Crédit photo en-tête de page : SNCF Réseau

Comment SNCF Réseau agit pour la biodiversité

Favoriser la diversité biologique et préserver les espèces protégées, tels sont les objectifs de nos équipes de SNCF Réseau qui procèdent actuellement, suite à la construction de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, à la restauration de prairies humides dans la vallée de la Saône.

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Urbanisation, fragmentation des habitats, agriculture intensive, usages inadaptés… Les milieux humides sont aujourd’hui en danger en raison de la pression des activités humaines. Or, ces zones jouent un rôle capital dans le maintien d’une eau de qualité et constituent, également, des habitats pour de nombreuses espèces animales et végétales protégées. Voilà pourquoi notre groupe œuvre actuellement à la restauration d’une zone humide le long de la ligne à grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône.

Ainsi, nos équipes de SNCF Réseau, avec l’appui et l’expertise du Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne, procèdent actuellement à la coupe de 22 hectares de peupliers acquis par SNCF Réseau et situés sur le site de la Corne Jacquin (Côte d’Or).

Pourquoi ? Afin de restaurer les prairies humides qui existaient préalablement dans cette zone située à quelques centaines de mètres de la Saône.

Avant (août 2020) / Après (octobre 2020)

Pourquoi nous déboisons la peupleraie

Les peupliers, lors des périodes chaudes, pompent l’eau du milieu humide qui perd alors son rôle de réservoir. À l’inverse, en automne et en hiver, ces arbres ne supportent pas de conserver les pieds dans une eau trop abondante. La mise en place d’un système de drainage de peupleraie est alors nécessaire. Mais il modifie la structure des sols au détriment de la zone humide.

Restaurer les milieux naturels du Val de Saône

Les travaux, confiés aux entreprises locales Bongard Bazot et Fils (BBF) SA, EBS Transexfo et à l’entreprise d’insertion PROMUT, sont donc indispensables pour favoriser la biodiversité et restaurer les divers milieux naturels typiques du Val de Saône.

Ceux-ci se déroulent en deux temps :

  • L’abattage et le débardage des arbres, d’abord. L’évacuation des troncs est effectuée par camion au fur et à mesure de l’avancement du chantier.
  • Le rognage et le broyage, ensuite. Cette dernière étape vise à permettre l’installation d’une végétation de type prairie humide, afin d’éviter la repousse des souches et de niveler les sols en éliminant les petites branches et les racines restées.

Les travaux doivent durer jusqu’au mois de mars 2021. Le site de la Corne Jacquin sera ensuite géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne qui en deviendra propriétaire.

Des mesures pour limiter l’impact des travaux sur la zone humide

Situé à quelques centaines de mètres de la Saône et en zone inondable, le site présente une sensibilité élevée au phénomène de remontée de la nappe phréatique lorsque le sol est saturé en eau après de fortes pluies. Aussi, tout le long du chantier, nous apportons une vigilance particulière afin de limiter le risque de création d’ornières. Ainsi, nous avons mis en place une veille météorologique et des zones de circulation des engins, afin d’éviter la dégradation de la zone humide.

À l’issue des travaux, un suivi environnemental sera également réalisé sur 10 ans pour évaluer l’efficacité de l’ensemble des mesures prises et nous assurer de la réussite de la restauration de la zone humide.