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Girls Day : 6e journée de la mixité

SNCF organise le 14 décembre, le "Girls day - Journée de la Mixité". Cette opération vise à faire découvrir aux jeunes filles les métiers techniques, dépasser les stéréotypes de genres qui y sont associés et susciter des vocations.

14 décembre: 6ème "GIRLS' DAY" SNCF

Communiqué de presse

Publié le 13 décembre 2017 à 15h43

Poursuivant sa politique d'égalité professionnelle et de mixité, SNCF organise le 14 décembre 2017, pour la 6ème année consécutive, le "Girls' Day-Journée de la mixité".

20% de femmes dans les effectifs SNCF

En 2016, 20% des effectifs de SNCF sont des femmes mais seulement 5,7% d’entre elles exercent un métier de la traction et 11,2% occupent des postes à la circulation.Afin de sensibiliser les jeunes filles à ces métiers, près de 1 300 élèves rencontreront  300 salarié.e.s de SNCF dans 10 régions.  Au programme de cette  journée : des visites d’ateliers, de chantiers, de postes d’aiguillage, des tests de simulateurs de conduite.

En Ile-de-France, plusieurs parcours ont été organisés, notamment dans les  gares parisiennes, avec des témoignages de femmes exerçant des métiers techniques, des démonstrations des personnels de la sûreté…En 2015, SNCF a signé un accord d’entreprise « en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de la Mixité » et a été le premier grand groupe français à inviter des jeunes filles à l’occasion d’une journée dédiée.

Le taux de féminisation en 2016

  • 30 142 femmes travaillent à SNCF, soit 20,24% des effectifs contre 10% dans les années 80
  • Taux de féminisation : 60,6% pour les activités administratives (+0.3% en 4 ans) contre 5,7% pour les métiers de la traction (+1% en 4 ans) et 11,2% (+1,2% en 4 ans) pour la circulation
  • 8 412 femmes cadres chez SNCF, soit 27,24% des effectifs

Interview : Elodie Hamon, manager des conducteurs

Pouvez-vous vous présenter ?

Après le Baccalauréat, je suis rentrée en classe préparatoire physique-chimie puis j’ai rejoint l’école d’ingénieur UTT, où je me suis spécialisée en matériaux et mécanique. A la fin de mes études, j’ai travaillé 2 ans dans un centre de Recherche et Développement sur le vitrage automobile. Je suis ensuite rentrée à la SNCF il y a 4 ans et je suis maintenant manager des conducteurs de trains (Dirigeante de Proximité Traction) depuis 2 ans.

Pourquoi et comment êtes-vous entrée à la SNCF ?

J’ai découvert les métiers de SNCF lors d’un salon spécial carrière. En me renseignant, j’ai découvert l’étendue des domaines, les formations proposées et les possibilités d’évolution de carrière. Il faut alors passer des tests médicaux et psychomoteurs.

On m’a proposé de rentrer dans un cursus "jeune-cadre" où l’on passe par le métier de conducteur de train avant de devenir manager. Cela permet d’obtenir la crédibilité nécessaire pour ce poste. De plus, la formation de conducteur est très complète, elle nous apprend à la fois le fonctionnement du train, son dépannage, les règles de circulation et les procédures à appliquer en cas d’anomalies.

Pourriez-vous expliquer votre métier ?

Je suis DPX Traction. J’ai pour mission d’encadrer une équipe de 28 conducteurs, de les accompagner en ligne, de les former et de vérifier leurs connaissances afin de les certifier à la conduite. Je suis garante de la sécurité des circulations. Lorsqu’un événement sécurité se produit, j’analyse les causes pour ne pas qu’il se reproduise.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

Certes, les femmes sont peu nombreuses dans mon service, avec seulement 2% de conductrices et 1% de femmes cadres à mon embauche. Pourtant, c’est un métier qui peut être fait par un homme ou par une femme.

Pour ma part, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières et j’ai au contraire été très bien acceptée. Évoluer en tant que femme dans des milieux à dominance masculine est un atout à mes yeux. Cela nous permet d’apporter une touche différente, de se compléter et d’apaiser les tensions.

En ce qui concerne ma crédibilité aux yeux des hommes, il est vrai que je me suis toujours dit qu’il fallait que je sois à la hauteur pour être légitime. Mais non pas par rapport au fait d’être une femme mais par rapport à ma jeunesse. En effet, je savais dès mes débuts que je devrais encadrer des personnes plus âgées que moi; je devais donc être au niveau techniquement. Je ne voulais pas être jeune donc inexpérimentée.

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?

C’est un métier intéressant, le bon équilibre entre un travail de bureau et un travail de terrain. Chaque conducteur est différent, il faut être très humain dans ce métier.

Que pensez-vous de cet événement du Girls Day au sein de l’entreprise ?

Il fait progresser la mixité en montrant aux femmes que ces métiers leur sont accessibles.

Que pourriez-vous conseiller aux jeunes filles intéressées par ces métiers ?

Pour moi, ce n’ai pas une question de genre (femme ou homme) mais d’intérêt. Il faut faire ce qui nous plait. Moi j’ai toujours aimé le côté scientifique, savoir comment les choses fonctionnent et je ne me suis jamais sentie freinée par le fait d’être une femme. C’est aux femmes de ne pas se poser de limites, de candidater et de faire ce qui leur plait. Soyez fière de surprendre les autres !

Le mot de la fin ?

La mixité, c’est la normalité.

Interview: Fabrina Dilou, agent commerciale

Pouvez-vous vous présenter ?

