Imprimer la page
Partager la page
RSS


SNCF récompense
le meilleur du polar

Créé le 29/05/2013 - Mis à jour le 30/05/2013

Les PRIX SNCF DU POLAR, récompensant le meilleur du roman, de la BD et du court-métrage, étaient remis hier soir à la Gaîté Lyrique. Une occasion de revenir sur une année riche en découvertes et en émotions mais aussi sur les raisons pour lesquelles les français développent une telle addiction au polar.


Affichage du fil :

SNCF
Dix polars à mettre dans votre valise cet été
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 8h52

Si vous en voulez encore après avoir lu tous les lauréats du PRIX SNCF DU POLAR. En effet, les polars se multiplient à l’étranger. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs.

L’arc-en-ciel de verre de James Lee Burke (Rivages)

Vous l’avez vu interprété par Tommy Lee Jones (Dans la brume électrique, 2009), mais il vous faut le lire : Dave Robicheaux est le grand personnage de James Lee Burke. Lequel est le plus beau représentant du « country noir », mêlant énigmes policières, intrigues politiques, littérature du Deep South. Ce dernier opus est un joyau.

(Trad. C. Mercier, 448 p, 22 €)

 

Djibouti d’Elmore Leonard (Rivages)

L’orfèvre du roman d’action et du dialogue juste revient sur le terrain de Dieu reconnaîtra les siens (2003) : la géopolitique. Djibouti est une histoire de pirates dans le golfe d’Aden, d’activistes d’Al-Qaïda, avec une équipe de documentaristes venus rencontrer des pirates modernes. Une surenchère dans les situations qui provoquent un hilarant roman d’aventure.

(Trad. J. Le Ray, 348 p, 21.50 €)

 

Elvis et la vertu de Frantz Delplanque

Rencontré en 2011 dans Du son sur les murs, il fait ici son come-back. Il, c’est Jon Ayaramandi, basque, soixante-neuf ans et trente-trois meurtres au compteur, juke-box vivant, et surtout tueur à gages à la retraite, qui va ici s’en prendre à un autre meurtrier en série. Provoquant, rythmé, tendre et cocasse. Delplanque est LA découverte française du moment.

(Le Seuil, 362 p, 19.50 €)

 

Road Tripes de Sébastien Gendron

Deux travailleurs qui, un beau matin, décident de fuir leur destin précaire. Et Gendron de nous embarquer dans un road-book de quatre mille kilomètres à travers l’hexagone, avec ce qu’il faut de vols de voitures, de braquages, et de courses-poursuite. Survitaminé, ce livre est aussi porté par un réalisme social qui ne le rend que plus efficace.

(Albin Michel, 285 p, 17 €)

 

Diable rouge de Joe R. Lansdale (Denoël) 

Hap Collins est un petit blanc, un démocrate aux idées plutôt progressistes et incorrigiblement paresseux. Leonard Pine est un mastodonte noir, homo, vétéran du Vietnam et républicain aux idées arrêtées. En réunissant ces deux enquêteurs du dimanche pour des enquêtes dans le Texas profond, Lansdale a crée la série la plus drôle du genre, dont voici le dernier opus.

(Trad. B. Blanc, 319 p, 19.90 €)

 

Boulevard de Bill Guttentag (Série Noire)

Que se passe-t-il à Hollywood Boulevard une fois que les stars sont allées faire la fête ailleurs ? Place au supermarché du sexe, avec ados, migrants et loosers. Casey, la jeune fugueuse cherche à survivre. Le flic Jimmy y cherche, lui, son propre fils. Boulevard est l’histoire d’une communauté d’ados livrés à eux-mêmes, dans le boulevard des mirages.

(Trad. C. Mercier, 337 p, 21.90 €)

 

Fantôme de Jo Nesbo (Série Noire)

Harry Hole, l’ancien de la police norvégienne, retrouve une ville d’Oslo où les trafiquants ont distribué plusieurs nouvelles donnes, changeant aussi les conditions de la corruption politico-mafieuse. Depuis l’inspecteur Rébus de Ian Rankin, on n’avait pas vu un personnage si miné par sa profession, sa propre morale, et… la mort.

