Crédit photo en-tête de page : Denis Boulanger

Steven Da Costa : « Je vais aux jeux pour ramener l’or »

Plongez dans les coulisses de la préparation de Steven Da Costa. Notre agent commercial de la ligne C du RER et champion du monde de karaté, en lice chez les -67 kg à Tokyo, se confie sur ses ambitions et son mode de vie à deux vitesses.

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Entre volonté, effort, sens du sacrifice, ambition et soutien de ses collègues de la SNCF... À 24 ans, Steven Da Costa a su conjuguer sa carrière professionnelle au sein de notre Groupe et une préparation rigoureuse pour l’objectif de sa vie de karatéka : les jeux.

Suivez, en vidéo, les derniers mois d’entraînement de notre athlète en compétition à Tokyo, le jeudi 5 août, dans la catégorie des -67 kg.

Préparation intensive de Steven Da Costa, athlète SNCF et karatéka

« Vivre les jeux, c’est le Graal pour tous les sportifs de haut niveau »

À travers le téléphone, Steven semble décontracté mais il l'affirme : « la pression va monter crescendo », à l’approche d’une des compétitions les plus importantes de sa vie. Une excitation entachée par l’absence de quelques-uns de ses coéquipiers, et notamment de son frère, Logan, également karatéka, qui n’est pas parvenu à décrocher son ticket d’entrée pour les jeux : « C’est un peu triste. J'aurais aimé partir à Tokyo en étant plusieurs à concourir. » Excepté cette déception, notre athlète ne perd pas de vue son objectif : « Je vais aller chercher la médaille d’or. J’y vais pour être le meilleur, quand on va à ce genre de compétition on n’a pas d’autres objectifs que la première place. »

Un soutien indéfectible de sa famille… et ses collègues

Combattre dans un silence total, Steven s’y est habitué depuis que la Covid-19 prive les compétitions sportives de spectateurs. « J’ai déjà combattu à huis clos, ça ne me fait pas vraiment peur. Quand le combat commence, je suis dans ma bulle et je ne prête pas attention à ce qui se passe autour de moi . » Seul bémol : sa famille ne fera pas partie du voyage. Habituer à ne louper aucun combat du jeune sportif, cette année « ils me soutiendront à distance, comme ils ont pris l’habitude de faire. Sans eux c'est difficile mais ça ne va pas m'arrêter ».

Un soutien renforcé par celui de ses collègues de la SNCF, « Ils se sont toujours intéressés à ce que je faisais. Tous ne connaissent pas ce domaine. Les plus curieux d’entre eux ont déjà assisté à mes combats. ça me touche beaucoup. »  La découverte se passe dans les deux sens. En présence de ses collègues, le jeune homme découvre le monde du travail. Là où certains pourraient le percevoir comme une corvée, lui voit ces moments d'activités salariales comme une bouffée d’air frais : « Ça me permet de changer d’environnement et surtout de ne pas penser au sport pendant quelques heures, se réjouit Steven. Ils me font sortir de ma routine, de tout ce que je connais déjà. Se sentir stimuler, c’est ce qui me manquait. »

Le jeune homme espère, lui aussi, parvenir à apporter de la nouveauté et de la fraîcheur à ses collègues : « j’ai un caractère assez atypique qui aime bien faire rire. J’apprécie leur présence et je pense qu’ils apprécient la mienne. On rigole beaucoup ensemble. »

Une vie à un rythme effréné

« J’ai dû apprendre à concilier mes deux jobs diamétralement opposés. » Entraînements, compétitions, récupérations… La vie de sportif n’est pas de tout repos, et pourtant Steven parvient à se libérer une cinquantaine de jours par an pour endosser son brassard d’agent d’accueil. « C’est quand il n’y a pas de compétitions à l’horizon, ou que le rythme des entraînements me le permet, que je me consacre pleinement à la SNCF. » Si Steven semble avoir trouvé son équilibre, certaines journées peuvent épuiser ses quelques ressources restantes : « Parfois je dois faire les deux en une journée. On ne va pas se mentir après de grosses sessions d'entraînements ce n'est pas facile, mais c’est ma part du contrat. »