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Les résultats financiers 2020 de SNCF

Les résultats 2020 du Groupe SNCF sont marqués par l'impact économique de la crise sanitaire de la Covid-19. Dans ce contexte sans précédent, SNCF a mis en œuvre un plan d’économies structurant. L’État a apporté son soutien au Groupe en mettant en place un plan de relance du ferroviaire. Le groupe accélère son adaptation industrielle et commerciale et poursuit son développement. L’ambition du groupe est intacte : devenir d'ici 2030 un champion mondial de la mobilité durable des voyageurs et des marchandises, avec un cœur de métier ferroviaire et un pays de référence, la France.

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En résumé

Les résultats 2020 du Groupe SNCF sont marqués par l'impact économique de la crise sanitaire de la Covid-19, et plus marginalement par les grèves de début 2020 liées à la réforme des retraites.

  • Le chiffre d’affaires est en retrait de -14% par rapport à 2019 pour atteindre 30 Mds€, impacté par les conséquences de la crise sanitaire à hauteur de -6,8 Mds€.
  • La marge opérationnelle-EBITDA s’élève à 2,0 Mds€ avec un impact Covid de -5,4 Mds€ et le résultat net est négatif à -3,0 Mds€.
  • La dette nette du Groupe s’établit à -38,1 Mds€ (après reprise de 25 Mds€ par l’État au 1er janvier 2020).

Mais le Groupe démontre également la résilience de son modèle et sa capacité à amortir le choc dans un contexte
de crise inédit.

  • Il a su réagir en adaptant son offre et sa politique commerciale, afin d’accompagner et de soutenir la reprise, avec un rebond marqué lors des vacances d’été et d’hiver.
  • Le caractère diversifié des activités du Groupe contribue à sa résilience : Geodis en particulier est en croissance sur l’année (+4,5%) et les activités conventionnées présentent une certaine résistance (Transilien +2%, TER -4% et Keolis -8%).
  • Un plan de crise structurant et des mesures d'économies inédites mis en place dès avril ont un impact favorable sur la trésorerie disponible du Groupe de 2,5 Mds€ à fin 2020.
  • Au terme de cette année exceptionnelle, l'entreprise conserve une assise financière solide et la confiance des investisseurs, notamment grâce au plan de relance du secteur ferroviaire (4,7 Mds€) et aux mesures en faveur du train, en particulier du fret ferroviaire, décidés par l’État.
  • Le Groupe a démontré plus que jamais son rôle d’utilité publique à chaque étape de la crise, en travaillant quotidiennement avec le gouvernement et les territoires pour contribuer à l’effort sanitaire, et pour maintenir le socle de mobilité (transports du quotidien, transport de marchandises essentielles) indispensable au bon fonctionnement de l’économie.

Le Groupe accélère sa mutation ainsi que son développement pour répondre à son ambition de devenir le champion mondial de la mobilité durable.

  • Le Groupe poursuit son adaptation industrielle et commerciale tout en renforçant les fondamentaux de l’excellence opérationnelle.
  • À l’international, les objectifs de développement sont soutenus et sélectifs pour Keolis et Geodis. Ces deux actifs stratégiques, véritables relais de croissance pour l’avenir, contribuent à la résilience et à la rentabilité du Groupe.
  • Le Groupe aborde l’ouverture à la concurrence des activités ferroviaires de voyageurs en France dans une posture de conquête. Il renforce son dialogue avec les autorités organisatrices de mobilités pour leur proposer une stratégie et des solutions sur-mesure.

Résultats Annuels 2020 Groupe SNCF

3 questions à Laurent Trévisani

Jean-Pierre Farandou, Président Directeur Général du Groupe SNCF

« Cette année, nous avons démontré la capacité de résilience du Groupe SNCF et conforté ainsi la pertinence de notre stratégie de diversification. L'engagement fort de toutes nos équipes a été déterminant pour adapter nos offres en continu à la stratégie sanitaire du gouvernement et répondre aux besoins de mobilité essentiels. Nous ne nous sommes pas contentés de gérer la crise. Nous nous sommes également mobilisés pour préparer l’avenir en accélérant l’adaptation industrielle et commerciale.

C’est le sens de notre projet stratégique « Tous SNCF » et de ses 4 lignes de force : l’humain, les territoires, l’écologie et l’innovation dont le digital. Ce travail a été rendu possible par un dialogue renoué en interne et avec les territoires, priorité que je porte depuis ma prise de fonction.

