Chloé Trespeuch : « C’est un peu l’ascenseur émotionnel »

Lors de son stage en Autriche, Chloé Trespeuch s'est confié, entre inquiétude et excitation, sur un début d’année rendu compliqué par la crise sanitaire. Une chose est sûre, la médaillée de bronze olympique de snowboardcross a hâte de lancer enfin sa saison.

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Quel est ton état d’esprit en ce début de saison si particulier?

C’est un peu l’ascenseur émotionnel. Jusqu’à cet automne, on avait un super planning de Coupe du monde : une dizaine de dates, avec notamment, les Mondiaux à Pékin1 sur le futur site des JO. Cela faisait déjà 6 mois qu’on s'entraînait, nous étions prêts pour l’ouverture de la Coupe du monde, le 14 décembre dernier. Mais, dix jours avant le début de la compétition, on a appris que tout était repoussé à la mi-janvier.

Comment as-tu vécu cette déception ?

Mentalement, c’est dur de retrouver la motivation, la même énergie qu’en début de préparation. On a besoin de se renouveler. Le staff l’a bien compris et nous propose des entraînements qui varient afin de casser la routine. Nous devons stimuler notre envie. En fait, j’ai vraiment hâte de lancer cette saison, d’essayer de remplir mes objectifs : le classement général de la Coupe du monde.

Ce stage en Autriche a été improvisé…

Tout à fait, c’est la situation qui veut ça. On se motive donc au jour le jour. Personnellement, j’essaye de ne pas trop me projeter car si je me dis que la Coupe du monde a de grandes chances d’être annulée, le moral en prend un coup et ça se voit à l’entraînement. Il faut faire preuve d’adaptation : être prêt à partir, du jour au lendemain, parce que les stages comme les compétitions changent tout le temps. On fait beaucoup de route pour trouver des stations qui veulent bien nous accueillir. Actuellement, nous sommes à l’autre bout de l’Autriche : on a fait plus de 12 heures de voiture et dès le lendemain matin, on était à l’entraînement. Flexibles et motivés ! On n’a pas le choix.

Il faut faire preuve d’adaptation : être prêt à partir, du jour au lendemain, parce que les stages comme les compétitions changent tout le temps.

Chloé Trespeuch

Tu es en détachement par rapport à ton poste à la SNCF ?

Oui, totalement. J’ai vraiment profité des deux premiers confinements pour avancer mes projets d’équipe. Mais comme nous avons beaucoup de déplacements en hiver, j’ai préféré être détachée afin de me concentrer uniquement sur mes objectifs sportifs.

Tu parviens, tout de même, à garder le contact avec tes collègues ?

Oui, car j’ai beaucoup de chance. Mon cadre de travail actuel est vraiment exceptionnel : en montagne, les pieds dans la neige. C’est super beau, il y a des lapins, des cerfs tout autour de la maison. Alors, je leur envoie des photos parce que le télétravail à Lyon, en appartement ou isolé au bureau, ce n’est pas vraiment la joie. J’essaye donc de partager un peu de bonheur avec l’équipe.

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Ses prochaines compétitions

Dans les semaines à venir, Chloé Trespeuch a 3 grands rendez-vous :

  • Snowboard Europe FIS World Championships à Idre Fjall en Suède (du 09 au 12 février)
  • Snowboard Europe/Asie FIS World Championship en Géorgie (du 03 au 05 mars)
  • Europe FIS World Cup à Veysonnaz en Suisse (le 20 mars)

1 Les Mondiaux de ski freestyle et de snowboard (freestyle et alpin), prévus du 18 au 28 février en Chine, ont officiellement été annulés en raison de la pandémie de Covid-19. Les épreuves de skicross et de snowboardcross des Mondiaux de ski freestyle et de snowboard auront donc lieu, du 11 au 13 février en Suède, à Idre Fjäll en Suède.