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Innovations et surveillance du réseau ferré

Le 5 novembre, SNCF a procédé à des tests de drones pour inspecter le viaduc ferroviaire de Roquemaure, entre Orange (Vaucluse) et Roquemaure (Gard), sur la ligne à grande vitesse Paris-Marseille. Une première dans le secteur ferroviaire. Cette expérimentation traduit la volonté de SNCF de participer à l’émergence d’une filière drone française. Si les tests sont concluants, les petits aéronefs pilotés à distance pourraient trouver là leur première application ferroviaire. Au delà des drones, TGV Laboratoires, partenariats avec les forces de l'ordre, hélicoptères, lasergrammétrie et même utilisation de drones sont des solutions permettant à l'entreprise ferrovaire d'être plus efficace sur un réseau extrêmement étendu. 

La SNCF teste des drones pour inspecter des ouvrages d'art

Le 5 novembre, SNCF a procédé à des tests de drones pour inspecter le viaduc ferroviaire de Roquemaure, entre Orange (Vaucluse) et Roquemaure (Gard), sur la ligne à grande vitesse Paris-Marseille. Une première dans le secteur ferroviaire. Cette expérimentation traduit la volonté de SNCF de participer à l’émergence d’une filière drone française. Si les tests sont concluants, les petits aéronefs pilotés à distance pourraient trouver là leur première application ferroviaire. Convaincue de l’apport bénéfique de cet outil pour l’ensemble des missions de surveillance du réseau ferré national, SNCF, en partenariat avec EDF qui est confrontée aux mêmes problématiques de surveillance de son réseau, a souhaité tester les capacités de plusieurs nouveaux opérateurs développant ces outils. L’objectif est, d’une part, de trouver des solutions techniques innovantes pour l’inspection d’un réseau - ferroviaire ou électrique - d’autre part, de favoriser le développement de l’utilisation industrielle du drone en étant un des acteurs, avec EDF, du développement d’une filière drone française, en synergie avec la DGAC.

Des drones pour surveiller le réseau ferroviaire dès l'an prochain

Le responsable SNCF du projet drone explique que l'appareil sera "piloté de l'extérieur, depuis une espèce de tour de contrôle, mais il n'a de sens que s'il est lié avec une présence humaine sur le terrain qu'on appelle du sol-air". "Il faudra que les agents de la surveillance générale, mais aussi la police et la gendarmerie soient au sol, en capacité de réagir immédiatement à toute détection faite par le drone", poursuit-il.
Il reste à définir les conditions d'utilisation et le périmètre de survol : "Où nous les ferons opérer, est-ce qu'ils opéreront au moment des gros départs, est-ce qu'ils opéreront sur les lignes TGV, TER ou RER... J'ai encore besoin des autorisations nécessaires", explique Stéphane Volant.

Retrouvez l'interview sur le site d'RTL

Innovation et recherche : un levier évident

Pour répondre aux défis du réseau ferroviaire aujourd'hui et demain, il faut développer une politique ambitieuse : 

  • développer des projets en partenariat avec la communauté scientifique (CEA, X, Mines, INSA...)
  • des "LAB" pour identifier de nouveaux concepts en s'appuyant sur des experts industriels internes et externes
  • des collaborations ouvertes à différents acteurs (start up, universités, industriels) autour d'un objectif et des intérêts partagés

En chiffres

  • 14 milions d'Euros de budget par an
  • 100 projets à date
  • 15 brevets en 2012, au moins autant pour 2013
  • 8 thèses en cours
  • 23 publications au prochain Congrès Mondial de la Recherche Ferroviaire 

La surveillance du réseau par des engins spécialisés

Depuis 2006, IRIS 320, une rame TGV dédiée à l’inspection des lignes à grande vitesse, parcourt 220.000km par an, avec une instrumentation spécifique pour surveiller la Voie, la Signalisation, la Caténaire, les Télécommunications (GSM-R). Elle réalise ses tournées en étant insérée dans le trafic commercial.

Après un an d’expérimentation, déploiement d'engins de surveillance automatisés de la voie courante sur le territoire national (engins type "Surveille"), dès janvier 2014, avec enregistrements vidéo haute définition et analyse automatique des écarts.

En 2012, SNCF a investi dans une société néerlandaise, Eurailscout, qui a développé une nouvelle technologie de surveillance des aiguillages par vidéo. Chaque rail, chaque aiguillage, chaque équipement est filmé, enregistré, et fait l’objet d’une analyse des écarts. L’industrialisation du procédé est prévue en 2014.

Vidéo : SNCF: ANALYSE ET CONTRÔLE DES RAILS PAR VIDEO

La surveillance du réseau par des trains commerciaux

Pour garder le maximum de sillons aux trains de voyageurs et de fret, SNCF Infra expérimente pour les trains commerciaux l'équipement de capteurs qui permettent de contrôler l’état de la voie et son évolution ainsi que ceux de ses constituants (traverses, ballast).