Nous sommes aujourd’hui mobilisés et déterminés à saisir les opportunités de notre secteur et à assurer notre développement vers toutes les mobilités en France et à l'international. Le plan de soutien décidé par l’État va permettre de régénérer le réseau et de renforcer le ferroviaire. Nous prouverons notre capacité à proposer des
solutions sur-mesure et compétitives à chaque mise en concurrence d’activités ferroviaires de voyageurs en France.

Pendant la crise, le Groupe a démontré plus que jamais son utilité publique et sa contribution à la solidarité nationale. Demain j’ai la conviction que ce caractère d’utilité publique sera une des clés de son attractivité et de sa performance. Nous devons aux Français d’améliorer encore notre performance commerciale, industrielle et
sociétale. Cela passera notamment par une reconquête des volumes avec une politique tarifaire plus accessible, plus simple et plus lisible.»

Un exercice 2020 marqué par une crise sans précédent, mais le Groupe démontre sa résilience

Après un début d’année 2020 marqué par les conflits sociaux liés à la réforme des retraites, la crise sanitaire a donné aux activités du Groupe SNCF le coup d’arrêt le plus fort et le plus durable jamais connu. Les activités de transport de voyageurs, et la Grande Vitesse en particulier, sont en net recul, avec une baisse de fréquentation de -48% pour l’ensemble de la Grande Vitesse ferroviaire (TGV INOUi, OUIGO, Eurostar, Thalys etc.), dont -45% en France. Concernant les activités conventionnées, les fréquentations sont en baisse de -45% pour Transilien, -32% pour TER et -30% pour Keolis (Grands réseaux France) par rapport à 2019.

Ce bouleversement des activités du Groupe pèse sur sa performance financière :

  • Le chiffre d'affaires sur l'année accuse un retrait de près de -14% par rapport à 2019 (à périmètre et change constants) pour atteindre 30,0 Mds€. L’impact de la crise sanitaire sur le chiffre d’affaires global atteint - 6,8 Mds€ en 2020, dont -4,8 Mds€ pour l’activité Grande Vitesse.
  • Le chiffre d'affaires de l‘ensemble de la Grande Vitesse ferroviaire est en baisse de -54%, la mobilité internationale est à l’arrêt et le marché français au ralenti. Celui de SNCF Réseau recule de -9%, impacté par la baisse des redevances d'infrastructures du fait de la réduction de l'offre de transport. Le chiffre d’affaires de SNCF Gares & Connexions est en baisse de -4% avec, en particulier, les redevances commerciales qui chutent de -31%.
  • La marge opérationnelle-EBITDA s’affiche à 2,0 Mds€ à fin 2020 (soit 6,6% du CA contre 15,9% à fin 2019) et voit sa baisse compensée par les économies générées par le plan de crise. L’impact de la crise sanitaire sur la marge opérationnelle-EBITDA atteint -5,4 Mds€ en 2020.

Néanmoins, le Groupe a démontré la résilience de son modèle, et sa capacité à amortir le choc, grâce à 5 atouts
complémentaires :

