Crédit photo en-tête de page : Jérôme Masi / SNCF

Perception du sexisme ordinaire : des résultats encourageants

Plus de 1 200 salariés de SNCF ont récemment répondu à une enquête visant à mesurer, depuis la dernière évaluation en 2017, les progrès réalisés en matière de lutte contre le sexisme. Le point sur les principaux enseignements. 

Une diminution de la perception du sexisme

Menée du 16 septembre au 3 octobre 2019, l’enquête montre globalement une baisse de la perception du sexisme. 

Par exemple, les interpellations inappropriées du type « ma cocotte », « ma biche » ou « ma puce » sont en net recul : 53% des salariées déclaraient les avoir entendues en 2015, 46% en 2017, contre 37% aujourd’hui. 

Les remarques sur l’apparence et la tenue des collègues féminines sont également en retrait : 49% en 2015, 42% en 2017, contre 33% aujourd’hui. 

Enfin, si 40% des femmes étaient la cible de remarques, en 2017, concernant leur manque de disponibilité du fait de contraintes familiales, elles ne sont plus que 27% en 2019.

Des progrès grâce à des actions concrètes

Les actions déployées par les Ressources Humaines font bouger les lignes et évoluer les mentalités : 86% des salariés disent avoir été sensibilisés par au moins une action en faveur de l’égalité professionnelle. 

Par exemple, 35% des personnes interrogées estiment aujourd’hui que leur manager prend le sujet plus en compte, contre 26% il y a deux ans. En outre, 53% des sondés ont constaté des évolutions positives dans les comportements de leurs collègues. 

Une libération de la parole à renforcer

La part des salariés qui réagissent face à des attitudes sexistes à leur encontre est, également, en croissance depuis 2 ans. Cependant, 16% des victimes se sentent encore impuissantes faute de savoir comment faire et 9% n’osent pas intervenir par peur de représailles. 

Des efforts à poursuivre

Au global, ces résultats révèlent que les actions mises en place pour lutter contre le sexisme (plan de lutte contre le sexisme, prévention et sensibilisation sur le harcèlement sexuel...) ont permis des évolutions positives, mais sa perception reste encore trop élevée. L’entreprise s’engage à renforcer les démarches de sensibilisation des managers, des salariés et l’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales au travers d’outils dédiés.

  • 53 %

    des sondés ont constaté une amélioration dans les comportements de leurs collègues.

  • 35 %

    des sondés soulignent une meilleure prise en compte de l’égalité professionnelle.