste réponse à l’engagement de notre pays pour la SNCF. L’État nous soutient et nous pousse à gagner la bataille des transports économes et écologiques au service de l’intérêt général, qui reste notre mission de coeur. Mon ambition est enfin collective. Je veux offrir à tous les collaborateurs de la SNCF des perspectives à la hauteur de leurs espoirs et de notre potentiel. Le monde a changé, eux aussi, ils n’attendent que cela : faire de la SNCF une entreprise de services d’ambition mondiale.
« Je veux changer la donne, écrire un nouveau contrat qui associe les collaborateurs à l’ambition de l’entreprise et à ses résultats. »
Mon ambition pour la SNCF est optimiste, mais réaliste. Rarement dans l’histoire de l’entreprise, l’environnement nous a été aussi favorable. L’explosion des échanges, l’incontournable essor de l’écomobilité propulsée par le Grenelle de l’Environnement, la renaissance du ferroviaire en Europe et dans le monde sont autant d’opportunités incontestables pour la SNCF. Rarement aussi dans l’histoire, l’entreprise a été aussi bien armée qu’aujourd’hui. Sa structure financière est saine, la SNCF est bénéficiaire pour la quatrième année consécutive, désendettée, et ses capacités d’investissement sont solides. Ce sont les résultats de mes prédécesseurs : ce que Louis Gallois a gagné et ce qu’Anne-Marie Idrac a permis. Je suis lucide. Si je sais d’où nous venons, je sais aussi les transformations qui nous attendent. Améliorer notre compétitivité globale est la première condition de notre réussite. Trop de frais de structure, trop de capital immobilisé, trop de rigidité des organisations et des métiers : je le sais, j’y remédierai. C’est crucial pour attirer les clients. D’autant que les concurrents sont là, dans tous nos métiers. Ils sont offensifs et0 de nouveaux opérateurs sont déjà annoncés. Nous innoverons dans nos services pour garder la préférence de nos clients.
Autre défi : les relations sociales. Beaucoup de sujets décisifs sont actuellement sur la table. Nous allons débattre avec les cheminots et les organisations syndicales. Je veux changer la donne, écrire un nouveau contrat qui les associe à l’ambition de l’entreprise et à ses résultats. C’est le moment.C’est en voyant plus grand que nous gagnerons les premiers rangs. Ma première décision majeure pour rassembler les forces de Fret SNCF et de Geodis va dans ce sens, et d’autres mesures marqueront bientôt notre nouvelle envergure. C’est en allant plus vite que nous saurons conquérir la confiance générale. Notre projet d’entreprise s’accompagne d’initiatives à très court terme, qui rendront nos progrès visibles sans attendre. C’est en portant tous nos services et toutes nos activités au niveau d’exigence et d’ambition que nous avons atteint pour TGV que nous ferons préférer la SNCF à tous les voyageurs et à tous les chargeurs. Et c’est en l’emmenant très loin, avec tous les personnels et pour eux, que nous la ferons aimer comme jamais de l’intérieur. C’est cette SNCF que je veux construire, et j’y crois.