Crédit photo en-tête de page : Yannick Brossard

Éco-pâturage : débroussailler comme des bêtes !

Plus économiques et respectueux de l’environnement que les méthodes de débroussaillage classiques, poneys, moutons, chèvres et vaches assurent l’entretien d’une partie des abords de nos voies.

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Mini-poneys, maxi rendement

Non loin de la gare de Magalas, près de Béziers dans l’Hérault, des poneys, plus précisément cinq mini-poneys, s'affairent à brouter les abords de nos voies. Ces débroussailleuses à crinière peuvent engloutir jusqu’à cinq kilos de végétation par jour. « C'est une technique de désherbage 100 % naturelle, sans aucun produit phytosanitaire », se réjouit Soune Serre, responsable communication de SNCF Réseau. « Par ailleurs, poursuit-elle, le piétinement des troupeaux, les espèces qu'ils consomment et leurs déjections enrichissent les sols et sont favorables à la biodiversité. »

Ces poneys gloutons, choisis en fonction des spécificités de nos sites (type de végétation, relief, etc.), sont capables d’arracher les plantes invasives en profondeur et de retarder ainsi la repousse des espèces exotiques envahissantes. D’autres sites ont recours à l’éco-pâturage dans la région. C’est par exemple le cas à Bédarieux, où nos petits équidés ont brouté trois hectares de végétation en un mois et demi.

5 kg

de végétation peuvent être mangés par un poney en une journée

Le mouton breton contre la renouée du Japon

L’insatiable appétit du mouton d’Ouessant est également la garantie d’une meilleure visibilité pour nos conducteurs et nos agents de maintenance travaillant aux abords des voies.

Ce petit ovin breton est en effet capable de dévorer d’impressionnantes quantités de renouée du Japon, une plante exotique, en partie responsable de l’érosion de la biodiversité et envahissant les abords des voies à partir du printemps.

Ces moutons qui roulent pour la SNCF

À Dijon, nos équipes de SNCF Réseau connaissent depuis longtemps le potentiel de ces débroussailleuses écologiques. Raison pour laquelle nos agents ont fait appel aux bergers de la société Ecozone. Depuis, les riverains ne s’étonnent plus de voir un troupeau d’Ouessant brouter aux abords de voies en plein centre-ville.

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Moins d’herbicides, plus de bêtes

Moutons d’Ouessant donc, poneys, mais aussi chèvres de Lorraine et vaches des Highlands… de nombreuses expérimentations ont déjà été menées sur notre réseau. Le retour à cette méthode ancestrale, longtemps délaissée au profit des herbicides et du fauchage mécanique, s’effectue en collaboration avec des éleveurs locaux, des associations et des prestataires spécialisés dans l’éco-pâturage.

Une méthode non seulement plus durable mais également moins coûteuse : 30% moins chère en moyenne. En effet, les ruminants sont bien plus à l’aise sur des talus escarpés difficiles d’accès que des machines ou des hommes.

À la SNCF, des initiatives complètement chèvres

À la SNCF, des initiatives complètement chèvres

DÉBROUSSAILLER, POURQUOI ?

L’entretien des voies vise à garantir la meilleure visibilité possible pour les conducteurs et les agents intervenant sur le terrain, à limiter l’impact de la végétation sur la circulation des trains (chute d’arbres, de branches, de feuilles, etc.), à permettre aux secours, aux forces de l’ordre et aux voyageurs de se déplacer rapidement en cas d’incident, à éviter la divagation des animaux sauvages mais aussi à lutter contre les plantes invasives.

Sur l’illustration, on voit un TGV qui avance sur des rails. De chaque côté des voies, on raconte l’éco-pâturage en quelques chiffres clés :

  • 14 000m2 soit près de 2 terrains de foot, c’est la surface moyenne d’un site en éco-pâturage
  • 76% des expérimentations sont réalisées aux abords des lignes les plus fréquentées
  • 220 jours en moyenne par an, c’est le temps que passent les ruminants à brouter
  • 67% des expérimentations ont lieu en zone urbaine
  • 30% moins cher en moyenne que les méthodes classiques

Des vaches poilues sur les talus

Sur le triangle de Saint-Germain-des-Fossé, dans l’Allier, ce sont des vaches au poil long, tout droit sorties des Highlands écossais, qui ont brouté pour la SNCF en association avec un éleveur local adepte des circuits courts.

Des chèvres rustiques au caractère unique

Aux abords de la gare de Belleville, en Meurthe-et-Moselle, la SNCF a fait paître des chèvres de Lorraine et ainsi contribué à préserver une espèce locale et rustique, un rien bucolique, en collaboration avec l’Association des Amis de la chèvre de Lorraine.

Des moutons au cœur de Dijon

À Dijon, c’est en plein centre-ville que des moutons d’Ouessant, espèce qui a failli disparaître il y a quelques années, se sont attaqués à la renouée du Japon, une plante qui colonise les emprises ferroviaires.

Zoom sur les avantages de l'éco-pâturage

  • moins de nuisances sonores
  • plus de liens avec les riverains
  • respect de la faune et de la flore
  • meilleure efficacité contre les plantes invasives

Débroussailler, pourquoi ?

L’entretien de nos voies vise à  :

  • garantir la meilleure visibilité possible pour nos conducteurs et nos agents intervenant sur le terrain
  • limiter l’impact de la végétation sur la circulation des trains (chutes d’arbres, de branches, de feuilles, etc.)
  • permettre aux secours, aux forces de l’ordre et aux voyageurs de se déplacer rapidement en cas d’incident
  • éviter la divagation des animaux sauvages
  • lutter contre les plantes invasives

Sachez également que l'éco-pâturage s’inscrit dans le cadre de notre politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui vise à réduire notre empreinte écologique et à consolider nos atouts environnementaux. En 10 ans, SNCF Réseau a réduit de 60% le volume de produits phytosanitaires répandus sur le réseau.

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