Crédit photo en-tête de page : Maxime Huriez

"Nous accueillons tout mode peu polluant"

Alexandre Viros, directeur général d’e-voyageurs SNCF, répond aux questions de la Newsroom SNCF à l'occasion du lancement de l'Assistant, la nouvelle version de l'appli SNCF, destinée à évoluer fortement dans la période à venir.

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Qu’apporte l’assistant à l’appli SNCF ?

L’appli SNCF permet aujourd’hui d’informer, de guider les 13 millions d’utilisateurs qui l’ont téléchargée. La nouvelle version, l’Assistant, permet dès le 19 juin de réserver, payer, valider avec la technologie Near Field Communication, et personnaliser les propositions d’itinéraires.

Quel est votre objectif avec l’Assistant ?

Nous avons trois enjeux : réduire la crise environnementale, diminuer les congestions de trafic automobile autour des agglomérations, et proposer des solutions de transport dans les territoires diffus et peu densément peuplés. Il existe plein d’offres de mobilités. A titre d’exemple, il y a 11 entreprises de trottinettes en libre-service actuellement ! Il y a beaucoup de créativité dans ce domaine, mais les Français utilisent encore leur voiture, à 82%. Ça n’enclenche pas. Il faut proposer une solution aussi fluide que la voiture pour aller d’un point A à un point B. C’est particulièrement vrai en territoire diffus, où la voiture reste la seule solution de transport. Pour contrecarrer cette tendance, nous intégrons sur l’assistant des offres de taxi, de VTC, et de covoiturage du quotidien, avec BlaBlaLines (qui sera ajouté d’ici la fin de l’année). Dans ce domaine, nous expérimentons en Haute-Vienne une analyse des données des trajets, afin d’agir sur l’offre de transport. L’Autorité organisatrice pourra ensuite augmenter l’offre de bus, par exemple.

L’Assistant n’est-il pas concurrent de l’appli Oui.sncf ?

Il est complémentaire. Oui.sncf est l’appli de la longue distance. Ses utilisateurs s’en servent en moyenne 6 fois par an, donc c’est vraiment un usage occasionnel, par rapport à l’usage quotidien de l’Assistant. C’est à nous de démontrer que la finalité est différente. Cela se fera par le type de modes proposés, et par l’expérience qu’en feront les voyageurs.

En termes d’ergonomie, l’Assistant est-il très différent de l’appli SNCF actuelle ?

Non, pour le moment il y a une continuité, car les 13 millions de personnes qui l’ont téléchargée savent l’utiliser. La première refonte a eu lieu en octobre 2018. Il y en aura une autre d’ici la fin de l’année, avec une nouvelle ergonomie.

Dans quel esprit a été réalisé l’Assistant ?

Nous voulons être une maison ouverte. Tout le monde peut se brancher. Nous mettons nos outils technologiques et digitaux à disposition des opérateurs et autorités organisatrices, pour proposer l’appli la plus simple et fluide possible. Ce n’est pas exclusif, les partenaires peuvent aussi partager leurs offres sur d’autres plateformes. Mais cela représente des efforts techniques considérables : chaque offre est faite dans un langage spécifique et reflète une façon de penser différente. On doit tout remettre dans un langage commun, et pour cela chacun doit faire sa moitié du chemin.

Mais notre objectif est d’accueillir dans l’Assistant toute solution de transport non polluante.

On est prêt aussi à mettre l’Assistant en marque blanche afin que les Autorités organisatrices se l’approprient.