Crédit photo en-tête de page : Arnaud Février

Contrôle opérationnel réalisé par l'EPSF

Le rapport de l’EPSF, évoqué dans l'article du Parisien, fait suite à un audit réalisé fin avril sur la zone de production Atlantique. Il fait partie des très nombreux contrôles opérationnels effectués par l'EPSF, environ 50 par an, qui complètent ceux réalisés par la SNCF (contrôles techniques, audits, etc).

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Qui est l'EPSF ?

L’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF) est l’autorité nationale de sécurité. Il délivre les agréments aux entreprises de transport ferroviaire (dont SNCF) et au gestionnaire d’infrastructure (SNCF Réseau).

L’EPSF assure également le suivi de la sécurité ferroviaire et contrôle la SNCF. Il recense les incidents de sécurité (réalise des audits systématiques, conjoncturels et des inspections).

La sécurité ferroviaire

La priorité absolue de SNCF est la sécurité, et ce à tous les échelons de l’entreprise.

La sécurité de la voie est toujours assurée. Il existe depuis toujours des normes sans cesse améliorées qui permettent de définir les valeurs d’alerte, d’intervention, de ralentissement (on réduit la vitesse voire on arrête les trains si la sécurité peut être engagée). De plus, les personnels chargés de la surveillance et de la maintenance des voies sont parfaitement formés et habilités pour prendre les bonnes décisions en garantissant la sécurité.

De nombreuses actions et résultats ont été obtenus depuis 3 ans en matière de sécurité :

  • 3 milliards d’euros par an sont investis par SNCF Réseau pour le renouvellement, soit 3 fois plus qu’il y a 10 ans
  • Réduction de 30% des évènements sécurité depuis 3 ans (ESR)
  • Renforcement de la maintenance et de la surveillance : sévérisation de la maintenance
  • Plan VIGIRAIL, 500 appareils de voie renouvelés par an
  • Développement de la surveillance automatisée (les engins SURVEILLE par exemple contrôlent 17 000 km de voie du réseau classique toutes les huit semaines, en appui des tournées faites par les équipes de maintenance qui surveillent tous les jours les 48 000 km de voies ferrés, soit le tour de la terre)

 

En 2019, 5,6 milliards d’euros sont investis sur le réseau, dont 3 milliards pour assurer le renouvellement et la performance de l’infrastructure. Cet effort se traduit notamment par :

  •   1 650 chantiers majeurs (réalisés à 50% de nuit). C’est deux fois plus qu’il y’ a 10 ans.
  •   1 000 km de voie renouvelés
  •   4 000 km de caténaires vérifiés ou remplacés
  •   500 aiguillages remplacés

Tous les ans, EPSF et SNCF Réseau croisent leurs audits et leurs analyses. Sur ces trois dernières années :

  • Les constats sont identiques (niveau de sécurité, constats d’écarts, amélioration etc….)
  • Globalement, l’EPSF constate depuis 4 ans une amélioration réelle de la maintenance, même s’il reste des axes d’amélioration :
    • Déformation de voie : aucune incidence majeure en 2019 malgré une canicule exceptionnelle (réduction des déformations, peu d’impact sur la régularité)
    • Géométrie de la voie : les indicateurs de géométrie du contrat de performance sont en amélioration depuis 2016

La maintenance

Une augmentation importante du volume de surveillance et de contrôle de la maintenance est constatée depuis des années (+50% de l’EPSF par exemple depuis 2015) : normes, outils de surveillance et contrôles. Il est donc normal que ces rapports et audits pointent des points d’amélioration.

Une grande partie des points évoqués par l’EPSF n’appellent pas de risque sécurité. S’il y avait un problème de sécurité, l’EPSF pourrait arrêter un équipement, arrêter une circulation.

Les points soulevés dans le rapport touchent à des sujets de sécurité ce qui ne signifie pas qu’il y a un risque pour les circulations ferroviaires. S’il y avait eu un risque, des mesures immédiates auraient été prises.

  • Beaucoup de points ne sont pas en urgence de type 0 (les plus prioritaires)
  • De nombreux points d’amélioration ne sont pas normés en termes de délais

Par exemple, les écarts soulevés sur la traçabilité des opérations ne signifient pas que les opérations ne sont pas réalisées mais qu’elles sont mal reportées.

Pour autant, SNCF réseau considère ces écarts relevés avec importance, comme un élément de comparaison avec sa propre veille et suis l’efficacité des actions mises en œuvre. C’est ainsi qu'une réponse doit être apportée pour chaque écart à l’EPSF (mesures correctives et/ou remise en conformité), qui se réserve le droit de vérifier sur le terrain que cela a été réellement réalisé.