Crédit photo en-tête de page : Rosa Parks

« PLANÈTE Voyages » : pour une mobilité plus écologique

Dans un contexte mêlant épidémie mondiale et urgence climatique, nous souhaitons plus que jamais réinventer la mobilité pour la rendre encore plus partagée, encore plus durable. Une démarche baptisée « Planète Voyages ».

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Au sein de SNCF Voyageurs, chaque direction conçoit et déploie une démarche environnementale : après «  Planète TER » présentée par TER en 2020, c’est au tour de « Planète Voyages » pour les trains de longue distance.

En complément, découvrez « Planète TER », la démarche miroir de TER

Numéro 1 sur le podium

Parmi tous les modes de transport longue distance, le train est sans conteste le plus respectueux de l’environnement : il ne pèse que 0,6 % des émissions carbone du secteur, avec 10% des voyageurs transportés. À titre de comparaison, voyager en TGV, c’est émettre 50 fois moins de CO2 qu’en voiture et 80 fois moins qu’en avion.

Choisir le train : agir pour la planète

Choisir le train : agir pour la planète

Comparaison des modes de transport sur un thermomètre, allant du vert (le moins émetteur) au rouge (le plus émetteur).

Émissions de CO2e par voyageur pour 1 km parcouru :

  • 1,7g : train INTERCITÉS / TGV INOUI / OUIGO (en vert)
  • 35g : Autocar longue distance (en vert)
  • 88g : voiture 2,2 passagers1 (jaune)
  • 141g : avion (orange)
  • 193g : voiture 1 personne (rouge)

Une stratégie nationale et européenne

Au niveau de l’État, la feuille de route est claire. Avec la stratégie Nationale Bas-Carbone, la France veut contribuer à lutter contre le dérèglement climatique. Une loi devrait interdire prochainement les vols domestiques quand une alternative en train en moins de 2h30 est possible.

En tant que transporteur, nous sommes contributeurs clé de la stratégie européenne de neutralité Carbone 2030 qui veut s’appuyer sur une forte hausse du trafic ferroviaire dans toute l’union européenne.

Mais cette contribution n’est possible que si on arrive à convaincre les Français qui ne prennent pas le train de changer leurs habitudes. En effet, une étude IFOP de juin 2020 montre qu’encore 66% des Français déclarent ne pas tenir compte de l’impact environnemental pour choisir leur mode de transport.

Chacun joue un rôle à son niveau

La mobilité durable c’est une question de choix de société, de modèle économique, mais c’est également une question d’engagement individuel. Le bilan carbone d’un Français est de 12 tonnes de CO2/an. Il faudrait le diminuer par 4 pour être dans la trajectoire de maitrise du réchauffement climatique.

Choisir de voyager en train, c’est levier majeur pour réduire son empreinte carbone. Notre objectif : vous aider à préférer le train plutôt que l’avion ou la voiture. Nous souhaitons attirer 15 millions de nouveaux passagers par an d’ici 2025 en les détournant de la voiture et de l’avion, soit 10 millions qui viendraient de la voiture et 5 de l’aérien. Une migration qui représente 640 kilos tonnes de CO2 évités.

  • 15 M

    de nouveaux passagers par an d’ici 2025

  • -20 %

    de consommation d’énergie de nos trains grande vitesse d’ici 2025

Diminuer notre empreinte carbone

Nous travaillons à réduire notre propre empreinte carbone en diminuant de 20% la consommation d’énergie de la traction d’ici 2025, tout en développant notre offre en France et en Europe. Pour y arriver, nous nous appuyons notamment sur deux démarches :

  • l’éco-conduite : 100% des conducteurs grande vitesse sont formés, en sachant que l’éco-conduite permet d’économiser jusqu’à 10% d’énergie sur un trajet

  • l’éco-stationnement : réduction de 7% de la consommation globale du système de climatisation d’une rame 

Éco-conception et économie circulaire

À l’occasion de jeux olympiques de 2024, nous préparons la mise en service du TGV M. Ce nouveau TGV sera plus léger, construit avec des matériaux plus respectueux de l’environnement, plus aérodynamique, modulable. Il pourra contenir plus de passagers, et l’air conditionné sera repensé. Il est éco-conçu : en effet, si le TGV actuel est recyclable à 92%, le TGV M le sera à 98%. L’objectif : réduire les consommations d’énergie de -20% et baisser de 32% les émissions de CO2 par voyageur.

Au-delà des nouveaux matériels, il s’agit également de réfléchir à la maintenance pour optimiser notre empreinte environnementale.  Il s’agit notamment d’identifier toutes les pièces qui ont un potentiel d’utilisation (moteurs, essieux, transformateurs...) pour les réviser et les remettre en circulation.

Le saviez-vous ? Nous recyclons 55 000 tonnes de matière par an.

Zéro déchet d’ici 2030

Dans la lignée de l’éco-conception et de la maintenance, nous mettons également en place le projet “zéro déchet non valorisé” à horizon 2030. En 2021, nous mettons en place plusieurs initiatives​​​ :

  • Réduire les déchets issus de la voiture, valoriser les déchets restants, supprimer le plastique à usage unique, collecter le verre d’ici fin 2021, collecter les biodéchets d’ici 2023 pour tous les trains qui proposent de la restauration à bord
  • Proposer le tri à bord sur l’ensemble de nos trains
  • Vous accompagner dans vos gestes de tri en proposant des contenants plus adaptés et en renforçant les passages de l’hôte de propreté qui permet une collecte différenciée.

Nombre de passagers constaté sur un trajet longue distance en France.

Source : ADEME - mai 2020. Comparaison des émissions de gaz à effet de serres (GES) exprimées en COéquivalent (CO2e) rapportées au voyageur.km pour le train TGV (consommation d'énergie de traction), avion court courrier et valeur moyenne voiture longue distance. Valeurs issues de la Base Carbone ADEME, dans le volet Données de l'article L1431.3 du code des transports - Information GES des prestations de transport.