Écopâturage : on peut compter sur les moutons !

Plus économiques et respectueux de l’environnement que les méthodes de débroussaillage classiques, moutons, chèvres, vaches et autres herbivores assurent l’entretien d’une partie des abords de nos voies.

Le mouton breton contre la renouée du Japon

Vous l’ignorez peut-être, mais la gloutonnerie du mouton d’Ouessant est gage d’une plus grande sécurité pour vos voyages en train… Ce petit ovin breton est en effet capable de dévorer d’impressionnantes quantités de renouée du Japon, une plante exotique, en partie responsable de l’érosion de la biodiversité et envahissant les abords des voies à partir du printemps. L’insatiable appétit du Ouessant ? C’est la garantie d’une meilleure visibilité pour nos conducteurs et nos agents.

Vidéo : Ces moutons qui roulent pour la SNCF

À Dijon, nos équipes de SNCF Réseau connaissent depuis longtemps le potentiel de ces débroussailleuses écologiques. Raison pour laquelle nos agents ont fait appel aux bergers de la société Ecozone. Depuis, les riverains ne s’étonnent plus de voir un troupeau d’Ouessant brouter aux abords de voies en plein centre-ville.

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Des tondeuses écologiques tout terrain

Moutons d’Ouessant donc, mais aussi chèvres de Lorraine, vaches des Highlands écossais et même poneys… Actuellement, nous menons plus d’une cinquantaine d’expérimentations sur notre réseau. Le retour à cette méthode ancestrale, longtemps délaissée au profit des herbicides et du fauchage mécanique, s’effectue en collaboration avec des éleveurs locaux, des associations et des prestataires spécialisés dans l’écopâturage.

Une méthode non seulement plus durable mais également moins coûteuse : 30% moins chère en moyenne. En effet, les ruminants sont bien plus à l’aise sur des talus escarpés difficiles d’accès que des machines ou des hommes.

À la SNCF, des initiatives complètement chèvres

À la SNCF, des initiatives complètement chèvres

DÉBROUSSAILLER, POURQUOI ?

L’entretien des voies vise à garantir la meilleure visibilité possible pour les conducteurs et les agents intervenant sur le terrain, à limiter l’impact de la végétation sur la circulation des trains (chute d’arbres, de branches, de feuilles, etc.), à permettre aux secours, aux forces de l’ordre et aux voyageurs de se déplacer rapidement en cas d’incident, à éviter la divagation des animaux sauvages mais aussi à lutter contre les plantes invasives.

Sur l’illustration, on voit un TGV qui avance sur des rails. De chaque côté des voies, on raconte l’écopâturage en quelques chiffres clés :

  • 14 000m2 soit près de 2 terrains de foot, c’est la surface moyenne d’un site en écopâturage
  • 76% des expérimentations sont réalisées aux abords des lignes les plus fréquentées
  • 220 jours en moyenne par an, c’est le temps que passent les ruminants à brouter
  • 67% des expérimentations ont lieu en zone urbaine
  • 30% moins cher en moyenne que les méthodes classiques

Des vaches poilues sur les talus

Sur le triangle de Saint-Germain-des-Fossé, dans l’Allier, ce sont des vaches au poil long, tout droit sorties des highlands écossais, qui broutent pour la SNCF en association avec un éleveur local adepte des circuits courts.

Des chèvres rustiques au caractère unique

Aux abords de la gare de Belleville, en Meurthe-et-Moselle, la SNCF fait paître des chèvres de Lorraine et contribue à préserver une espèce locale et rustique, un rien bucolique, en collaboration avec l’Association des Amis de la chèvre de Lorraine.

Des moutons au cœur de Dijon

À Dijon, c’est en plein centre-ville que des moutons d’Ouessant, espèce qui a failli disparaître il y a quelques années, s’attaquent à la renouée du Japon, une plante qui colonise les emprises ferroviaires.

Zoom sur les avantages de l’écopâturage

  • moins de nuisances sonores
  • plus de liens avec les riverains
  • respect de la faune et de la flore
  • meilleure efficacité contre les plantes invasives