Crédit photo en-tête de page : Jérôme Masi / SNCF

Travail, entraînements adaptés… la vie d’après pour nos athlètes

Alors que les Jeux olympiques de Tokyo sont repoussés d’un an, la plupart des membres du Dispositif Athlètes SNCF ont mis de côté leur préparation spécifique et repris pleinement leurs activités au sein du Groupe. C’est notamment le cas du cycliste Quentin Caleyron, du rameur Valentin Onfroy et du skipper Kevin Peponnet. Rencontre.

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Quentin Caleyron : « Mon manager fait preuve de compréhension et de souplesse »

« Pistard » du Dispositif Athlètes SNCF, Quentin Caleyron trépignait d’impatience à l’idée de participer aux JO de Tokyo cet été. Déjà privé de quinzaine olympique en 2016 à Rio, suite à une chute en BMX, le cycliste originaire de la Loire devra encore patienter un an pour caresser son rêve : décrocher une médaille en vitesse par équipe. Sa préparation olympique décalée, notre athlète, également chargé de projet dans un bureau d’études de l’agence d’essai ferroviaire, télétravaille actuellement depuis sa ville natale de Saint-Étienne.

Faute de vélodrome rouvert à Paris, travailler en visioconférence avec ses collègues permet à Quentin Caleyron de pouvoir s’entraîner quotidiennement sur le vélodrome à proximité de chez lui, soit avant de débuter le travail, soit après sa « journée SNCF ». Une décision prise en accord avec son manager, Thomas Schrevere, qui connaît l’exigence du cyclisme sur piste et a autorisé notre athlète à travailler à distance pour pouvoir poursuivre ses entraînements.

Un soutien encourageant et motivant pour le pistard : « Mon manager fait preuve de compréhension et de souplesse dans la gestion de l’alternance des périodes de travail et d'entraînement. » Et de reprendre : « Je lis L’Equipe tous les jours et je vois bien que pour beaucoup d’athlètes, la suite est compliquée. Certains contrats de sponsoring risquent de s’arrêter avec le report des JO. Je n’ai pas à me poser cette question. La SNCF, c’est du solide et ça me donne vraiment confiance en l’avenir », explique le colosse d’1m86.

Quentin Caleyron ne manque d’ailleurs pas de garder le contact avec ses collègues lorsqu’il part pour de longues périodes de compétition ou de stages d’entraînement grâce à une newsletter qu’il a spécialement mis en place.

Valentin Onfroy : « Je suis conscient du privilège que m’offre la SNCF »

Valentin Onfroy, l’un des quatre spécialistes de l’aviron du Dispositif Athlètes SNCF, a pu à la fois reprendre le chemin des plans d’eau et du pôle client de l’ESV TER à Nancy où il est en poste depuis novembre 2018.

Sa mission ? Trouver des solutions aux problèmes rencontrés par le personnel sur le terrain (escale, vente, mécaniciens…). « C’est un travail extrêmement riche car je touche à des problématiques très différentes », raconte le jeune athlète de 25 ans. Valentin a réintégré son bureau, après avoir été détaché six mois afin de se préparer aux Jeux olympiques.

« Je vais être seul au bureau car mes collègues restent en télétravail pour l’instant. C’est un nouveau quotidien. Et puis ce sont surtout des marques à reprendre pour moi puisqu’il y a eu une longue coupure en raison de ma préparation sportive », complète Valentin.  « Je suis vraiment content de reprendre car je suis conscient du privilège que m’offre la SNCF. C’est le meilleur contexte pour préparer les Jeux olympiques décalés à 2021. Et puis, je suis aussi content de pouvoir voir autre chose, de sortir de chez moi car nous avons vécu une période assez anxiogène », ajoute-t-il.

Comme Quentin, Valentin va faire cohabiter son métier et sa préparation sportive dans les mois à venir. Avec deux séances quotidiennes d'entraînement de deux heures, les journées du vice-champion d’Europe 2018 s’annoncent chargées comme celles de l’ensemble des athlètes du Dispositif qui vivent en quelque sorte deux vies en parallèle.

Kevin Peponnet : « Avoir signé un CDI dans un groupe qui me fait rêver, c’est un confort exceptionnel »

Kevin Peponnet, skipper et ingénieur adjoint chef de groupe au sein de la direction Zone Ingénierie Sud-Est à Marseille, compte profiter de cette année pour redoubler d’effort dans la perspective des JO 2021, tout en se concentrant sur son travail au sein de notre Groupe. Déjà qualifié pour les Jeux en dériveur en double 470, il a profité du confinement pour travailler d’autres aspects de notre sport : « on révise nos connaissances en météorologie, par exemple, et on se replonge dans les règles de courses à la voile, on rebondit sur d’autres sujets », indique le skipper.

Comme les autres membres du dispositif, Kevin Peponnet conserve ses deux vies parallèles entre son travail à la SNCF et ses entraînements en vue des futures compétitions. « Avoir signé un CDI avec un groupe qui me fait rêver depuis petit, franchement, c’est un confort exceptionnel. Qui plus est en ce moment ! Je compte bien m’appuyer sur le soutien de la SNCF pour arriver encore plus fort aux Jeux Olympiques en 2021 », conclut l’athlète de 29 ans.

Une préparation estivale à venir pour Chloé Trespeuch

En cette fin de printemps, certains athlètes sont à une période creuse de leur saison, puisque le Dispositif intègre aussi des sports d’hiver. C’est le cas de la snowboardeuse Chloé Trespeuch qui a, par exemple, travaillé durant tout le confinement au sein du service de communication interne de Lyon Part Dieu aux côtés de l’athlète Laura Tarantola. Elle va reprendre les chemins des glaciers dès le mois prochain afin de continuer à préparer les JO d’hiver de 2022.