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Le train en France depuis 1827

Depuis la première ligne de chemin de fer en 1827, le train a connu péripéties humaines, défis technologiques, révolutions culturelles... Découvrez l'histoire du train et de ceux qui le font.



  1. ...
  2. 1967
  3. 1969
  4. 1974
  5. 1975
  6. 1981
  7. 1983
  8. ...

1969

LES DÉFIS TECHNOLOGIQUES

La SNCF prend livraison entre 1969 et 1975 de 74 locomotives CC 6500, pouvant circuler sous courant continu 1 500 volts. Elles développent 8 000 chevaux et assurent la remorque des trains sur les grands axes électrifiés des réseaux Sud-Ouest et Sud-Est.


Le train « Mistral », fleuron de la compagnie, qui porte le numéro 1 et circule entre Paris et Nice, reçoit 122 nouvelles voitures « Mistral 69 », livrées entre 1968 et 1974 ; 4 voitures bar sont équipées d’un secrétariat et d’un salon de coiffure, sans oublier les voitures restaurant et les voitures à restauration à la place.
Sur les lignes non électrifiées, on propose aussi l’utilisation de turbines à gaz, comme sur les hélicoptères. Ainsi apparaissent les rames automotrices turbotrains, aux accélérations rapides et aux vitesses commerciales maximales de 160 km/h, alliant confort et modernité.


1974

CRISE PÉTROLIÈRE, TRAIN ÉLECTRIQUE À GRANDE VITESSE, FIN DE LA TRACTION VAPEUR

Alors que le Turbotrain est un succès (inspiré de la technologie aérienne, il atteint 318 km/h le 8 décembre 1972, remportant le record du monde de vitesse en traction thermique), la crise pétrolière de 1973 modifie le choix de motorisation des futurs trains à grande vitesse.


Le président Georges Pompidou décide, le 6 mars 1974, la construction de la ligne nouvelle ferroviaire de Paris à Lyon, mais aussi de son équipement en traction électrique. La SNCF doit ainsi poursuivre ses études en mettant au point le captage du courant par caténaire. Cette décision permettra une économie annuelle de 150 000 tonnes de pétrole.

Le 31 mars, la locomotive à vapeur 141 R 73 du dépôt de Sarreguemines effectue un dernier trajet commercial. C’est la fin de la traction vapeur en France, après 142 ans de bons et loyaux services.


1975

LA RÉVOLUTION DU VOYAGE EN CORAIL, DESSINÉ PAR ROGER TALLON

La carrière des voitures Corail débute le 9 juin 1975, sur la relation Paris à Hendaye. Un an plus tard, on peut voyager en Corail à bord de 100 trains au départ de toutes les gares de Paris.


Entraînant la réforme des anciennes séries de voitures voyageurs, datant parfois d’avant la création de la SNCF, en 1938, la livraison des Corail permet d’équiper l’ensemble des trains rapides et express.

La SNCF arrête ses choix : d’une longueur de 26,40 m, blanc cassé avec un large bandeau gris, avec des portes d’accès rouge orangé comme le corail, les nouvelles voitures seront toutes équipées de climatisation et de bogies modernes, et pour majorité aménagées en disposition de couloir central pour les deux classes, suivant la conception du designer Roger Tallon.


1981

LE TGV BAT LE RECORD DU MONDE DE VITESSE : 380 KM/H

A 15h05, le jeudi 26 février 1981, à Pasilly dans l’Yonne, plus d’une centaine de journalistes attendent l’événement : la circulation à très grande vitesse de la rame TGV n° 16. Elle s’élance, atteint 340, 360, 370 puis 380 km/h à hauteur de Moulins-en-Tonnerois. Il est 15h41 : le record mondial de vitesse est battu.


Dimanche 27 septembre 1981, Paris, 6h30 : une foule inhabituelle envahit la gare de Lyon et converge vers la voie de départ du premier TGV commercial. Le train n° 807 part solennellement à 7h15 pour Lyon Perrache et 300 voyageurs vont circuler pour la première fois à 260 km/h. Ils seront plus d’un milliard 25 ans plus tard.

« Gagnez du temps sur le temps », la première campagne publicitaire est claire, en TGV on va plus vite qu’en avion et bien plus qu’en voiture. Le train va connaître un nouvel essor.

 


1983

CRÉATION DE L’ÉPIC SNCF

Le 31 décembre 1982, la convention de 1937 arrive à expiration.  SNCF devient un établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) le 1er janvier 1983. L’État devient l’unique actionnaire de l’entreprise, ce qui lui garantit une autonomie de fonctionnement.

En savoir plus sur l’ÉPIC SNCF


1987

SNCF LANCE UN NOUVEAU LABEL DE QUALITÉ POUR SES DESSERTES RÉGIONALES : LE TER, COMME TRANSPORT EXPRESS RÉGIONAL

En 1984 débute la décentralisation du transport au niveau régional, ainsi que les premières négociations entre la SNCF et les régions. L’objectif : signer des conventions pour les dessertes régionales. En 1987, alors que seules trois régions n’ont pas encore de convention avec l’entreprise nationale, la SNCF lance la marque TER – Transport Express Régional - accompagnée d’une charte.


Elle souhaite ainsi apporter aux dessertes que l’on appelait auparavant « omnibus », un label de qualité pour moderniser les transports régionaux, développer le trafic et valoriser le rôle de la SNCF et des régions.
La SNCF va appliquer progressivement le nouveau logo TER sur les matériels, les gares et les documents commerciaux. Elle propose également d’unifier les livrées des matériels souvent disparates, suivant les régions. La région a le choix entre quatre couleurs : rouge, vert, jaune ou bleu, et peut apposer son logo régional sur un emplacement déterminé. Avec la dénomination TER va disparaître un autre nom souvent utilisé dans le langage populaire des voyageurs des lignes secondaires empruntant un autorail : la « Micheline ». Désormais, sur les lignes régionales, on ne prend plus la Micheline mais on prend le TER !