(Trad. P. Doot, 560 p, 21 €) 

 

Vostok de Jean-Hugues Oppel (Rivages)

Des phrases qui claquent, des dialogues ciselés, des intrigues au cordeau : au silence depuis plusieurs années, Oppel signe son retour avec un polar mêlant espionnage et procédural. Aussi sec et efficace que son titre, ce court roman se déroule en Afrique, et mêle fonctionnaires onusiens et sbires d’une firme de minerai rare. Taillé sur mesure.

(256 p, 8.65 €)

 

Défense de tuer de Louise Penny (Actes Sud)

Virée dans les Cantons-de-l’est du Québec, en bordure du lac Massawippi, avec la quatrième apparition de l’inspecteur Armand Gamache. Qui se trouve en présence d’un mort, à l’endroit même om, il était venu fêter se vingt ans de mariage. Avec ses apparences de « whodunit » classique, un polar de Louise Penny est plus profond qu’il n’y paraît.

(Trad. M. Saint-Germain, 416 p, 23.50 €)

 

A chacun sa mort de Ross Macdonald (Gallmeister)

Macdonald (1915-1983) est considéré comme le premier héritier de Dashiell Hammett et de Raymond Chandler. Depuis l’an dernier, les éditions Gallmeister ont entrepris de retraduire intégralement les romans d’un auteur à redécouvrir illico. Voici une nouvelle intrigue du privé Lew Archer, vu à l’écran sous les traits de Paul Newman, dans les bas fonds de San Francisco durant les années 1950.

(Trad. J. Mailhos, 304 p, 10 €)

SNCF
Les PRIX SNCF DU POLAR adaptés au cinéma
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 8h57

La Chambre des morts est un film français réalisé par Alfred Lot en 2007, adaptation cinématographique du roman éponyme de Franck Thilliez, prix SNCF du polar 2007.

Voir la vidéo

"La Vie d'Adèle", le film d'Abdellatif Kechiche, Palme d'Or 2013 à Cannes, est adapté de la bande dessinée "Le Bleu est une couleur chaude". L'ouvrage avait reçu en 2011 le prix du public Polar-SNCF au Festival de la BD d'Angoulême.

Voir la vidéo

SNCF
Rappel des précédentes éditions
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h05

Plus grand prix des lecteurs français, le prix SNCF du Polar a certes changé et évolué au fil des ans, il n’en reste pas moins prisé. Il s’est élargi à la BD, au court-métrage et garantit à son lauréat un succès à son image : colossal. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on retrouve au palmarès pour lequel votent chaque année environ 10 000 lecteurs, de véritables maîtres du genre. Qu’ils soient français ou étrangers, c’est toujours des choix pointus, à l’image des votants, bons connaisseurs du secteur et auxquels on ne la fait pas. Petit mémo des lauréats des prix précédent à travers des interviews des auteurs, pour mieux découvrir l’épaisseur de leurs univers.

SNCF
Retrouvez l’interview de Christine Ferniot, coordinatrice du comité d’experts romans
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h08
SNCF
Pourquoi le polar est le genre préféré des français ?
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h18

