Crédit photo en-tête de page : Bertrand Jacquot / SNCF

Kevin Peponnet : « Revenir plus fort en 2021 avec le soutien de la SNCF »

Notre skipper revient sur le soutien précieux du dispositif Athlètes SNCF dans cette période pour le moins particulière et évoque son « soulagement » après l’annonce du report des JO en 2021, en pleine épidémie de Covid-19. Entretien.

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Comment as-tu accueilli la nouvelle du report des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

Le plus important est d’enrayer cette pandémie. Les JO et tout le reste passent au second plan. C’est un soulagement. J’ai eu du temps pour cogiter et envisager toutes les solutions, depuis le début du confinement et le plus dur, finalement, cela a été l’attente d’une décision. Et puis, jusqu’à présent, j’étais dans le brouillard le plus complet, j’essayais tant bien que mal de m’entraîner à la maison avec des séances de musculation quotidiennes, je contrôlais strictement mon régime dans l’idée de sortir du confinement le plus affûté possible en attendant la prochaine compétition...

Cela faisait plusieurs mois que ton binôme, Jérémie Mion et toi étiez qualifiés en 470 pour les JO. N’est-ce pas tout de même une déception ?

Bien sûr, on était sur une bonne dynamique, avec dernièrement plusieurs podiums internationaux réalisés, mais pour moi, c’est un peu comme si les Jeux venaient de se terminer : la pression retombe. Je vais pouvoir souffler et m’ouvrir une bière.

Jusque là ma concentration était portée exclusivement sur les JO, je comptais les jours qui me restaient jusqu’au premier départ de la compétition. Maintenant, je ne me projette pas du tout sur le fait de savoir s’il y aura, ou non, de nouvelles sélections. Et, honnêtement, cela m’importe peu pour le moment car ma tête est ailleurs. En tant qu’athlète, la décision du report va surtout nous permettre de repartir de l’avant, de redéfinir petit à petit nos objectifs et de bâtir une nouvelle préparation dans ces circonstances très particulières.

Justement, le confinement n’altère-t-il pas encore plus la préparation quand, comme toi, on pratique une discipline en duo ?

Dans notre sport, le dériveur en double 470, la performance ne peut exister sans cohésion et coordination. Ce n’est donc pas idéal, mais Jérémie, notre entraîneur et moi sommes en contact tous les jours et on s’adapte à cette situation.

Comment ?

On travaille d’autres aspects de notre sport : on révise nos connaissances en météorologie, par exemple, et on se replonge dans les règles de courses à la voile. Bref, on rebondit sur d’autres sujets. Mais l’objectif reste le même : être prêt à aller chercher une médaille aux Jeux Olympiques quand ils auront lieu.

De quelle manière envisages-tu les semaines à venir ?

Quand j’ai signé à la SNCF, en décembre dernier, j’étais en plein dans ma préparation olympique et le Groupe m’a permis d’être complètement détaché pour me concentrer exclusivement sur les JO. Dès que cela sera possible, je compte donc aller rencontrer mes collègues du pôle régional d’ingénierie de Marseille et travailler avec ma nouvelle équipe avec qui j’espère nouer des liens forts.

Qu’est-ce que t’apporte le dispositif Athlètes SNCF dans ces moments particuliers pour les sportifs de haut niveau ?

Avoir signé un CDI avec un groupe qui me fait rêver depuis petit, franchement, c’est un confort exceptionnel. Qui plus est en ce moment ! Je compte bien m’appuyer sur le soutien de la SNCF pour arriver encore plus fort aux Jeux Olympiques en 2021.