Publié le

Le TER Hybride bientôt sur les rails

SNCF s’est associé avec Alstom pour le développement et la réalisation du premier TER Hybride en France, en partenariat avec les régions Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Une rame Régiolis Hybride circulera ainsi dès 2020 en phase d’essais avec pour objectif la réduction de 20 % de sa consommation énergétique.

Télécharger le communiqué de presse (Pdf, français, 218Ko)

 

Moins de moteurs diesel et plus de batteries ! Le TER Hybride se veut moins polluant, moins bruyant et moins coûteux. Son principal avantage est qu’il peut combiner de façon optimale plusieurs sources d’énergie en fonction des situations : alimentation électrique par caténaire, moteurs thermiques et énergie stockée dans les batteries. "Avoir très vite un premier train hybride était un challenge ambitieux voulu par tous les partenaires. Cela deviendra une réalité dès 2020 et c’est une étape qui marquera notre chemin vers le verdissement du parc ferroviaire" précise Pierre Izard, directeur général délégué Système et Technologies Ferroviaires SNCF. Cette expérimentation représente un investissement de 16,6 millions d’euros.

Une mise en service à court terme

Une fois les phases d’essais validées, une première rame circulera en service commercial courant 2021 pour valider en conditions réelles les fonctionnalités et les performances de la solution. Le déploiement en série est envisagé à partir de 2022. Conçu et produit sur le site de Reichshoffen, centre d’excellence Alstom pour les trains régionaux, le Régiolis Hybride s’inscrit dans la transition énergétique, au bénéfice de l’environnement. "Aucune autre solution ne permet à court terme sur le matériel en exploitation de tels gains : une réduction de 20% de l’énergie consommée et de l’émission des gaz à effet de serre", souligne Frank Lacroix, directeur général TER.

Récupérer et réutiliser l’énergie

Le principe d’hybridation de ces rames consiste à remplacer la moitié des moteurs diesel par des batteries lithium-ion de grande capacité. Celles-ci peuvent récupérer l’énergie de freinage du train (actuellement essentiellement dissipée sous forme de chaleur), la stocker puis la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train. Le TER Hybride apparaît ainsi comme un précurseur dans le programme de SNCF visant à long terme le remplacement complet de la traction thermique par des technologies à zéro émission de carbone comme l’hydrogène.

Le train, plus propre que la voiture

Le train reste l’un des modes de transport les plus propres : en moyenne, un train TER émet 30,7g de CO2/km, soit 5 fois moins que la voiture. Et l’usage du train à la place de la voiture permet d’éviter l’émission de 10 millions tCO2 chaque année. Mais SNCF poursuit son ambition d’améliorer sa performance énergétique de 20% et sa performance "carbone" (GES) de 25%. Un premier pas a déjà été franchi avec l’arrivée des trains du quotidien bimode, qui permettent d’alterner motorisation thermique sur les axes non électrifiés et le recours à l’alimentation électrique par caténaire quand elle est possible.