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Nouveau cap pour le déploiement de la fabrication additive

Un nouveau cap a été franchi pour le déploiement de la fabrication additive chez SNCF : l’installation réussie sur rame d’un support d’amortisseur anti-gîte, fabriqué par le procédé Selective Laser Melting (SLM).

Le développement de ce support a été fait dans le cadre du Projet national fabrication additive initié et porté par l’Ingénierie du Matériel, avec le concours des clusters ingénierie, de l’Agence d'Essai Ferroviaire, du Centre d’Ingénierie du Matériel et du Centre de Logistique Industrielle.

La pièce métallique, montée pour une durée minimale de 9 mois, est actuellement testée en service commercial.

Une technologie agile, rapide et verte

La fabrication additive est l’équivalent industriel de l’impression 3D grand public. Son objectif : optimiser l’approvisionnement des pièces et, surtout, éviter la rupture de stocks, synonyme d’immobilisation du matériel.

C’est une révolution dans la conception même de la fabrication : pour créer un objet, on n’enlève plus de la matière, on en ajoute. Et ce changement de paradigme permet de résoudre le dilemme de toute fabrication : parvenir à allier économies d’échelle et flexibilité.

En rendant possible et rapide la fabrication et la personnalisation de n’importe quelle pièce à partir d’un simple fichier numérique, la fabrication additive permet de réduire les coûts, les délais et les stocks.  

Vidéo : Fabrication additive à la Direction du Matériel SNCF

Chiffres clés :

  • En 2018 , 2 500 pièces obtenues par technologie additive (crochet, bride de transfo, boitier de protection électrique (TGV) …)
  • Une vingtaine d’articles fabriqués par technologie additive
  • 13 % en matériau métallique
  • Validation rapide des Ordre de Modifications (3 semaines contre 3 mois)
  • À terme, c’est 30 % de l’offre de maintenance proposée par la Direction du Matériel de SNCF qui pourrait être fabriquée en 3 D