Succès durable pour les séries policières, françaises ou américaines, à la télévision française, festivals du polar de Lyon ou de Villeneuve qui font carton plein, et romans noirs en tête des ventes… pas étonnant que 47% des voyageurs en train lisent en priorité des romans policiers et des polars. « Le roman policier est toujours une grande demande de la part des voyageurs », assure une vendeuse du Relay de la gare de Bordeaux Saint-Jean. Qui confirme au passage que les vainqueurs des prix de polars sont toujours de bonnes ventes, comme le prix du polar SNCF, généralement attendu et bien accueilli du public. En tête des ventes, les inépuisables américains type Harlan Coben ou Higgins Clark (mère et fille), mais aussi Stieg Larsson, Henning Mankell ou Jean-Claude Izzo et encore Michael Connelly. Les lecteurs les achètent les yeux fermés car ils sont attachés au style des auteurs, tout comme les SAS, dans un autre registre. Le polar est une tendance de fond de la littérature, qui survit à (presque) toutes les modes. Les français apprécient leur facilité de lecture, leur satire sociale, les personnages qui inspirent la sympathie ou la pitié. Le genre repose sur les histoires d’aventure, comme celles de Maurice Leblanc ou du Masque dans les années 20, popularisé par Exbrayat puis Simenon. Régulièrement, les titres les plus vendus sont adaptés au cinéma, ce qui ravive l’engouement pour un titre, comme en son temps les Rivières pourpres, de Jean-Christophe Grangé, ou Zulu, d’un auteur sud-africain très demandé actuellement, et dont l’adaptation vient d’être présentée en clôture du festival de Cannes. « Que de chemin parcouru explique Hubert Artus, critique littéraire et animateur de festivals. Il y a encore dix ans, il n’y avait que trois ou quatre éditeurs de polars en France. Aujourd’hui, ils sont au moins vingt ». Devant cette avalanche, les spécialistes invoquent une tradition littéraire française bien ancrée depuis la série noire. Il y a toujours eu en France des auteurs de niveau international. Même si la responsabilité du marketing en vogue dans les maisons d’édition n’est pas à exclure non plus dans les succès de librairie des polars actuellement. Les américains sont passés par là, les nordiques aussi, voilà venir les sud-africains, avant les allemands ou les espagnols.

Retrouvez l'émission consacrée au polar français dans Apostrophes présentée par Bernard Pivot

SNCF
Les chiffres clés du PRIX SNCF DU POLAR
BREVE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h22

 

19 000, c’est le nombre de votes recueillis pour l’édition 2013 du Prix SNCF du Polar

14 000, c’est le nombre de festivaliers venus frissonner à l’Espace Polar SNCF à Angoulême

1500, c’est le nombre de spectateurs venus découvrir la sélection de courts métrages SNCF lors du Festival International du Court-métrage de Clermont Ferrand

150 m2, c’est la surface du stand SNCF au Salon du livre de Paris en 2013

42, c’est le nombre de train du polar ayant circulé sur toute la France depuis février 2011

25 000, c’est le nombre de clients ayant pu vivre une expérience polar à bord de ces trains

Le POLAR SELON SNCF : UNE EXPÉRIENCE INÉDITE
DOSSIER DE PRESSE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h27

Il y a treize ans, SNCF entamait son voyage dans l’univers du noir avec la création du PRIX SNCF DU POLAR, consacré au roman policier.

Les lauréats du PRIX SNCF DU POLAR 2013 : LE 1ER PRIX DU PUBLIC EN FRANCE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - SNCF
Publié le 29/05/2013 à 9h33

Après une année riche en émotions, les PRIX SNCF DU POLAR ont été décernés mardi 28 mai à la Gaîté lyrique. Une cérémonie de remise des Prix présentée par Jean-Pierre Dionnet et Frédéric Ferrer, a eu lieu en présence des professionnels de la culture. Le PRIX SNCF DU POLAR étant avant tout un Prix du public, de nombreux votants étaient également au rendez-vous.

TWITTER Publié le 29/05/2013 à 09:37
TWITTER Publié le 29/05/2013 à 09:38
TWITTER Publié le 29/05/2013 à 09:39
Media externe
Prix SNCF du polar 2013 : Jérémie Guez pour "Dans les cordes"
ARTICLE DU 28/05/2013 - planete-polars.blog.leparisien.fr planete-polars.blog.leparisien.fr
Publié le 29/05/2013 à 9h46

Lors de cette cérémonie organisée au théâtre de la Gaîté Lyrique, le Prix du meilleur roman a été décerné à Jérémie Guez, 25 ans, pour "Dans les cordes" (La Tengo, 2012).

 

TWITTER Publié le 29/05/2013 à 10:55
TWITTER Publié le 29/05/2013 à 10:57
Media externe
Portrait : Jérémie Guez, le prix du Polar SNCF dragué par le cinéma
ARTICLE DU 29/05/2013 - www.francetv.fr www.francetv.fr
Publié le 30/05/2013 à 9h13

Le Prix SNCF du polar 2013, qui se revendique comme le premier prix des lecteurs en France, a été décerné dans la catégorie roman à Jérémie Guez pour "Balancé dans les cordes" (La Tengo), deuxième livre de ce jeune auteur de 25 ans après "Paris la nuit". Rencontre.