Après avoir réalisé des études en comptabilité, j’ai rejoint le groupe SNCF en tant qu’agent commerciale. J’ai occupé ce poste pendant 10 ans.

Pourquoi et comment êtes-vous entrée à la SNCF ?

Avant de rentrer à SNCF, j’étais assistante de direction dans une agence en CDI et j’ai souhaité quitter mon poste pour rejoindre cette grande entreprise qu’est SNCF.

J’étais très intéressée par ce groupe et par le poste de commerciale notamment pour le contact avec le client. Je voulais aussi utiliser au quotidien mes langues (Anglais et Espagnol), une opportunité s’est ouverte à moi et je l’ai saisi.

Pourriez-vous expliquer votre métier ?

Aujourd’hui, je suis agent commerciale en gare de Paris-Montparnasse. C’est un métier d’échange, de connaissance, de partage, et de visibilité. Dans mon poste, on est en 2x8 c’est-à-dire soit on travaille de 6h à 14h, soit de 14h à 21h. Ma journée type : en arrivant à mon poste, j’ai 15 minutes de vérification (voir si la caisse est bonne, vérification du poste…) et pour me mettre en tenue. Ensuite, j’ouvre le guichet. Il peut y avoir des interventions sur le terrain (problèmes aux portiques (CAB), aide pour le passage des handicapés et tout autre renseignement).

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

Les principales difficultés que j’ai rencontré sont surtout avec la clientèle qui est parfois difficile à gérer. En général, le matin, la clientèle est impatiente. Le midi, il y a énormément de touristes donc j’en profite pour exploiter mes langues. Et en soirée, les clients sont plutôt zen et moins pressés. En revanche, je n’ai rencontré aucune difficulté avec mes collègues masculins, bien au contraire.

Que pensez-vous du Girls Day ?

C’est un événement très intéressant car il permet de montrer l’importance de la femme au sein de SNCF. Elle peut se retrouver à tous les postes tant dans les bureaux que sur le terrain et les assumer sans problèmes.

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?

Pour ma part, je n’ai pas le temps de m’ennuyer car c’est un métier riche et il y a tout le temps des clients différents. Tout le monde est assez ouvert, c’est pouquoi l’ambiance de l’équipe est bonne, on s’entend tous très bien. La transmission et le partage sont la base dans notre équipe et c’est ce qui fait notre force. J’apprécie aller sur le terrain, c’est un métier où l’on bouge souvent. J’aime beaucoup former les nouveaux et je n’hésite pas à aller aider mes collègues quand il y a besoin.

Que pourriez-vous conseiller aux jeunes filles intéressées par ces métiers ?

Pour faire ces métiers, il faut aimer échanger, partager, avoir envie d’apprendre. Il faut également avoir un bon relationnel avec le client.

Le mot de la fin ?

Allez-y, foncer les filles, vous ne serez pas déçues. SNCF est une grande famille, où se mêle l’échange, le respect et l’apprentissage en continue. Beaucoup de choses positives ressortent d’un groupe comme celui-ci.

Interview: Tiphaine Faverie, gestionnaire de moyens

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai obtenu un Baccalauréat Scientifique, puis j’ai décidé de poursuivre avec un BTS transport et logistique. Je suis actuellement gestionnaire de moyens chez SNCF. Il s’agit de mon premier poste au sein de l’entreprise et je le tiens depuis 5 ans.

Pourquoi et comment êtes-vous entrée à la SNCF ?

J’ai voulu entrer chez SNCF car c’est une très grande entreprise qui propose une évolution de carrière en interne dans une multitude de branches (autant dans la production des trains, que dans la communication ou l’information voyageurs etc…). Je suis entrée chez SNCF en postulant sur internet. J’ai répondu à une annonce qui proposait un BTS en alternance et qui assurait une embauche si le diplôme était obtenu.

Pourriez-vous expliquer votre métier ?

Je suis gestionnaire de moyens. Je travaille en horaires décalés (3x8) et gère en temps réel les conducteurs de trains ainsi que le matériel circulant sur le réseau du RER C. Globalement, je dois trouver une solution pour pallier l’absence d’un conducteur malade de dernière minute ou en retard et remplacer une rame qui aurait une avarie (un dommage) et ne serait plus apte à réaliser un service voyageurs convenable.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

À ma prise de poste, j’ai rencontré des difficultés non pas parce que j’étais une femme mais plutôt du fait de mon jeune âge. Mais le temps avançant et l’expérience acquise, les préjugés que certains pouvaient avoir se sont estompés.

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?

Ce que j’aime le plus dans mon métier c’est l’absence de monotonie. Chaque jour est différent de la veille. On ne rencontre jamais les mêmes problèmes ou on les gère différemment. Le contact avec plusieurs corps de métiers est aussi formateur et enrichissant. Par jour, je dois avoir en moyenne une centaine d’interlocuteurs.

Que pensez-vous du Girls Day ?

C’est une belle initiative de la part de SNCF qui permet de casser les préjugés de notre société. Les femmes ont des atouts pour travailler dans de nombreux domaines où elles restent encore minoritaires. Cela peut donner l’envie aux jeunes filles de se construire un projet professionnel, de faire découvrir les formations aux métiers techniques.

Que pourriez-vous conseiller aux jeunes filles intéressées par ces métiers ?

Je conseillerais aux jeunes filles intéressées par ces métiers de ne pas hésiter à postuler sans être freinées par les préjugés. SNCF milite pour l’égalité professionnelle et la mixité. Nos services sont ouverts pour accueillir les jeunes intéressés par des stages, des alternances ou même des journées de découvertes des métiers.

Le mot de la fin ?

Prenez le train de la réussite, postulez !