Crédit photo en-tête de page : Bertrand Jacquot

Sarah-Léonie Cysique

Découvrez le parcours de la judokate Sarah-Léonie Cysique, médaillée d'argent (-57 kg) et d'or (équipe mixte) aux jeux de Tokyo et agent commercial au sein de l’Équipe d’Assistance Rapide à la gare de Paris-Nord depuis 2019. 

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Sa carrière

« Ma mère voulait que mon frère et moi pratiquions un sport de combat, ça a été le judo ». Sarah-Léonie Cysique et les tatamis, ça a débuté comme ça, un peu par hasard. Et comme le hasard fait souvent bien les choses, la native de Sarcelles (Val-d’Oise) intègre la prestigieuse INSEP1 en 2017, quinze ans après avoir commencé le judo.

La prometteuse « Cyso la découpe »

Pourtant, la relation entre la jeune femme et sa discipline n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Et pour cause, adolescente, Sarah-Léonie est alors partagée entre l’envie de tester d’autres sports et celle dire tout simplement « stop » au judo pour profiter de ses jeunes années comme le font le reste de ses amis. « Quand ils fêtaient leurs anniversaires tous ensemble, j’étais en préparation ou en compétition », se souvient-elle.  « Mais mes parents m’ont toujours incité à continuer le judo, poursuit Sarah-Léonie Cysique, et vu mon parcours, je ne peux que les remercier de l’avoir fait. »

Ses premiers tournois permettent à la Sarcelloise de cultiver son goût pour la gagne. Au fil des ippons, la jeune judokate est rapidement surnommée « Cyso découpe » par ses coéquipiers.

Une pépite de sa catégorie

Le véritable déclic dans la carrière de Sarah-Léonie Cysique se produit à son arrivée au Pôle Espoirs de Reims. Persuadé que la judokate est une gauchère contrariée, l’un de ses entraîneurs l’incite à ne plus « travailler » ses adversaires avec la main droite. Un changement de prise, et de main, radical. Depuis, Sarah-Léonie Cysique a pris une autre dimension, au point de terminer à une très prometteuse 5e place aux championnats du monde 2019 et de devenir l’une des pépites de sa catégorie des moins de 57 kg. Statut qu'elle confirme brillamment en décrochant deux médailles à Tokyo, dès sa première participation aux jeux : l'argent en individuel et l'or en équipe mixte. 

À la SNCF, je me sens un peu comme une « super héros »

« Après l’obtention de mon bac scientifique, j’ai commencé une licence Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) que j’ai finalement quittée en première année. Cette décision a beaucoup inquiété ma mère, elle n’était pas trop d’accord pour que j’arrête mes études. Me voir intégrer le Dispositif Athlètes SNCF et ainsi m’engager dans un projet d’avenir à long terme l’a donc rassurée. Et moi aussi ! Cela m’a enlevé un poids, je peux désormais combattre sans craindre que cela s’arrête du jour au lendemain…

La SNCF, c’est la garantie d’emmagasiner de l’expérience et de disposer, d’ici quelques années, d’un bagage solide. Ce rôle d’agent commercial me plaît, d’ailleurs, beaucoup. Avec la sûreté ferroviaire, mes collègues et moi sommes un peu comme des « super héros » venant en aide aux clients lors de grandes influences ou en cas de problèmes dans les gares franciliennes.

L’après judo ? Je me vois bien rester au sein de la SNCF et y progresser… en devenant pourquoi pas agent cynophile. Un rôle qui, lui aussi, m’intéresserait beaucoup ».

Son palmarès

  1. 2021

    2021

    Médailles d'argent (-57 kg) et d'or (équipe mixte) aux Jeux olympiques de Tokyo

  2. 2020

    2020

    Médaille d’argent au Grand Slam de Düsseldorf

  3. 2019

    2019

    Vice-championne du monde par équipe et 5e aux championnats du monde en individuel

  4. 2018

    2018

    Vice-championne du monde junior, championne d’Europe junior et championne de France senior