Crédit photo en-tête de page : Yann Audic

Les auteurs de BD planchent sur la mobilité

Evénement incontournable du 9ème art, le festival international de la bande dessinée d’Angoulême récompense chaque année les plus grands auteurs de bande dessinée. Partenaire historique du festival, SNCF met à l'honneur une exposition sur la transformation de nos modes de vie mobiles.

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Pour la 14ème année consécutive, SNCF est partenaire du festival et propose d’accueillir au sein de son Espace Polar les amateurs de BD pour des moments de lecture, des rencontres et animations.

Pour la première fois, une exposition est proposée par le Forum Vies Mobiles, institut de recherche soutenu par SNCF. L'exposition présente l’histoire de nos vies mobiles et leurs futurs possibles à travers la bande dessinée.

Interview avec Christophe Gay, le directeur du Forum Vies Mobiles.

Que représente pour vous le Festival International de la BD d'Angoulême ?

Un lieu privilégié pour faire connaître nos travaux, diffuser auprès du grand public nos études. Pour cela, le visuel joue un rôle clef : les photos et les vidéos sont des moyens efficaces de communication. C’était l'objet de notre démarche, l’année dernière, aux Archives nationales avec notre exposition Mobile/Immobile. 

Votre recours à la bande dessinée est-il une première ? 

Pas vraiment, nous avons déjà co-édité « Tranches de vies mobiles », une BD illustrant notre enquête sociologique sur la mobilité liée au travail. On y découvre la place occupée, en Europe, par les transports dans la vie de quatre protagonistes aux profils très distincts. Grâce aux dessins de l’urbaniste et illustrateur Jean Leveugle, on peut ainsi aisément s’identifier à l’un des personnages.

Et ici, à Angoulême ?

Avec cette exposition, nous cherchons à illustrer de grandes thématiques via des planches de BD, des toiles imprimées ou des lithographies. Sur de grands panneaux, le public retrouve de nombreux auteurs fétiches : Tardi, Tezuka, Van Hamme, Fabcaro, Davodeau, Reiser, Franquin, Peyo, et bien d’autres… Il y a aussi Donatien Mary, le dernier lauréat du Prix SNCF du Polar. En guise de clins d’œil, des figurines bien connues sont aussi placées ici et là, tels Astroboy, Tintin ou Boule et Bill. 

Quelles sont les thématiques abordées ?

L’exposition reprend le fil de notre travail sur la transformation de nos modes de vie mobiles et les futurs possibles. La scénographie met en avant plusieurs problématiques : la vitesse, les migrations pendulaires, mais aussi les nuisances du quotidien, une certaine aspiration au ralentissement, le « deux poids deux mesures » au sujet de la mobilité…

C’est-à-dire ?

Un des exemples les plus frappants, c’est cette opposition entre la femme ou l’homme d’affaires et le migrant. D’un côté, c’est très valorisé ; de l’autre, c’est tout le contraire. Il y a aussi l’enjeu autour de la pollution visuelle, sonore et bien sûr, environnementale, engendrée par les transports. Or, quand il s’agit d’aborder ces questions cruciales mais complexes, la BD me semble un medium tout trouvé et particulièrement ludique. 

En savoir plus sur le Festival International de la BD d'Angoulême.
 

Exposition du Forum Vies Mobiles au festival de BD d'Angoulême

La sélection Fauve Polar SNCF

À l’occasion des 20 ans du Prix SNCF du Polar, la sélection BD fusionne avec celle du Fauve Polar SNCF. Six albums sont en compétition pour un prix professionnel à Angoulême, qui sera décerné dimanche. Un prix public sera, lui, décerné au mois de mai : 

  • « Cassandra Darke » de Posy Simmonds
  • « Tumulte » de John Harris Dunning et Michaël Kennedy
  • « Le Detection Club » de Jean Harambat
  • « Dans la tête de Sherlock Holmes » de Cyril Liéron et Benoît Dahan
  • « No direction » d’Emmanuel Moynot
  • « Grasskings » de Matt Kindt et Tyler Jenkins

La remise du prix Fauve Polar SNCF aura lieu le samedi 1er février, à l’Espace Polar SNCF.