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Louis la bienveillance

À gros projet, équipe conséquente. Louis Roma anime un pôle de 50 ingénieurs pour mener à bien le programme « RER Nouvelle Génération », dont le lancement est prévu pour 2021. Serein et sociable, il n’aime rien tant que fédérer ses collaborateurs dans le sprint final.

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C’est en pratiquant le rugby, discipline sportive où il a parfois joué le rôle de capitaine d’équipe ou même d’arbitre, que Louis Roma s’est forgé un rôle de leader. Son contact humain allié à ses connaissances techniques en font un chef d’équipe à même de pousser ses collaborateurs à se dépasser, toujours dans la bonne humeur.

Aux commandes depuis 2017 du projet de RER Nouvelle génération, cet ingénieur de formation s’attelle ainsi à diriger ses équipes avec passion et exigence. Sa devise : « il faut que ce soit bon du premier coup », ou « BPC », comme il aime à le répéter à ses équipes.

Des débuts en tant que freiniste

Louis a commencé sa carrière à la SNCF en tant qu’expert en freins, avant d’enchaîner les postes : responsable logistique et gestionnaire de moyens, puis responsable de tous les essais dérogatoires en France pour l’Agence d’Essai Ferroviaire (qui réalise divers tests sur tous les matériels roulants, de la conception à la maintenance). Ou, encore, patron de la maintenance de tous les trains au départ de Paris Austerlitz...

En 2014, Louis s’attaque à de plus gros projets tel le Régio2N pour TER, dont il a orchestré le suivi du programme durant 3 ans.

  • 2011

    Chef de projet entre la France et l’Espagne « TGV » espagnol AVE S100

  • 2014

    Chef de projet REGIO2N

  • 2017

    Chef de projet RER NG

La qualité avant tout

« On va affecter le quotidien de beaucoup de Franciliens. Partir d’une feuille blanche et parvenir en 4 ans et demi à mettre à disposition des clients un train en toute sécurité est un exploit, une course contre la montre, c’est un marathon parcouru à la vitesse d’un sprint. », s'enorgueillit-il.

Depuis qu’il a rejoint les équipes du RER NG, en 2017, Louis Roma cultive la même obsession, celle de la qualité. Sa mission principale est, en effet, de vérifier la conception du train et de s’assurer qu’il répond parfaitement à toutes les exigences du cahier des charges du client. Pour cela, Louis fait appel à des « contract managers », qui suivent l’application du contrat tout du long, et des juristes, car « il n’y a pas que la technique sur ce type de projet ».

Savoir gérer le stress

Pour être chef de projet sur le RER NG, il faut savoir supporter la pression. Soucieux de ne pas laisser ses équipes subir le stress lié aux plannings lourds et aux multiples étapes à passer, Louis Roma sait faire tampon entre les demandes exigeantes du client et les ingénieurs du CIM (Centre d’Ingénierie du Matériel) et du SLI (Soutien Logistique Intégrée).

Aussi à l’aise dans les ateliers de fabrication qu’avec ses équipes d’ingénieurs, il connaît bon nombre des opérateurs sur chaîne et sait tirer le meilleur de chacun pour obtenir un résultat. Toujours en ayant à cœur que ses équipes « prennent leur pied ».

Un vrai travail d’équipe

Le RER NG, matériel capacitaire de 6 ou 7 caisses, mesure au total 112 ou 130 mètres. Doté de tous les derniers équipements à la pointe, ce train délivrera en temps réel des milliers de données pour ainsi planifier une maintenance prédictive. Sa mise en circulation est prévue pour le deuxième semestre 2021 sur les lignes D et E du RER.

Pour tenir ces délais réduits, les équipes de la SNCF, d’Alstom, de Bombardier et d’Île-de-France Mobilités travaillent sur un même plateau dirigé par le responsable de Louis Roma, Franck Bourgeteau. Ce rapprochement des équipes permet de les dynamiser et de trouver plus facilement des solutions techniques afin de résoudre toutes les problématiques qui se présentent.

3 questions à Louis Roma

Quelle expérience vous a marqué ?

En fait, ce n’est pas une mais deux expériences qui m’ont marqué : je garde en mémoire l’inauguration officielle du lancement des circulations des trains à grande vitesse entre la France et l’Espagne et également, le travail d’organisation qui a gravité autour des essais du record du monde de vitesse de 2007.

Qu’est-ce que le digital a changé dans votre métier ?

On doit faire face à un flux d’informations quotidien beaucoup plus massif  qu’auparavant provenant des industriels, des technicentres de maintenance, de notre client Transilien, etc. Ça va très vite et cette contrainte colossale nécessite une responsabilisation totale de tous les acteurs du projet. Il faut donc se faire confiance et faire le tri entre ce qui est important et ce qui l’est moins pour ne laisser aucun problème sans solution.

Qu’est-ce qui vous rend fier dans votre travail ?

C’est de savoir que le produit de sortie de toute une équipe SNCF, facilitera au quotidien le déplacement de millions de Franciliens. Gros challenge tellement utile !