Jeux d’hiver : Chloé Trespeuch racontée par Laura Tarantola

Bien plus que simples collègues au sein de notre Groupe, à Lyon, la snowboardeuse Chloé Trespeuch et la rameuse Laura Tarantola ont noué une véritable amitié grâce au Dispositif Athlètes SNCF. La seconde, médaillée d’argent à Tokyo revient sur ces liens précieux tissés avec la première, également médaillée d’argent, à Beijing, pour ses 3e Jeux d’hiver.

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Exploit de Chloé Trespeuch aux Jeux d’hiver de Beijing. La snowboardeuse du Dispositif Athlètes SNCF a remporté, le 9 février 2022, sa deuxième médaille olympique après le bronze glané à Sotchi, en 2014. Que ce soit dans l’approche de ces grandes échéances en snowboardcross ou dans son travail à l'établissement de services aux voyageurs TGV Rhône-Alpes, Chloé Trespeuch a pu compter sur le soutien sans faille d’une autre athlète SNCF, Laura Tarantola. Quelques semaines avant Beijing, la vice-championne olympique d’aviron aux Jeux de Tokyo évoquait leur rencontre, leur amitié et l’émulation qui existe entre ces deux championnes.

Quels sont les derniers échanges que vous avez eus avec Chloé ?

C’était au début du mois de janvier, sur WhatsApp, quelques jours avant la Coupe du monde en Russie, dernière compétition pour se qualifier aux jeux d’hiver. Une période très importante pour elle. Mais, je ne cherche pas à avoir de ses nouvelles tous les jours. Pour les avoir vécues, je sais que ces épreuves de qualification sont stressantes. Je lui envoie des petits mots d’encouragement, de temps en temps.

Dans quel état d’esprit est-elle avant ses 3e jeux ?

Je la sens à 100%, elle a tout mis en place pour progresser et peut arriver aux Jeux confiante. D’ailleurs, elle a déjà fait plusieurs podiums cette saison, ce qui n’était pas le cas l’an dernier, où elle était moins régulière. Surtout quand on sait que dans ce sport, ça ne se joue à rien, il y a des chutes, des bousculades… même sur la ligne de départ, tout peut arriver. Mais elle s’éclate sur ses courses ! Et c’est passionnant de la regarder. Elle est au taquet pour Beijing.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Grâce à la SNCF, en 2019, lors de mon intégration au dispositif. On travaille dans le même établissement, à Lyon. Chloé est à la communication interne et moi chargée de projet en qualité de vie au travail. Ça a tout de suite « matché » entre nous ! Nous nous entendons très bien, c’est devenue une amie. On partage beaucoup de choses ensemble et évidemment, ce rapport au sport. Notre expérience d’athlètes de haut niveau nous a appris beaucoup en termes de rigueur, d'efficacité, de priorités et de détermination. On essaye de transmettre ça au travail et ça nous pousse aussi à monter des projets ensemble.

Je sens Chloé à 100%, elle a tout mis en place pour progresser et peut arriver aux Jeux confiante.

Laura Tarantola, vice-championne olympique d’aviron et responsable de la qualité de vie au travail dans l’établissement services voyageurs TGV, Rhône-Alpes.

Lesquels ?

Pendant le premier confinement, nous tournions, par exemple, des lives sportifs pour permettre aux agents de la SNCF de faire de l’exercice depuis chez eux et s’aérer l’esprit. En octobre 2020, nous avons proposé à nos collègues de Rhône-Alpes le challenge « Be walk ». Plus de 100 personnes ont participé à cette marche connectée par équipes. Elle avait plusieurs objectifs : lutter contre la sédentarité en faisant le plus de pas en une semaine. Par ailleurs, nous avons lancé des chroniques faisant le parallèle entre sport et entreprise. C’est intéressant d’avoir le retour des équipes et sentir qu'elles sont dernière nous.

Avez-vous suivi la préparation de Chloé avant la reprise des compétitions ?

Pendant les deux mois qui ont précédé son départ en courses, elle était détachée pour les entraînements et quant à moi, c’était la reprise du travail après les Jeux. On ne s’est donc vues qu'une seule fois. J’ai suivi sa reprise par téléphone et sur les réseaux sociaux. Elle me parlait de ses entraînements, de ses sensations. Elle continue à me donner des nouvelles que je relaie à l’établissement et sur les différents canaux de communications.

Entre athlètes, vous prodiguez-vous quelques conseils ?

Quand j’ai connu Chloé, je la mettais sur un piédestal au vu de ses performances sportives et sa médaille aux Jeux de Sotchi, en 2014. La rencontrer m’a permis d’avoir la réponse à bien des questions : comment réussir à être médaillée aussi jeune, comment se relancer après un échec, comment trouver de nouvelles sources de motivation… C’est tant de sacrifices pour arriver au plus haut niveau. Ça a été très instructif. De mon côté, je lui ai donné quelques conseils par rapport à ce que j’ai vécu à Tokyo (médaillée d’argent en deux de couple poids légers, Ndr) et plus particulièrement, sur la question du huis clos dû à la pandémie. Mon message a été des plus simples : « Ne te prends pas la tête ».

Découvrez le portrait de Chloé Trespeuch

Laura Tarantola et le Dispositif Athlètes SNCF

« Une sérénité incroyable dans ma vie de sportive de haut niveau, voilà ce que le dispositif m’a apporté. J’ai beau suivre un entraînement de pro, l’aviron n’en reste pas moins un sport amateur. Mon arrivée à la SNCF, c’est l’opportunité de poursuivre mes objectifs sportifs tout en montant en compétences d’un point de vue professionnel. C’est un super équilibre. Et puis, en tant que chargée de projet en qualité de vie au travail, je suis convaincue des bienfaits du sport en entreprise. C’est aussi bon pour l’épanouissement personnel que la cohésion d’équipe. Il y a des passerelles qui se créent naturellement entre ma vie en entreprise et dans le sport. Je suis donc dans de très bonnes dispositions avec en ligne de mire, outre les championnats d’Europe et du monde cette année, les JO de Paris en 2024. »

Découvrez le portrait de Laura Tarantola