Crédits photo en-tête de page : SNCF

Emploi : "Tout cheminot est le bienvenu dans les cinq sociétés"

Jacques Rascol, son directeur, explique le programme Solidarité Emploi, lancé en janvier 2020. Il veut ainsi installer un pilotage coordonné de la mobilité professionnelle au cœur des territoires et permettre à chacun de trouver sa place au sein du groupe. SNCF Humain devient le 4ème fondamental aux côtés de SNCF Sécurité, SNCF Robustesse et SNCF Information.

Publié le | Mis à jour le

Lecture 4 min.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ce programme ?

Ce programme a pour ambition de remettre l'humain et la solidarité au plus haut niveau de l'entreprise. Jean-Pierre Farandou, le nouveau président, a dit : «On va en faire un programme fondamental et le mettre au même niveau que les trois précédents programmes fondamentaux.»

À qui est destiné ce programme ?

Avant tout, aux agents. Ce sont eux à qui on a envie de dire : «Vous êtes les bienvenus dans toutes les sociétés de l'entreprise. Ça ne change rien, d'avoir créé cette SA». Et en même temps, on a vraiment envie de dire : «La mobilité, elle vous appartient. Si vous voulez changer, changez.»

Ensuite, les managers. Les managers d'une manière générale mais aussi, par définition, tous les managers qui font des mises en place, qui décident, qui ont la capacité de décider de prendre ou pas un agent. Et les RH qui sont là pour accompagner les managers. Le programme s'adresse majoritairement aux agents qui sont dans le groupe et souhaitent y rester. Ce n'est pas un programme d'accompagnement au départ. C'est vraiment cette volonté de dire : «Vous êtes dans cette entreprise, vous y êtes nouveau, vous y êtes un peu plus ancien, aujourd'hui, vous travaillez là...»

Vous avez des parcours classiques qui sont là. Bien sûr, le programme n'est pas là pour empêcher ces parcours. Certains cheminots resteront dans une activité, un parcours classique. Mais on offre la possibilité d'ouvrir, et on s'adresse à tous.

Et ce qui fait la différence, c'est la compétence, la manière dont on va accompagner un agent qui veut changer de métier. Et ça, il n'y a pas d'âge. Pardon de le dire mais un senior peut avoir envie de changer de métier. Donc je le redis : tous les cheminots sont les bienvenus.

Quels seront les indicateurs de réussite ?

Le premier indicateur va être autour de la satisfaction des salariés.

Ensuite, on travaille sur des indicateurs un peu plus quantitatifs, des indicateurs de moyens, comme une bourse de l'emploi plus transparente, la couverture des postes à l'interne. Et on va examiner avec attention aussi le nombre de salariés qui ne sont pas sur des postes pérennes. Évidemment qu'il faut qu'on en ait le moins possible.

Pouvez-vous nous donner les grandes étapes, les temps forts du calendrier ?

Première grande étape, c'est à la moitié du mois de mars : on va repasser en revue de projet au niveau du président et des responsables de chacune des sociétés. On va présenter la déclinaison opérationnelle qui sera mise en place au 2ème trimestre.

Pourquoi lancer un tel programme maintenant ?

D'une part, parce qu'on est dans une phase où l'entreprise a évolué. Il n'a échappé à personne que depuis le 1er janvier, il y a cinq sociétés.

Et rappeler que tout cheminot est le bienvenu dans les cinq sociétés, ça nous semblait le bon moment. Et il y a eu des évolutions ces dernières années, et parler d'emploi et de mobilité est quelque chose qu'il est nécessaire de remettre à l'ordre du jour.

Je souhaite ajouter que ce programme est une étape, une marche. On l'a voulu. On a fortement l'impression que c'est à nous, entreprise, de faire le 1er pas, d'aller au-devant et dire : «On veut que la mobilité fonctionne, refonctionne différemment.» Mais en même temps, on sait que derrière, ça va fonctionner avec l'engagement de tous. Et si on a cet engagement de tous, c'est un programme gagnant-gagnant.