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Le train en France depuis 1827

Depuis la première ligne de chemin de fer en 1827, le train a connu péripéties humaines, défis technologiques, révolutions culturelles... Découvrez l'histoire du train et de ceux qui le font.



  1. ...
  2. 1922
  3. 1930
  4. 1933
  5. 1934
  6. 1937
  7. 1938
  8. ...

1934

LA CONCURRENCE DES MOYENS DE TRANSPORTS,
LA MISE EN PLACE DU CODE « VERLANT »

Le chemin de fer est désormais concurrencé par d’autres moyens de transport. L’Etat crée en 1934 un comité rail-route avant de mettre en place une première réglementation l’année suivante.
Il décide de « coordonner » les transports : 10 000 km de lignes du service omnibus seront supprimées en quarante ans, le service voyageurs étant remplacé par un service autocar.
Une commission présidée par Eugène Verlant, directeur de l’exploitation du PLM, élabore un projet de remaniement complet de la signalisation, afin d'unifier les signaux des différentes compagnies de chemins de fer. Le code « Verlant », mis en place en 1934, prévoit que chaque signal mécanique aura sa silhouette : carré, disque, triangle ou rectangle. Il impose les couleurs en fonction de l’indication à donner : le vert indique la voie libre, le jaune, un avertissement ou un ralentissement, le rouge, l’arrêt.


1937

UN RÉSEAU UNIQUE SOUS LA RESPONSABILITÉ DE L’ÉTAT

Cent dix ans après l’ouverture de la première ligne de chemin de fer en France, le train permet d’assurer le développement économique du pays. Cependant, dès 1920, toutes les compagnies sont déficitaires. Leur dette globale s’élève à 37 milliards de francs en 1936. La seule solution est alors la nationalisation. Le 31 août 1937, une convention approuvée par un décret-loi prévoit la création de la SNCF, la Société nationale des chemins de fer français. Les cinq grandes compagnies fusionnent en un réseau unique sous la responsabilité de l’État, pour une durée prévue de 45 ans. Une fusion symbolisée par un logo où s’enchevêtrent les quatre lettres de l’acronyme.


1938

NAISSANCE DE LA SNCF

En application du décret-loi de 1937, la SNCF est officiellement créée le 1er janvier 1938. C’est une société anonyme d’économie mixte, dont l’État possède 51% du capital, les autres parts appartenant à des actionnaires privés comme le groupe Rothschild. La SNCF doit être gérée de façon industrielle et assurer des obligations de service public. Elle est organisée en 5 régions correspondant partiellement au réseau existant avant 1937 : Est, Nord, Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est. Le réseau français s’appuie alors sur 515 000 cheminots et dispose de 42 700 km de voies dont 8% sont électrifiées.


1939

SNCF ET LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Le chemin de fer a une forte importance stratégique sur le plan militaire : il transporte soldats et matériel militaire... après la fin des combats en juin 1940,  il est mis,  par la convention d'armistice, à la disposition pleine et entière du chef allemand des transports.

Il fait l’objet d'actions de résistance par les cheminots et par les organisations de résistants, notamment avec le "plan vert" lors du débarquement. Il est aussi utilisé par les nazis pour le  transport des déportés vers les camps de concentration et d'extermination.

A la fin du conflit, la SNCF doit assurer de nouveau sa mission sur l’ensemble du territoire national. Mais le réseau a perdu 20 % de l’ensemble de ses moyens. Par exemple, il ne reste que 6 000 locomotives à vapeur sur
18 000 en 1944... et il faut reconstruire le réseau très dévasté par la guerre.

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1946

LE PREMIER PLAN DE MODERNISATION ET D’ÉLECTRIFICATION

En 1946 est créé un commissariat au plan dans le cadre de la reconstruction. A partir de 1947, la SNCF met en vigueur cinq plans successifs pour la reconstruction de son réseau et sa modernisation. Le transport ferroviaire est considéré comme prioritaire pour le développement du potentiel économique.


Le premier plan couvre la période de 1947 à 1953. On prévoit la modernisation de l’axe de Paris à Lyon avec son électrification en 1 500 volts continu. Louis Armand fait aussi entreprendre les premiers essais, sur la ligne de Savoie, d’un courant industriel monophasé, plus économique et performant. On décide d’électrifier en courant alternatif monophasé l’artère industrielle du nord-est de la France entre Valenciennes et Thionville pour développer l’important trafic de charbon, de minerai de fer et de produits sidérurgiques.


1955

LA SNCF ÉLECTRIFIE LA LIGNE DE L’ARTÈRE NORD-EST EN 25 000 VOLTS ET ÉTABLIT UN NOUVEAU ET DOUBLE RECORD DE VITESSE

La SNCF porte désormais ses ambitions sur la conquête de trafics lourds et de masse pour le trafic marchandises.


Après la mise au point par l’ingénieur Louis Armand du courant alternatif en 50 périodes, la SNCF décide d’équiper la ligne du Nord-Est desservant les secteurs industriels du charbon et de la sidérurgie.
Ce « courant industriel » est plus économique que le courant 1 500 volts continu. Il sera retenu pour équiper l’ensemble des lignes à grande vitesse. La SNCF décide, en 1955, de tester des vitesses de l’ordre de 300 km/h,
Deux locomotives sont choisies, la CC 7107 et la BB 9004. Ces essais sont réalisés également sur la ligne des Landes.
Le 28 mars, la CC 7107 atteint 331 km/h, rejointe le 29 mars par la BB 9004 : c’est un double record du monde.