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« Les vies qu’on mène », l’expo sur la France en mouvement

À la Cité internationale des arts à Paris, notre Forum Vies Mobiles organise, jusqu’au 19 mai, une exposition explorant la place des déplacements dans nos modes de vie

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Rue de Rivoli, une mosaïque colorée de mobylettes, vélos, scooters ou motos… Voilà comment démarre l’exposition « Les vies qu’on mène », à la Cité internationale des arts (Paris 4e). Cette série de photos de Parisiens capturés en mouvement, sur leurs deux-roues, révèle au premier regard le fil rouge de l’expo, soit l’importance des déplacements dans nos vies modernes.

Pensé par le Forum Vies Mobiles et mis en images par le collectif Tendance Floue, ce travail photographique s’affiche ainsi sur plusieurs étages et dévoile des tranches de vie, toujours observées à travers le même prisme : le mouvement, ou, dans certains cas, l’absence de mouvement. Comme autant de manières de vivre en France.

Le Forum Vies Mobiles, notre think tank sur la mobilité

Créé en 2011 par la SNCF, le Forum Vies Mobiles est un institut autonome de recherches et d’échanges sur les mobilités. Il rassemble des intellectuels issus de différents horizons, des chercheurs, des artistes et des praticiens du transport. Ils mettent leur expertise en commun pour imaginer la mobilité du futur. Et proposer des solutions pour favoriser la transition en matière de mobilité.

En savoir plus sur le Forum Vies Mobiles

  • Jean-Claude bricole son véhicule dans « La Vallée des larmes », Jérôme Sessini

  • Mat Jacob a immortalisé des agriculteurs du Loire-et-Cher mettant en place des circuits courts

  • Ljubiša Danilović nous emmène auprès de demandeurs d’asile contraints à l’immobilité dans un centre d’hébergement d'urgence

  • Caty Jan s'est intéressée à un lieu de vie solidaire où cohabitent des adultes handicapés.

  • Les nombreux déplacements d’un médecin campagne, sujet du travail de Denis Bourges

  • « Les Frontaliers », de Bertrand Meunier, explore le mode de vie de Nadège et Hamady vivant à Stuckange et travaillant au Luxembourg.

  • Patrick Tourneboeuf a suivi le quotidien de Jean-Pierre, pompiste passionné.

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photographies sont présentées jusqu’au 19 mai 2022 à la Cité internationale des arts.

Pourquoi une telle expo ?

La crise sanitaire et, en particulier, les confinements successifs ont mis en lumière l’importance des déplacements dans nos vies. Et ce, quelles que soient les raisons qui nous font prendre le train, enfourcher un vélo ou rouler en voiture (professionnelles, personnelles, médicales, etc).

Mais la mobilité n’est pas vécue de la même manière par les Français, selon leur métier, leur cadre de vie, leur âge, ou leur réseau social. On pense à ce reportage consacré à une femme de ménage parcourant, chaque jour, en long et en large, la région parisienne. Métro, bus, RER, bis repetita… Une situation à mille lieues de celle de ces deux retraités vivant en colocation dans les Cévennes et qui apprécient leur sédentarité après une vie passée à bouger.

La force de l’intime

Au-delà des oppositions classiques entre les habitants de villes et ceux des territoires ruraux ou entre les riches et les pauvres, la démarche de Tendance Floue est d’explorer par le biais de l’histoire intime tous les enjeux des déplacements.

S’appuyant sur des personnages, des lieux et des contextes divers, chaque série interroge donc nos mobilités, avec en toile de fond une crise climatique chaque jour plus menaçante. On retiendra enfin cette série de photos d’un pompiste largement en âge de prendre sa retraite posant fièrement devant sa pompe à essence, comme un écho à l’actualité géopolitique.

En savoir plus sur le collectif Tendance Floue

Un texte autobiographique de Nicolas Mathieu

Pour prolonger l’exposition, Nicolas Mathieu s’est essayé au texte autobiographique en se livrant à une histoire personnelle de ses déplacements depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Un thème tout choisi pour l’écrivain, dont le roman, « Les enfants après eux », prix Goncourt en 2018, s’attachait à raconter, à partir du vol d’une moto et ses conséquences, les existences en mouvement de jeunes adolescents lorrains vivant à la périphérie.

Informations pratiques

Pour vous y rendre :

Cité internationale des arts
Site du Marais - Galerie
18 rue de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris

Métro : Ligne 7 Arrêt Pont Marie
Ligne 1 Arrêt Saint-Paul

Entrée libre et gratuite :

  • du mardi au vendredi de 14h à 19h
  • samedi et dimanche de 10h à 19h
  • ouverture nocturne jusqu’à 21h les jeudis 10 mars, 7 avril et 5 mai 2022
  • fermé les jours fériés