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Ground Control version intérieure

À partir du 9 février, Ground Control s’agrandit et offre au grand public un nouvel espace couvert de 4 500 m2 sur l’ancien site de tri postal de Charolais, à quelques pas de la gare de Paris-Lyon. La terrasse extérieure avait déjà accueilli 200 000 personnes entre mai et octobre 2017. Pour la première fois dedans et dehors, le site est désormais ouvert toute l’année.

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Ground Control investit l’intérieur de la halle Charolais

En 2018, Ground Control s’empare de la halle Charolais. L’objectif est d’en faire un lieu de partage et de convivialité. Dès l’année dernière, son extérieur accueillait bars, restaurants, marchés de producteurs… Cette année, à l’intérieur, de nouveaux restaurants et bars ont installé leurs tables. Une zone événementielle est également créée pour accueillir boutiques, marchés, expositions, ateliers, scènes musicales, cours de cuisine et de sport. Divers événements, rencontres ou expositions seront programmés toute l’année.

L’univers du voyage et du train est de nouveau présent sur le site de Ground Control avec l’ouverture du pop-up store du Magasin Grand Train. Photos vintages, affiches anciennes, mugs, sacs, papeterie, badges… y seront en vente.

Une radio vivra au rythme de l’actualité du site, diffusant des émissions en direct et en public, des programmes libre antenne et en retransmettant des DJ sets et concerts.

Pour rejoindre Ground Control, les visiteurs ont deux accès à leur disposition dont un accès direct depuis le hall 2 de la Gare de Paris-Lyon. Une nouvelle entrée est disponible au 81-87 rue du Charolais.

Guillaume Pepy présent à l'inauguration du site Charolais

Ground Control a répondu à la nouvelle proposition de SNCF Immobilier en deux étapes. Premier round : l’occupation de mai à octobre 2017 de 2 500 m2 en extérieur, à proximité immédiate de l’ancienne halle des messageries et l’ancien tri postal, et l’organisation les 10 et 11 décembre, dans le cadre de la fermeture définitive du dépôt, de l’exposition "Dépôt de Paris-Charolais, se souvenir… puis reconstruire". Deuxième round : l’inauguration par Guillaume Pepy, le 24 janvier dernier, d’un espace supplémentaire de 4 500 m2 couverts au sein de l’ancienne halle du tri postal désertée depuis juin 2015. L’occupation est prévue jusque début 2020 en non-stop.

© Rails & histoire / Bruno Carrière

Naissance d'un nouveau quartier

Depuis 1849 et jusque dans les années 2010, s’élevaient les bâtiments et faisceaux de voies qui rythmaient le quotidien de la gare de Lyon. À commencer par le dépôt caractérisé par ses trois rotondes construites respectivement en 1867, 1883 et 1923. Haut-lieu de la traction vapeur, ce bâtiment emblématique regroupait le gotha des locomotives de vitesse et de banlieue, concédant à l’annexe de Villeneuve-Saint-Georges, créée en 1885, celui des machines à marchandises.

Reconverti à la traction électrique à partir de 1950, la suppression progressive des rames tractées au profit des automotrices de banlieue (Z 5100 dès 1954) et des TGV (Sud-Est en 1989, Méditerranée en 2001) remet en question son utilité et conduit à la destruction successive en 1969 et 1989 des rotondes sud et centre, suivie en 2002 de la rotonde nord, ultime édifice de ce genre dans Paris intra-muros. Dernier vestige emblématique du dépôt, le bâtiment administratif, surmonté de son clocheton et de ses quatre horloges (la "Kelton"), est démoli à son tour en 2004.

Réduit à un simple grill en impasse pour les quelques locomotives assurant le demi-tour au départ des gares de Paris-Lyon ou de Bercy pour les trains à destination de l’Italie, il est définitivement supprimé le 11 décembre 2016. Les espaces ainsi dégagés (quelque 3,2 hectares) ont permis la création d’un nouveau quartier (opération "Charolais-Rotonde") mêlant logements, bureaux, commerces et équipements (dont le conservatoire municipal de danse et de musique Paul-Dukas livré en septembre 2004). Mené sous l’égide d’Espaces Ferroviaires, filiale de SNCF Immobilier, le réaménagement des lieux s’est poursuivi de 2010 à 2016.

© Rails & histoire / Bruno Carrière

Place à la fête !

Le site du Charolais abritait également des ateliers de réparation de locomotives. Bien qu’indissociables du dépôt, leur transfert à Nevers, décidé avant guerre, fut rendu effectif au début des années 1920. Il s’agissait pour le Paris-Lyon-Méditerranée de libérer des espaces afin d’accueillir des services qui, imbriqués au cœur de sa gare parisienne, faisaient obstacle à son extension. C’est ainsi que furent élevés en lieu et place des ateliers, outre la troisième rotonde (1923), un bâtiment pour l’atelier de télégraphie et imprimerie des billets (1923), une nouvelle messagerie-départ (1924-1926) et un nouveau centre de tri postal (1926).

Cet ensemble de constructions de quelque 6 hectares, aujourd’hui sans utilisation, fait l’objet, lui aussi, d’une opération immobilière ("Gare de Lyon-Daumesnil") identique à celle de Charolais-Rotonde. Les premières réalisations devraient voir le jour fin 2020 et le projet mené à terme en 2026.

Dans l’attente, SNCF Immobilier a confié à Ground Control, entreprise culturelle spécialisée dans l’événementiel et membre des Sites Artistiques Temporaires de SNCF Immobilier, le soin d’animer temporairement les lieux, à l’exemple de ce qu’elle avait fait avec succès en 2015 et 2016 (opération Grand Train) dans les emprises SNCF de la Chapelle-Ordener (Paris 18e).

© Rails & histoire / Bruno Carrière

Un espace libre et curieux pour 2 ans et demi

Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF, a donné le 17 mai le coup d’envoi du nouveau projet Ground control, en compagnie de Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier, Denis Legat, co-fondateur de Ground Control et Catherine Baratti-Elbaz, Maire du 12ème arrondissement de Paris.
Bien que temporaire, l’espace "libre et curieux" restera cette fois-ci deux ans et demi en place "On va pouvoir s’installer et créer du lien dans ce quartier. On va s’intégrer avec les riverains, les associations, les usagers de la gare, et essayer de construire un lieu de vie ensemble" s’est réjoui Denis Legat.
Le site accueillera par la suite le futur quartier Paris Gare de Lyon Daumesnil, dont SNCF avec sa filiale d’aménagements Espaces Ferroviaires porte la maitrise d’ouvrage. "On est en train de donner une autre vie à un lieu ferroviaire qui sans doute, il y a 10 ou 20 ans, aurait été purement et simplement détruit" souligne Guillaume Pepy.