Crédit photo en-tête de page : Alstom_Coradia Polyvalent pour Regiolis

Trains hydrogène : première commande lancée

C’est une première en France. Quatre régions ont commandé pour leur TER des rames bi-mode, alimentées par de l’électricité ou de l’hydrogène. Une étape importante vers la décarbonation du ferroviaire avec zéro émission directe de carbone.

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C’est le fruit de longs mois de travail. Les premières rames Régiolis H2 ont été officiellement commandées auprès d’Alstom, le constructeur. À la manœuvre, quatre régions pionnières : Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie.

Traduction concrète de nos investissements en faveur des technologies sans émission directe de carbone, l’arrivée des trains à hydrogène vise à remplacer les locomotives et les automoteurs1 TER diesel circulant sur les parties non électrifiées du réseau. Le diesel représente, en effet, encore 26% de l’énergie consommée par TER et est responsable de 77 % de leurs émissions de CO2.

Depuis plusieurs années, nous travaillons avec les constructeurs au développement de matériel TER toujours moins polluant. Douze rames à hydrogène ont d’ores et déjà été commandées. La mise en circulation commerciale, prévue fin 2025, des premières rames figure au cœur de cet engagement.

En savoir plus sur TER

  • 12

    rames Régiolis H2 commandées

  • 231

    millions d’euros, c’est le coût global de ce projet

SNCF s’engage - le train à hydrogène

Un projet ambitieux au cœur des territoires

L'un des intérêts principaux du train à hydrogène est son autonomie, qui permet son exploitation sur les lignes non électrifiées.

La répartition des 12 nouvelles rames H2 va s’organiser ainsi :

  • 3 rames sont prévues en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la ligne Moulins – Clermont-Ferrand – Brioude et sur la ligne Lyon – Roanne – Clermont-Ferrand.
  • 3 rames circuleront en Bourgogne-Franche-Comté sur les lignes Dijon – Laroche-Migennes – Auxerre – Avallon et Dijon – Laroche-Migennes – Auxerre – Corbigny.
  • 3 rames sont prévues en Grand-Est sur la ligne Strasbourg - Haguenau - Niederbronn-les-Bains.
  • 3 rames sillonneront l’Occitanie sur la ligne Toulouse – Montréjeau – Luchon.

Les premières circulations d’essai des TER à hydrogène sont prévues pour fin 2023, début 2024.

L’hydrogène devient l’une des réponses concrètes du Groupe SNCF pour réussir la transition énergétique dans les territoires.

Christophe Fanichet, Président-directeur général de SNCF Voyageurs

Le train à hydrogène, comment ça marche ?

Cette technologie consiste à remplacer les classiques moteurs diesels par des piles à combustible, des réservoirs d’hydrogène, et des batteries pour une traction sans émission directe de gaz à effet de serre.

L’hydrogène stocké dans les réservoirs est mélangé à l’oxygène de l’air ambiant dans la pile à combustible, située en toiture du train, pour obtenir de l’électricité nécessaire à la traction de la rame. Cette électricité, qui peut être stockée dans les batteries, est consommée par les moteurs de train. Le seul résidu de cette réaction ? De l’eau.

Le train à hydrogène dispose d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, en transportant 220 passagers à 160 km/h.

Comment les investissements sont répartis

  • 215

    millions d’euros sont investis par les Régions

  • 8

    millions d’euros sont apportés par la SNCF

  • 8

    millions d’euros viennent d’Alstom

  • 47

    millions d’euros, c’est la contribution apportée par l’Etat aux Régions

La SNCF s’engage pleinement dans la transition énergétique

À l’horizon 2050, la SNCF a pour objectif d’atteindre « zéro émission nette » de gaz à effet de serre et s’engage d’ici 2030 à réduire les émissions de ses activités de transport de 30% par rapport à 2015.

Pour ce faire, notre groupe s’appuie sur différents leviers d’action :

  • sobriété énergétique : équipement de nos locomotives de compteurs d’énergie, aide au conducteur pour l’optimisation de sa conduite, incitations de nos salariés aux économies d’énergie via une plateforme dédiée
  • décarbonation : installation de panneaux photovoltaïques sur nos sites, hybridation des TER, recours aux biocarburants, développement du train à hydrogène et du train à batteries
  • mobilité propre : promouvoir l’usage du train en rappelant que le ferroviaire est le mode de transport le plus vertueux en France, le train émettant seulement 0,4% des gaz à effet de serre du secteur des transports

1 Une locomotive n'a pas de charge utile en elle-même, sa principale fonction étant de tracter un train et éventuellement d'en assurer le chauffage ou l'alimentation électrique. À l'inverse, d'autres trains sont autopropulsés, on les appelle alors automoteurs ou voitures automotrices. Source Wikipedia.