Crédit photo en-tête de page : Seb Godefroy

Et vous, vous êtes fier de prendre le train ?

Limiter l’empreinte carbone de ses déplacements est aussi source de fierté. À travers le « tågskryt », ou « train-bragging », en anglais, de plus en plus de voyageurs mettent ainsi en avant leur choix de prendre le train pour voyager, y compris au-delà de nos frontières.

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Record du nombre de voyageurs, nouvelles lignes de trains de nuit, mode du slow travel… À l’heure de l’urgence climatique, les voyages en train, plus écologiques, sont ainsi de plus en plus valorisés.

C’est ce qu’illustre le « tågskryt », un phénomène venu de Suède, comme, il y a quelques années, le « flygskam », soit la honte de prendre l’avion. Il consiste à revendiquer fièrement sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Instagram, son choix du train comme moyen de déplacement.

Les jeunes ont un train d’avance

Sensibilisée aux questions climatiques, la jeunesse préfère ainsi de plus en plus le train aux autres modes de transport. D’après une enquête d’opinion menée par la Fondation Jean Jaurès sur le rapport des Français à l’avion, parmi les 18-24 ans, ils sont 27% à citer le souci de l’environnement comme principale raison pour renoncer au mode aérien.

Pour rappel, le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre. Pour voyager entre Paris et Barcelone, par exemple, un TGV consomme 2,6 kg CO2e1, contre 191 CO2e pour un avion, d’après le simulateur de l’Ademe.

Consultez l’étude de la Fondation Jean Jaurès

Testez le simulateur de l’Ademe

Des voyageurs en train applaudis

Des militants de Greenpeace ont accueilli des voyageurs à la Gare de Lyon, à Paris, avec des hourras, pour saluer leur choix du train comme moyen de transport.

Une standing ovation un peu particulière

1 Le dérèglement climatique actuel est une conséquence de nos émissions importantes de différents gaz à effet de serre. Nous pouvons mesurer ces émissions avec un indice simple : les kilogrammes d'équivalent CO2 (kgCO2e). Cette mesure métrique est utilisée pour comparer les émissions de divers gaz à effet de serre sur la base de leur potentiel de réchauffement global, en convertissant les quantités des divers gaz émis en la quantité équivalente de dioxyde de carbone ayant le même potentiel de réchauffement planétaire.