  • Le caractère diversifié de ses activités, qui amortit le choc de la crise et préserve des relais de croissance. Le chiffre d'affaires de Geodis est en croissance de +4,5% par rapport à 2019, avec notamment un second semestre record porté par les activités e-commerce de logistique contractuelle et le freight forwarding. Le Fret ferroviaire dans son ensemble a maintenu en moyenne plus de 85% de son plan de transport nominal, son chiffre d’affaires est en baisse de -12%. Les activités conventionnées font aussi preuve d'une certaine résistance, du fait de la volonté des Autorités Organisatrices (Régions ou agglomérations) de maintenir l’offre de services, permettant d’atténuer le choc de la crise. Les baisses de revenus sont maîtrisées chez TER (-4%) et Keolis (-8%).
  • Sa politique commerciale volontariste, qui a permis de soutenir la reprise de l’activité Voyageurs à chaque sortie de confinement. Ces redémarrages réussis soulignent la réactivité du Groupe et l'engouement intact des Français pour le train. À titre d'exemple, TGV a connu un rebond estival au sortir du 1er confinement avec un retour de 80% des passagers, après avoir atteint un « plus bas » aux mois d'avril et mai avec une fréquentation de 10%. De son côté, TER a lancé avec succès au mois de juin l'opération TER de France, sous l’égide de Régions de France, permettant aux Français de voyager à petit prix sur tout le réseau TER pendant l’été.
  • Son développement à l’international, marqué par des gains ou des renouvellements de contrats prometteurs. Keolis obtient au Royaume-Uni la prolongation de deux contrats à Londres : le réseau Southeastern et le métro automatique DLR. Keolis remporte également de nouveaux contrats au Danemark (bus électriques autour de Copenhague, bus au biocarburant dans le Nord et renouvellement d’Odense) et en Suède (Stockholm). Aux États-Unis, les contrats des réseaux ferroviaires des banlieues de Boston et de Washington DC sont prolongés. Enfin, le chiffre d’affaires de Geodis à l’international est en progression de plus de +8%, notamment en Asie et sur le continent américain.
  • Sa capacité à concrétiser, malgré la crise, des projets essentiels pour la croissance future des activités « mass transit » et ferroviaires. Ainsi, la signature d'un contrat d'exploitation et d'investissements pour la période 2020-2023 avec Île-de-France Mobilités (autorité organisatrice de la mobilité francilienne) marque la reconnaissance des compétences de SNCF en matière de mobilité en zone dense. Transilien est le 3ème réseau ferré régional le plus fréquenté au monde et le 1er hors Asie. Le lancement en juillet de l'offre OUIGO Paris-Lyon de centre à centre constitue également un événement majeur, en amont de l'arrivée de la concurrence sur l’axe.
  • Son rôle d’utilité publique à chaque étape de la crise au service de la solidarité nationale. Le Groupe a travaillé avec le gouvernement pour mettre en oeuvre sa stratégie sanitaire, en adaptant l’offre de transport aux besoins de déplacement. L’activité de transport de marchandises a assuré les transports alimentaires ou de produits nécessaires au bon fonctionnement du tissu économique stratégique. Geodis a mis en place des opérations pour répondre aux demandes de transports urgents (1 milliard de masques affrétés grâce à un pont aérien et maritime entre la Chine et la France), à un moment où les capacités de fret aérien étaient réduites. Le Groupe s’est également mobilisé pour la mise en place et la circulation de TGV médicalisés pour le transport de malades.

Le soutien de l’État et la mobilisation de SNCF pour réaliser un plan de crise et d’économies permettent de résister au choc et de restaurer la trajectoire financière du Groupe

SNCF bénéficie du soutien et de l'engagement des pouvoirs publics, qui ont fait du ferroviaire un impératif et une condition indispensable de la reprise économique. Le plan de soutien du secteur ferroviaire décidé par l’État de 4,7 Mds€ principalement au bénéfice du réseau ferroviaire, dont 4,05 Mds€ sous forme d’augmentation de capital de SNCF SA, s’ajoute à la reprise de dette de 35 Mds€ (25 Mds€ au 1er janvier 2020 et 10 Mds€ à venir en 2022). Cela démontre l’importance accordée par le Gouvernement au secteur des mobilités durables et place SNCF au coeur de la stratégie bas carbone de la France. Ce montant sera mis à profit pour assurer la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire. D'autres objectifs et actions sont attachés à ce soutien, notamment la relance du fret ferroviaire et la lutte contre les inégalités territoriales.

En complément, SNCF a engagé un ensemble de mesures d'économies additionnelles inédites destinées à limiter l'impact de la crise. Celles-ci incluent la réduction des frais de structure et de fonctionnement, le report ou l'abandon de certains projets et investissements non prioritaires et le pilotage de la trésorerie. Les mesures de réduction ont été guidées par une sanctuarisation des projets liés à la sécurité et à la régénération du réseau ferroviaire. Les projets liés au maintien en conditions opérationnelles des matériels roulants, des installations fixes et des systèmes d’information en particulier ont été préservés. À fin 2020, la combinaison de ces initiatives contribue à des économies ayant un impact favorable sur la trésorerie disponible du Groupe de 2,5 Mds€.

Dans la continuité de ces mesures, SNCF a lancé fin 2020 le projet d’une éventuelle cession d'Ermewa. La vente de cette filiale spécialisée dans la location de wagons et de conteneurs-citernes est étudiée après avoir été identifiée comme non-stratégique pour le Groupe.

