Crédit photo en-tête de page : Marie Lan Nguyen

Harold Correa : une grave blessure et un « coup de chance »

De retour dans les bacs à sable après une rupture du tendon d’Achille, le triple sauteur Harold Correa garde l’espoir de participer aux JO de Tokyo, en juillet. Notre agent commercial affiche ses ambitions retrouvées et revient sur le soutien du Dispositif Athlètes durant sa convalescence.

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Il a connu la blessure la plus grave de sa carrière sportive. En février 2020, Harold Correa est coupé net dans sa préparation olympique, victime d’une rupture du tendon d’Achille. Le confinement a permis à notre triple sauteur de se remettre progressivement d’aplomb.Et Le report des JO de Tokyo à juillet 2021, en raison de la crise sanitaire, lui permet de pouvoir encore envisager une qualification pour les jeux. Son quotidien, ses objectifs, le soutien du Dispositif Athlètes... Notre agent commercial à Villeneuve-Saint-Georges se confie.

Où en es-tu sur les plans professionnels et sportifs ?

J’ai travaillé pendant pendant le mois de février, notamment de nuit, et effectué de nouvelles missions, telles que le déneigement des quais. Depuis le mois de mars, j’ai commencé une période d’entraînements plutôt satisfaisante, avec pour objectif premier la qualification aux Jeux olympiques de Tokyo et potentiellement l’objectif de ramener une médaille. Je vais partir en stage en avril pour être fin prêt en vue des compétitions du mois de mai.

Tu reviens d'une blessure grave. Peux-tu nous expliquer comment le dispositif Athlètes SNCF t’as accompagné dans ce moment compliqué ?

Ma rupture du tendon d’Achille, survenue en février 2020 au meeting de Bercy, aurait pu me plonger dans un vrai doute, mais l’accompagnement, tant psychologique que professionnel, du Dispositif et du Groupe dans son ensemble m’a beaucoup aidé pendant cette période difficile. En plus des équipes du Dispositif, les RH et mes collègues de Villeneuve-Saint-Georges ont toujours entretenu le lien avec moi et communiqué leur soutien, au téléphone ou par mail. Cela m’a aidé à revenir en forme plus rapidement.

On rigolait en se disant que je devais avoir un marabout ou juste une bonne étoile au-dessus de la tête.

Harold Correa

Comment s’est organisé ton retour durant ces mois particuliers, entre ta blessure et la crise sanitaire ?

Ma convalescence s’est essentiellement déroulée durant le premier confinement, décrété quelque temps après mon opération du tendon d’Achille. J’ai pu entamer mon processus de retour avec la réouverture des centres de rééducation et un très bon suivi des médecins et des kinés. Depuis juillet 2020, je suis à 100% et m’entraîne de nouveau.

En définitive, le report des Jeux olympiques de Tokyo a été une bonne chose pour toi...

Même si le contexte est difficile, c’est un coup de chance pour moi, oui. On en a beaucoup parlé avec ma famille, mais aussi avec les autres athlètes du Dispositif. On rigolait en se disant que je devais avoir un marabout ou juste une bonne étoile au-dessus de la tête. En effet, pouvoir garder cet objectif en tête malgré ma blessure m’a permis de me remobiliser rapidement et de me fixer de nouveaux objectifs. Cette blessure est finalement un mal pour un bien qui m’a vraiment reboosté.

Tu pratiques, comme beaucoup de membres du Dispositif, un sport individuel. Malgré tout, on sent en t’écoutant un vrai esprit d’équipe...

Oui, on pratique des entraînements de groupe en dépit de nos différences d’âges et de catégories. Moi par exemple, je m’entraîne avec des triple-sauteurs bien évidemment mais aussi avec les athlètes du saut en longueur. Idem pour les sports de combat, il y a un groupe d’entraînement où on retrouve Alexandre Iddir, Cyrille Maret mais aussi Sarah Cysique, qui ne fait pourtant pas partie de la même catégorie. Avec la Team Athlètes SNCF, on assiste aussi à des évènements ponctuels qui nous rassemblent et nous rappellent qu’on fait partie de l’équipe.

Comment parvenez-vous à maintenir ce lien malgré le contexte ?

Ça passe par des choses assez simples, comme l’organisation d’une visioconférence avec les autres athlètes. Les retrouver, même à distance, m’a fait du bien. J’avais l’impression de ne pas les avoir vus depuis des années… J’ai un peu retrouvé l’ambiance des séminaires où on échange et partage de vrais moments de vie.

De quoi te donner envie de rester parmi nous, y compris après ta carrière sportive ?

Pour le moment, je me concentre sur les JO de Tokyo. Si la santé, la passion et l’envie suivent pourquoi pas envisager Paris 2024. En ce qui concerne l’après athlétisme, j’ai des envies et des perspectives à la SNCF. J’aime donner de la voix en gare, sur les quais, développer des projets avec mes collègues… Honnêtement, c’est une grande chance de travailler pour un groupe qui propose autant de métiers différents. Sportivement et professionnellement, c’est clair que mon futur s’inscrit à la SNCF.