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SNCF
Il était une fois l'Orient Express...
BREVE - SNCF
Publié le 22/11/2013 à 16h41

En 1976, à l’occasion du centenaire des Wagons-lits, Jean des Cars publiait « Sleeping story », sur cent ans de voyages et d’aventures. Voici ce qu’il écrivait sur l’Orient-Express.
« Affairés, empressés, les valets en livrée portent des bagages sous l’œil du conducteur galonné d’or. Pendant que l’orchestre joue, des diplomates en redingote, des politiciens qui serrent des mains et des ingénieurs admiratifs contemplent ce qui depuis le début de la soirée attire la foule des curieux. Nous sommes le jeudi 4 octobre 1883. Le long d’un quai de la gare de Strasbourg – qui s’appellera plus tard la gare de l’Est-, « il » est là. Derrière la machine et le tender, deux wagons-lits, un wagon-restaurant et deux fourgons à bagages composent le premier Train Express d’Orient. Le premier des grands express. Le premier train de luxe. Le premier palace du rail.
Il va être 7h30 du soir. Les portières sont refermées. Les voyageurs, des hommes uniquement, découvrent l’univers qu’ils vont partager pendant – en principe – quatre-vingts heures, le temps de rallier Paris à Constantinople.
Les longues voitures – elles mesurent dix-sept mètres et demi – sont en bois de teck, chauffées à la vapeur, brillamment éclairées au gaz, largement aérées, et, note un témoin, « aussi confortables qu’un riche appartement de Paris ». Dans des jets de vapeur, ce train historique part. Sur le quai, parmi ceux qui restent, on trouve quelques sceptiques. « C’est une folie ! Les Balkans ne sont pas sûrs… ». Pour certains, aller de Paris à Constantinople est aussi insensé que de prétendre aller dans la lune. C’est au wagon-restaurant que les voyageurs vont faire connaissance. Glissons-nous parmi ces privilégiés » (….)

Jean des Cars