L’ensemble de ces mesures a pour finalité de restaurer la trajectoire financière du Groupe et de lui permettre de confirmer les engagements financiers annoncés dans le cadre de la réforme ferroviaire de 2018 : cash-flow libre à l’équilibre dès 2022, dette nette / EBITDA inférieure ou égale à 6,0x en 2023 et FFO1 / Dette nette supérieur ou égal à 10% en 2022.

En dépit de ces perturbations, SNCF ne dévie pas de ses priorités en matière d’Emploi, et rappelle qu'aucun licenciement économique n'a été ou n'est envisagé. En 2020, le nombre de postes a baissé de 1%. Les prévisions 2021 tablent sur une réduction d'emploi inférieure à 2% en ce qui concerne les activités ferroviaires en France. Ces ajustements demeurent très limités. L’engagement en matière de recrutement reste intact. Et SNCF a même progressé dans le domaine de la mixité, en gagnant 10 points dans l'index d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (Pénicaud), passant de 78 à 88/100. Le Groupe SNCF se place parmi les tout premiers recruteurs français avec plus de 10 000 nouveaux collaborateurs en France en 2020 (dont 3 850 dans les métiers du ferroviaire) et près de 8 500 recrutements attendus en 2021 (dont 2 500 à 3 000 dans le ferroviaire), auxquels s'ajoutera l'accueil de 7 000 alternants.

L'engagement sociétal de SNCF a été amplifié en 2020. Ses performances ont été saluées par l’obtention de la note maximale A1+ auprès de l’agence de notation extra-financière Vigéo-Eiris qui évalue la performance environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises. Le Groupe SNCF est classé à la 5ème place des
entreprises les plus performantes au niveau mondial, tous secteurs confondus, parmi 4 879 sociétés et en première position du secteur « Tourisme et Transports » sur un panel de 20 entreprises européennes.

Malgré la forte dégradation de ses performances, le Groupe conserve des capacités financières robustes, qui lui permettent de garder la confiance de ses partenaires et de se projeter dans l’avenir.

Le résultat net part du Groupe s'établit à -3,0 Mds€, après prise en compte des effets liés à la crise sanitaire et à la grève de janvier.

En conséquence, le cash-flow libre est négatif de -2,8 Mds€ en lien direct notamment avec le retrait de la marge opérationnelle-EBITDA de -3,6 Mds€ par rapport à 2019. La dette nette du Groupe s’établit à -38,1 Mds€ au 31 décembre 2020, soit une réduction de 22,1 Mds€ par rapport à fin décembre 2019 (-60,3 Mds€). Cette variation s’explique par la reprise partielle de la dette de SNCF Réseau par l’État pour 25 Mds€, comme prévu dans le cadre de la réforme ferroviaire, et par le cash-flow-libre négatif de -2,8 Mds€ constaté en 2020.

En dépit de la dégradation de ses performances, le Groupe SNCF conserve sa solidité sur le plan financier grâce au plan de relance et aux nouvelles mesures décidées par l’Etat qui place le transport ferroviaire au coeur de la stratégie de décarbonation des transports et de développement de mobilités durables, ainsi qu’aux mesures d’économies mises en oeuvre par le Groupe. En témoignent les notations inchangées des agences Moody's (Aa3 / Perspective stable), S&P Global (AA- / A-1+ / Perspective négative) et Fitch Ratings (A+ / Perspective négative) publiées les 20 octobre, 21 octobre et 4 décembre 2020 respectivement.

Le Groupe peut donc se projeter vers l’avenir en s’appuyant sur des capacités de financement intactes, une trésorerie préservée de 6,3 Mds€ à mi-février 2021 et une ligne de crédit entièrement disponible de 3,5 Mds€. En 2020, SNCF SA en tant que nouvel émetteur de dette du Groupe SNCF a levé 6, 8 Mds€ sur les marchés, démontrant ainsi la confiance des investisseurs vis-à-vis du Groupe SNCF et de ses perspectives de développement.

Dès aujourd'hui, SNCF inscrit la transition écologique au coeur de sa stratégie RSE, dans le prolongement de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France

SNCF agit sur tous les fronts pour réduire l’empreinte environnementale de ses activités, valoriser les ressources de matière dans des démarches d’économie circulaire, diminuer les pressions exercées sur la biodiversité, augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique et réduire sa consommation en
démultipliant des pratiques telles que l'éco-conduite et l'éco-stationnement qui devraient permettre 8% et 12% d’économie sur sa facture énergétique par exemple.