Le principe

  • des capteurs autonome en énergie et connectés sans fil sont installés sur les bogies (sans opération lourde),
  • une centrale d'acquisition et enregistrement de type PC
  • des modélisations avancées permettant d'analyser les données brutes,
  • un système d'analyse des données et d'aide à la décision permet d’identifier les évolutions des mesures pour mieux planifier les opérations d'entretien

Les technologies de surveillance en 3D : La lasergrammétrie

Pour surveiller l’ensemble du patrimoine ferroviaire, notamment le suivi des ouvrages d’art et des ouvrages en terre difficiles d’accès, SNCF Infra adapte la technique de lasergrammétrie (scanner Laser dynamique). Cette technique de relevé géométrique en 3D permet de collecter rapidement des données de l’ensemble de l’environnement de l’infrastructure (parois rocheuses, tunnels, équipements de signalisation...). Elle permet, grâce aux volumes, à la rapidité et à la finesse des données, d’augmenter la qualité de surveillance de l’infrastructure tout en réduisant l’empreinte capacitaire des moyens de surveillance.

Avantages :

  • mesure de l’environnement jusqu’à 100km/h
  • insertion dans les sillons de circulations
  • préparation simplifiée car peu d’interaction avec les circulations
  • plus de 200 km de voies mesurées par jour

Demain, surveiller le réseau depuis le ciel avec les drones

Depuis 2005, les équipes de SNCF Infra suivent avec attention les avancées en matière de drone. À partir de 2011, SNCF Infra a multiplié les partenariats avec les professionnels du sujet et aussi avec EDF avec qui elle collabore de façon étroite depuis octobre 2012. (EDF comme SNCF Infra est intéressée par les drones pour la surveillance de ses barrages, lignes haute tension, éoliennes, etc). SNCF Infra s’est dotée d’un drone de la société Helipseen janvier, avec lequel des tests sont actuellement réalisés.

La SNCF teste des drones pour surveiller le réseau ferroviaire

Réputée pour son conservatisme, la SNCF se lance dans une véritable politique d’innovation. Parmi les nouveautés prévues dans les mois et les années à venir, l’expérimentation de drones. Leurs missions ? Éviter le vol des câbles sur les voies ferroviaires qui sont une des causes principales des retards des trains. Cette infraction coûte environ 30 millions d’euros chaque année à Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire des infrastructures ferroviaires.

Lire l'article Ouest-France

La SNCF teste les drones pour surveiller son réseau

Infographie - Pour prévenir le vol de câbles sur le réseau ferroviaire, SNCF et RFF vont recourir aux avions téléguidés, moins chers que les opérations de surveillance confiées aux patrouilles d'hélicoptères. Après les patrouilles d'hélicoptères de la gendarmerie pour prévenir le vol de câbles sur le réseau ferroviaire, la SNCF teste actuellement l'utilisation de drones, ces petits appareils téléguidés depuis le sol pour repérer les éventuelles malveillances. " ERDF le fait déjà, explique Sophie Boissard, directrice générale déléguée en charge de la stratégie et du développement à la SNCF. Nous devons désormais passer à la phase industrielle pour pouvoir les utiliser. C'est assez complexe. Nous devons demander à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de créer des couloirs aériens pour nous autoriser à les faire circuler ".

Lire l'article du Figaro

Lutte contre les vols de métaux

Bilan du plan "3-3-3" (= 3 actions, dans 3 régions, sur 3 mois) :

  1. Une semaine par mois, de mars à mai 2013, les moyens de lutte contre les vols de métaux ont été renforcés dans trois régions sensibles : moyens techniques (dispositif SEZAM, alarmes mobiles…), contrôles des agents de la sûreté ferroviaire (renfort de l’UNIR…) et partenariats (ferrailleurs, transfrontaliers…). Trois zones cibles : Nord Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées, Seine-Saint-Denis.
  2. Ces opérations ont permis une baisse significative des vols de métaux dans ces zones. Certaines opérations se sont tenues à un niveau international, notamment dans le Nord Pas-de-Calais avec la SNCB (opérateur ferroviaire belge). Au niveau institutionnel, des rencontres et échanges entre SNCF et ses partenaires, principalement dans les départements les plus touchés, ont été organisés. Du matériel de détection et de surveillance a également été testé dans le cadre de ce plan.

Quelques chiffres :

  • un préjudice estimé à 50 millions € et plus de 350 000 heures de retard (chiffres 2012)
  • 138 individus interpellés en 2013 (+122%)
  • 18% des vols constatés concernent l’IDF

Point presse : lancement du programme Vigirail

Communiqué de presse

Publié le 08 octobre 2013 à 12h05

Suite au tragique accident de Brétigny sur Orge du vendredi 12 juillet dernier, SNCF et RFF lancent le programme Vigirail sur la sécurisation de la maintenance du réseau ferroviaire.