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Améliorer la qualité de l'air dans les gares

En Île-de-France, plusieurs expérimentations sont lancées afin d’améliorer la qualité de l’air dans nos gares. Tour d’horizon de ces innovations.

Les 1ᵉʳˢ tests ont commencé

La qualité de l’air est un enjeu de santé publique. Dans cette optique, nous avons entamé de nombreuses démarches pour l'améliorer dans les gares d’Île-de-France, en particulier dans les 7% d'entre elles (sur 380 gares) qui sont souterraines ou mixtes.  

Lancé depuis deux ans, ce projet est mené en collaboration avec Airparif, organisme de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. Le but ? Mesurer la qualité de l’air dans les gares souterraines franciliennes et déterminer l’ensemble des facteurs d'influence. Et par la suite, être en mesure d’apporter des solutions spécifiques et concrètes.

Des dispositifs de traitement de l’air innovants sont mis en place depuis le mois de mai 2019 dans une gare. En parallèle est testé un dispositif d’aspiration des particules à la source. L’objectif : évaluer l'efficacité de ces technologies tout au long de l’année et identifier les plus performantes.

Comment nous mesurons la qualité de l’air

Les résultats de nos tests sont régulièrement publiés en ligne et par conséquent à la disposition du public. Avec Airparif et l’Agence d’Essai Ferroviaire, dans toutes les  gares souterraines d’Île-de-France, nous avons mené des campagnes ciblées d’une durée de 2 à 3 semaines. Sachez par ailleurs que la qualité de l’air est mesurée tout au long de l’année dans 3 gares :

  • Magenta (RER E)
  • Avenue Foch (RER C)
  • Sevran-Beaudottes (RER B)

Consultez les résultats des campagnes de mesure

Nos trois modes d’action

Dans la lutte pour l’amélioration de  la qualité de l’air, nous poursuivons trois objectifs majeurs :

  • réduire à la source la quantité de particules fines émises
  • traiter l’air directement sur les quais
  • améliorer la ventilation dans les gares

Un « aspirateur à particules fines »

En collaboration avec l’entreprise Tallano Technologie, nous travaillons à la mise au point d’un dispositif capable d’aspirer les particules émises lors du freinage des trains. Des tests en laboratoire sont en cours de réalisation afin de valider le fonctionnement et mesurer la diminution des émissions : une réduction de 70% est en effet attendue. Au 2nd semestre 2019, une rame de RER C équipée de cet « aspirateur à particules fines » sera mise en circulation pour des essais de performance et d'endurance en conditions réelles.

Vidéo : L'aspirateur à particules, technologie Tallano testée par SNCF

Deux innovations pour traiter l’air

Sélectionnées à l’issue de l’appel à projets « Innovons pour l’air de nos stations » mis en place par la région Île-de-France, deux technologies sont expérimentées en 2019 dans la gare d’Avenue Foch (RER C):

  • en cours, une solution élaborée par Air Liquide, reposant sur une technologie d’« ionisation positive », qui consiste à charger électriquement les particules pour pouvoir les capter en formant des agrégats plus facilement récupérables
  • au second semestre, le système Terrao, conçu par la start-up Starklab, un système de filtration par voie humide : il aspire l’air pour le faire passer dans de l’eau et ainsi retenir les particules.

Mieux ventiler nos gares

Assurer une ventilation des gares contribue à améliorer la qualité de l’air. Des solutions à long terme pour remplacer les dispositifs de désenfumage existants  par des systèmes mixtes fonctionnant aussi bien en cas de départ de feu qu’en situation normale sont à l’étude. Les nouvelles gares de la ligne Éole (RER E) seront pourvues de ces moteurs mixtes de désenfumage/ventilation.

Nos TGV aussi concernés

Notre lutte contre la pollution de l’air ne se limite évidemment pas aux gares. Ainsi, les TGV du futur, conçus actuellement par Alstom, seront équipés d’un nouveau système de traitement de l’air intérieur. Celui-ci filtrera entre 3 et 4 fois plus de particules fines.