Le Groupe se mobilise pour orienter les programmes de recherche « verts » et intégrer l'enjeu écologique dès la conception de ses installations et matériels. Les choix industriels et d'innovation de l'entreprise reflètent cet engagement.

Avec les constructeurs Alstom et Bombardier, et en partenariat avec les Régions, il a engagé un plan inédit et ambitieux de verdissement de ses trains diesel, qui prévoit le déploiement de TER hybride, à batterie ou à hydrogène. Dès 2021, le 1er TER hybride, dans lequel des batteries lithium-ion permettront de récupérer, stocker
et réutiliser l’énergie de freinage, fera ses premiers tours de roues et le bio-carburant à base de colza (B110) sera expérimenté. Le TGV M, dit TGV du futur, a également été repensé. Mis en service en 2024 à l’occasion des Jeux Olympiques, il réduira les consommations d’énergie de 20% et sera recyclable à 97 %.

Le Groupe accélère sa mutation ainsi que son développement pour répondre à son ambition de devenir le champion mondial de la mobilité durable.

Malgré une année 2020 perturbée et alors que 2021 s'annonce également comme un exercice compliqué, l'ambition de SNCF reste intacte : devenir d'ici 2030 un champion mondial de la mobilité durable des voyageurs et des marchandises, avec un coeur de métier ferroviaire et un pays de référence - la France. Celle-ci implique dès aujourd'hui une réponse à des enjeux de court et moyen termes : régularité TGV et TER à 95% en 2025, réduction des événements de sécurité remarquables et des accidents de travail, information voyageurs transformée, etc. Ces objectifs prioritaires sont couverts par les grands programmes industriels en faveur de l'amélioration de l'Information Voyageurs (FIRST), de la ponctualité (H:00) et de la sécurité (PRISME).

En France, certaines tendances observées en 2020, telles que le développement du télétravail, devraient être amenées à se pérenniser et devront être prises en compte dans la structuration de l'offre de mobilité voyageurs et marchandises. Les lignes de trains de nuit en France et en Europe vont être relancées. Ces changements constituent aussi des opportunités pour le Groupe, à condition d'accélérer la transformation de ses métiers vers le digital, d'ajuster son business model et de poursuivre son développement. Cela passera également par la mise en place d’une reconquête des volumes avec une politique tarifaire plus accessible, plus simple et plus lisible. Un effort dans le domaine commercial est d'ores et déjà initié. Un projet de refonte tarifaire du TGV est en cours d'élaboration pour proposer davantage de lisibilité aux voyageurs, tandis que de nouvelles offres d'abonnement « pro » ou télétravail, plus flexibles, devraient aussi faire leur apparition dans le courant de l'année. Un projet d’application unique, réunissant OUI.sncf et L’Assistant SNCF, sera également lancé.

Par ailleurs, SNCF répond à chaque mise en concurrence des activités ferroviaires de voyageurs en France, avec une attitude conquérante et met tout en oeuvre pour l’emporter. Chaque appel d'offres est l’occasion de faire valoir les atouts du Groupe : l'expertise de ses équipes, sa capacité d'innovation, l'agilité de ses offres.

À l’international, les objectifs de développement sont soutenus et sélectifs pour Keolis, notamment avec le gain de contrats majeurs et pour Geodis, avec les activités du e-commerce et le freight forwarding. En atteste l’acquisition récente de Pekaes par Geodis pour renforcer significativement sa présence en Pologne. Keolis et
Geodis, sociétés stratégiques, sont de véritables relais de croissance pour l’avenir et contribuent à la résilience et à la rentabilité du Groupe. L'année 2021 coïncide également avec le lancement d’une offre low price grande vitesse sur le marché domestique espagnol au printemps 2021 sous la marque OUIGO.

Ces enjeux s'appréhendent au regard de la stratégie de développement de SNCF, qui fait la part belle aux exigences de mobilité durable et de transition écologique, en cohérence avec les priorités inscrites au sein du plan de relance du gouvernement. Pour SNCF, le besoin de mobilité des personnes et des marchandises ne peut être dissocié de l'exigence de responsabilité, et cette vision irrigue tous les choix et orientations du Groupe.