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3 questions à
Isolde Pludermacher

Publié le 18 juin 2013 à 14:46

Isolde Pludermacher est conservatrice peinture au Musée d’Orsay. Elle répond à nos questions sur l'impressionnisme, l'idylle de ce mouvement avec le train et plus concrètement sur l'opération du train des Impressionnistes.


Pour beaucoup d’impressionnistes, le train a eu une importance considérable, pourquoi ?

Isolde Pludemacher : Le chemin de fer leur permet tout d’abord de circuler rapidement de Paris vers la banlieue et jusqu’en Normandie pour y installer leur chevalet et peindre en plein air. Les « trains de plaisir » permettent en effet l’essor du tourisme et d’une société de loisir très présente dans la peinture impressionniste. Si les impressionnistes inventent une nouvelle manière de peindre, ils s’intéressent aussi à de nouveaux sujets : la gare, le train et les ponts correspondent à leur goût pour la modernité. A la troisième exposition impressionniste de 1877, Monet présente ainsi huit vues de La gare Saint-Lazare et Caillebote une vue monumentale du Pont de l’Europe. Emile Zola, enthousiaste, encourage ces artistes à « trouver la poésie des gares ». Enfin, le voyage en train contribue à une nouvelle perception, plus instantanée, du paysage dont l’aspect fugitif est accentué par la vitesse. Le défilement des paysages a en outre certainement inspiré aux artistes de nouveaux cadrages.


Pour beaucoup d’impressionnistes, le train a eu une importance considérable, pourquoi ?

Le chemin de fer leur permet tout d’abord de circuler rapidement de Paris vers la banlieue et jusqu’en Normandie pour y installer leur chevalet et peindre en plein air. Les « trains de plaisir » permettent en effet l’essor du tourisme et d’une société de loisir très présente dans la peinture impressionniste. Si les impressionnistes inventent une nouvelle manière de peindre, ils s’intéressent aussi à de nouveaux sujets : la gare, le train et les ponts correspondent à leur goût pour la modernité. A la troisième exposition impressionniste de 1877, Monet présente ainsi huit vues de La gare Saint-Lazare et Caillebote une vue monumentale du Pont de l’Europe. Emile Zola, enthousiaste, encourage ces artistes à « trouver la poésie des gares ». Enfin, le voyage en train contribue à une nouvelle perception, plus instantanée, du paysage dont l’aspect fugitif est accentué par la vitesse. Le défilement des paysages a en outre certainement inspiré aux artistes de nouveaux cadrages.


A quoi va servir ce train ?

Isolde Pludermacher : Ce partenariat avec SNCF Transilien est important pour nous, car l’une des missions fondamentales de notre métier et l’une des vocations du Musée d’Orsay est d’ouvrir les portes de la connaissance à un public le plus large possible. La gratuité des collections permanentes et des expositions jusqu’à l’âge de 26 ans est un élément fort de la politique du musée d’Orsay en faveur du public. Montrer, dans un train qui relie Paris et la grande banlieue, des vues du musée d’Orsay et une sélection d’œuvres majeures qui y sont conservées permettra peut-être d’éveiller la curiosité d’un nouveau public.