Mathias Biabiany

Découvrez le parcours de l’escrimeur guadeloupéen Mathias Biabiany, champion du monde militaire en 2017 et chef d’équipe Transilien en gare de Paris-Lyon.

Sa carrière

Précoce, Mathias l’est à la fois dans la vie et dans son sport. Né prématuré avec seulement 1,450 kg sur la balance, il débute l’escrime, en 1998, à l’âge de 4 ans… par erreur. « Je voulais faire du tir à l’arc, j’ai essayé de l’expliquer à ma maman. Mais nous nous sommes mal compris et je me suis retrouvé à l’escrime » sourit-il aujourd’hui. La première impression n’est pas la bonne, le jeune Mathias déteste l’expérience. Mais quelques nouveaux copains et un entraîneur convaincant lui font apprécier finalement ce sport. Assez pour qu’il ne le lâche jamais (et devienne son meilleur allié contre l’hyperactivité pour laquelle il est alors soigné).

Un premier coach déterminant

Richard Charles, son coach, devient un « deuxième père » pour Mathias. « Il venait me chercher chez moi lorsque je ne voulais pas m’entraîner. Il a toujours su attiser la flamme et faire en sorte que l’escrime soit un plaisir. Aujourd’hui encore, c’est lui que j’appelle pour m’orienter, lorsque je me pose certaines questions ». Des décisions importantes, Mathias a dû en prendre dès son plus jeune âge lorsqu’il a fallu quitter sa Guadeloupe natale à 17 ans afin poursuivre ses rêves de futur champion, au Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive (CREPS) de Reims. Bien lui en a pris puisqu’il est désormais l’un des plus solides espoirs de l’escrime française. Et après une vilaine blessure au genou l’ayant laissé sur le carreau durant 9 mois en 2018, Mathias n’a qu’une envie : rattraper le temps perdu, être vite performant et régulier sur la scène internationale afin de s’envoler pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Mot à mot

« Au-delà d’avoir la chance d’intégrer une entreprise qui partage des valeurs communes avec ma discipline (assiduité, respect d’autrui, dépassement de soi), ce travail au sein de SNCF est pour moi une sécurité. En effet, l’escrime est un sport amateur et il est très rare d’en vivre. Je peux désormais aller m’entraîner bien plus sereinement. Et puis, il est très enrichissant de pouvoir me confronter à autre chose, et de ne pas penser exclusivement à mon sport. Je suis encore en phase d’apprentissage de mon métier mais j’espère, à terme, apporter mon expérience de sportif de haut niveau aux équipes. » Mathias Biabiany

2016

  • 2e au championnat de France senior par équipe.
  • 1er en Coupe d’Europe avec son club l’Escrime Rodez Aveyron

2017

  • 1er au championnat du monde militaire

  • vainqueur du circuit national de Livry-Gargan

2018

  • 1er en Coupe du monde par équipe à Vancouver avec l’équipe de France

  • 2e en Coupe du monde par équipe à Heidenheim avec l’équipe de France

  • quart de final au grand prix du Qatar à Doha

2019

  • vainqueur du circuit national à Lisieux