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Jean-Pierre Farandou au 7e Sommet de l’économie Challenges

Besoin d’air, envie de partir ? Le PDG de SNCF, Jean-Pierre Farandou, s’est exprimé sur ce thème le 3 décembre, à l’occasion du débat organisé par le magazine économique Challenges. Extraits de son intervention.

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Un rendez-vous en physique et à distance

Le 7e sommet de l’économie organisé par le magazine Challenges a réuni les 2 et 3 décembre des patrons d’entreprise, comme Sébastien Bazin, PDG d’Accord, Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, Antoine Frérot, PDG de Veolia, Marisol Touraine, présidente d’Unitaid, et des personnalités comme André Comte-Sponville et Jacques Attali, pour débattre sur le contexte économique actuel et celui de demain.
Seuls présents sur scène, les intervenants et modérateurs du débat étaient suivis en visioconférence par des participants qui pouvaient poser des questions.

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«En 2021, nous allons renouer avec la mobilité»

Le produit qui a le plus été touché par le choc de la pandémie, c’est le TGV. C’est un produit qui s’est développé pendant 40 ans grâce aux lignes nouvelles, à Ouigo, aux cartes commerciales… Le moteur principal du groupe SNCF, c’est TGV. Et là, le moteur est en panne (…). Nous, en tant que groupe mondial, nous avons Geodis qui a perçu des alertes en Chine aux débuts de la crise. Lorsque la crise est arrivée en France au mois de mars, nous nous sommes tout de suite occupés de la sécurité sanitaire, même dans cette période de flou. Pour les voyageurs et pour les agents. Nous avons intégré la composante sanitaire dans tous les gestes métiers, dans le dialogue social. Les organisations syndicales ont joué le jeu. Et grâce à cela nous avons tenu.

Des Français de plus en plus nombreux songent à changer de vie. Qu'est-ce que cela signifie pour la SNCF ?

On voit dans les comportements qu’il y a un appétit de maison, car tout le monde veut un jardin. Dans la région parisienne, les gens sont prêts à s’éloigner, pour revenir travailler sur Paris quelques jours par semaine. Pour la SNCF, nous aurons moins de voyageurs dans les RER domicile-travail, mais la bonne nouvelle, c’est que nous aurons plus de kilomètres pour chaque voyage fait. Il peut y avoir un transfert. C’est aussi un phénomène lié à la qualité de vie. Dans les crises, les gens y réfléchissent. Je pense qu’on peut assister à des choix de vie qui peuvent changer les mobilités des Français.